lundi 17 juin 2013

Vigilance orange, jusqu'à la dernière goutte à Ménigoute (79) - 1711.



Le 28 Juillet 1711, il pleut à grosses gouttes à Ménigoute !
Un orage terrible, de ceux que l'on mentionne dans les registres ! Le tonnerre gronde et tombe sur le clocher de la grande église des deux cotés !
Et pourtant aucun dégât !
Grâce à qui ? Grâce à quoi ?
Grâce à Dieu ? Eh non, pas du tout !
Grâce à Jean Tiolet le sacristain, qui n'écoutant que son courage et sa vigilance hors ange, imposant à sa prostate une discrétion citoyenne, monta tout en haut du clocher sans trébucher et éteignit le feu... avec son urine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Avait-il abusé du vin de messe ? Un miracle local l'avait-il changé en bière ? Ces détails appartiennent au secret de la confession. A ce qu'on dit, il le rendit  jusqu'à la dernière goutte et nul doute que le bon curé Bourceau n'en fut ni vert de rage ni rouge de honte et lui accorda illico l'absolution !

Dieu nous préserve de ses fléaux !




" Le 28ème jour de Juillet entre une et deux heures le tonnerre tomba sur le clocher de la grande église ota toutes les ardoises et découvrit l'église des deux coté du clocher sans pourtant rien bruler parce que le sacristain Jean Tiolet monta à la hauteur et estignit le feu avec son urine, dieu nous préserve de ses fléaux . Bourceau prêtre curé de Ménigoute."
AD 79 - Ménigoute BMS-1700-1711 vue 151 (1711)
Relevés GE86.

Violence conjugale à Liglet (86) - 1691


A Liglet, on n'a pas attendu les féministes pour tirer les sonnettes d'alarme !
En 1691, F. Bichier, le curé de la Paroisse mentionne Louis MONTEREAU dans son registre, espérant sans doute lui attirer la colère de Dieu. On peut supposer qu'il en parlat aussi à la messe.
Louis MONTEREAU vit à Journet. Il n'est sans doute pas tout jeune.
 Il frappe sa femme tant et tant  et depuis tant de temps, que la pauvre Marie BONNEAU épuisée, blessée, se réfugie enfin au village de Liglet chez son gendre, Pierre BIDEAU.
Elle y est depuis quelques jours, elle ne va pas bien, sa fille espère que les choses vont s'arranger. Mais il est trop tard. Le 12 Mars, il est temps d'appeler le curé. Marie lui confie qu'elle meurt des coups subits : des coups de genoux et des coups de bâton dans l'estomac. Les coups de son époux.
Il n'y a pas d'époque hélas pour la violence conjugale.
Il n'y a pas d'âge non plus.
La pauvre Marie BONNEAU avait soixante et quelques années...

vendredi 14 juin 2013

Le Juge, la Veuve et le Notaire - Mauprévoir An V - Centre Presse


Hier dans Centre Presse,
sont aujourd'hui sur le blog !

Mme Buissonnet s'inquiète. Aucune nouvelle de sa jeune soeur repartie pour  La Rochefoucauld. Elle finit par alerter les autorités.
Quelques semaines plus tard, sa vie bascule. Toutes les belles-mères vous le diront, il faut se méfier du gendre idéal. Buissonnet, notaire à Charroux, vingt-neuf ans, a l'aplomb du manipulateur. Il est bien avec sa femme, il est bien avec son beau-père et  il couche avec sa belle-sœur Hortense Mesnard, vingt ans. Pas de chance, celle-ci tombe enceinte. Buissonnet avertit son beau-père qui répudie sa fille.
Qu'à celà ne tienne, la veuve Duchalard de Mauprévoir, amie du mari volage se chargera de cacher Hortense, le temps qu’il faut. Ni vu, ni connu, tout se présente bien.
 Buissonnet reste à l’écart, la nuit du 27 Nivôse car tout ça lui est insupportable... Seule présente : la veuve Duchalard. Pourquoi  rappelle-t-elle si tard l’officier de santé venu dans la journée ? A-t-elle voulu précipiter les choses ? Elle le niera, affirmant que l'accident est dû à la position d’Hortense qui accouche debout. Possible mais difficile à croire. La jeune femme va mourir dans d’atroces souffrances,  sous les mains malhabiles qui forcent  la délivrance... Prolapsus complet, hémorragie massive, seule la mort la soulage.
La veuve est noire et n'a pas terminé son ouvrage. L’enfant, un garçon est vivant. La veille, la bonne de la maison, a accouché, elle aussi d’une fille. La Duchalard embarque les deux nouveaux-nés dans un vieux panier qu’elle dépose à Joussé à 8km, chez Pleuville, en  criant « champis ! » avant de s’enfuir dans la nuit. Le lendemain, on enterre Hortense sans plus de question.

On aurait pu en rester là. Seulement Pleuville n'est pas un très bon citoyen. Il abandonne ce panier trop garni, sous un ormeau du cimetière. Il gèle ce 17 janvier. Les nouveau-nés hurlent, on les entend enfin, l’enfant d’Hortense meurt sur le chemin de l’hospice.
Mauflatre, le juge chargé du dossier  a vite fait d'arriver à la Veuve Duchalard. On ordonne l'exhumation du cadavre. Les officiers de santé sont formels, les délabrements accusent. On interroge à peine Buissonnet. L'accusation se concentre sur la veuve. Inculpée de la mort d'Hortense des suites d’une manœuvre violente et de suppression d’enfant par exposition inhumaine Elle nie. La Cour Criminelle l’acquitte le 20 Floréal.
Obstiné, furieux, Mauflatre, la poursuit en correctionnelle pour exposition d'enfants. La veuve se défend bec et ongles, en appelle au droit constitutionnel : on ne peut la poursuivre pour les mêmes faits sans nouvel élément. Acquittée.
Machiavélique, la veuve Duchalard passe entre les mailles....
Opiniatre, le juge cherche la faille et enfin la trouve. La veuve Duchalard n'a pas déclaré les enfants à l'officier municipal avant de les exposer comme la loi l'y oblige.

Vaincue, la veuve est condamnée le 12 Messidor de l’An 5 à une peine de prison d’une décade. Une décade ? Environ dix jours du calendrier révolutionnaire. 

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Source Archives Départementales de la Vienne Série L Suppl 406

Les petites affaires criminelles de la Vienne. 

mercredi 12 juin 2013

Promenons nous dans les Bois de Doussay ! 1680


Me voilà partie par ce gris matin de juin à la chasse au loup !

Mon objectif, continuer la traque des victimes de loups dans la Vienne, et en établir la liste sous forme d'un tableau excel, suivant scrupuleusement le modèle utilisé par Monsieur Jean-Marc Moriceau qui fit il y a quelques semaines dans la RFG, un nouvel appel au peuple des généalogistes amateurs.
Commençons par le plus ancien des loups déjà répertorié dans les Archives Insolites de la Vienne. Pour une fois qu'elles servent à quelque chose, hein, mes 1358 curiosités !


Me voilà donc à Doussay, dans les bois. C'est Jean Baillargeau, qui est au menu d'un loup enragé le 12 Juin 1680. Il meurt des suites de ses blessures. Pour mes p'tites archives insolites, ça m'a suffit.
Mais Monsieur Moriceau lui, veut en savoir. Et l'âge de la victime, et sa filiation...
Essayons.
Sachant que les victimes sont bien souvent des jeunes ou des enfants, commençons donc par le registre 1668/1691.

Et c'est page 2, dans les bois de Doussay que Prinçaysse Lulu rencontra les Princes de Sérendip

On se méfie bien trop des loups et pas assez des princes !
                            

"Regarde Lulu un mariage d'orfelin !" me dit le premier en me toisant du haut de son cheval blanc.
Servatis Servandis. Kezako ? Pendant les cours de latin, quand je ne papotais pas avec ma voisine, je dessinais... mal, mais je dessinais. C'est malin.
Servatis servandis : "ayant vérifié ce qui doit être", nous dit le curé Rampillon qui devrait vérifier qu'il n'est plus autorisé à utiliser le latin dans les registres (il y a des édits visionnaires quant à l'avenir des langues mortes).
Jean L'Orfelin se marie avec Augustine Poitiers, ce sont deux pauvres enfants de cette paroisse ! Deux enfants exposés sans doute ! A répertorier !
Servatis servandis...
"Voyons, si on latine à tous les mariages !" me chuchote Sérendip le second du haut de son cheval blond. Quels charmeurs ces Sérendip !
Regarde page de gauche, Lulu ! Bonne pioche, non seulement on latine à Doussay mais on lutine !!



Charles de Nivard, ce pauvre gentilhomme Sieur de la Cherpantière se marie avec Françoise Geleaume sa servante ! Il lui a fait plusieurs enfants et veut satisfaire à sa conscience ! Il était temps !
Servatis servandis !



"Attends, attends, Lulu page de droite en bas, regarde !!!" me dit le troisième du haut de son cheval crème.
Des triplés ou des convertis ? Le 29 Juillet 1668, deux des enfants masles et une fille de Monsieur et Madame  de Chouppes furent nommés et oints en la chapelle de leur maison seigneuriale de Baudeau. François, Pierre et Louise avaient été au préalable baptisées.
Où quand, comment. Pourquoi pas d'indication de parrainage ?


"Au fait Lulu, tu ne devais pas juste chercher la filiation du p'tit Baillargeau mordu par un loup enragé ?" gronde tout à coup le criquet qui vient de se jucher sur le bout de mon nez !



Servatis, servandis.... Et ensuite seulement on s'occupera des triplés du couple Chouppes, me murmure gentiment la fée bleue !


jeudi 6 juin 2013

Le p'tit Echo de Cora N°4 - La preuve par l'archive.

Chris a profité de la pluie pour faire le beau temps dans les jardins de la Cataudière !
Les éléments de preuve qui manquaient jusqu'à présent aux généalogies en ligne, aux publications ont été retrouvés ! L'arbre de Cora comprend à ce jour 116 protagonistes... et une réponse à la question :

François Millet est-il l'oncle maternel de son épouse Cora Robinet ?

Démonstration par l'archive :

- L'acte de décès de Cora ( Le 2 Octobre 1890 à Saint-Benoit dans la Vienne) nous indique sa filiation : elle est la fille de Joachim Robinet et de Laure Millet.
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         - L'acte de mariage de François Millet et Cora Robinet (12 Juin 1823 à Paris) n'a pas encore livré tous ses secrets, ce sera chose faite fin juin après ma visite aux Archives Municipales de Paris. Néanmoins, la fiche récapitulative mentionne la filiation de François Millet : fils de Jacques Patrice Millet et Agathe Lebourg.
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- Le Premier mariage de François Millet avec Bonne Angélique Giroud  à Belle-Ile en Mer, le 21 décembre 1796, indique sa filiation. François, est le fils de Jacques Patrice Millet et Jeanne Eulalie Lebourg. Il est né à St Domingue le 10 Aout 1777, à Jérémie.

Agathe, Jeanne Eulalie, Jacques Patrice ? A quoi jouent ces prénoms ? 
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La filiation de la mère de Cora, Laure Millet nous est donnée par son mariage qui eut lieu à Nantes en 1795 le 27 octobre.  La mère de Cora se prénomme Agathe Eulalie Laure et est fille de Jacques Patrice Millet et de Jeanne Eulalie Lebourg.

Archives Départementales de Loire Atlantique

Coté Lebourg, Agathe est une coquetterie, ce prénom n'est pas mentionnée sur l'acte de naissance de Jeanne Eulalie. Mais ces fantaisies prénominales sont fréquentes. Elles brouillent les pistes.  
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Voilà la preuve par l'archive établie.
 Cora Robinet a bien épousé son oncle maternel, âgé de 22 ans de plus qu'elle. Leur vie, leur parcours, leurs enfants, les écrits de Cora montrent que ces deux-là se sont aimés toute leur vie.

 méritait bien un blog à part entière. Le voilà en ligne. 
Il va s'enrichir progressivement de fiches biographiques, photos d'actes, bibliographies, publications, bref de tous les éléments retrouvés. Complémentaire, il permettra à celui qui passe, en laissant un commentaire, d'apporter une contribution, d'y poser une question. 
 Cora a son jardin.
 Deux rédacteurs, Chris et moi.
  De Lulu à Cora,
Chris vous présente cette aventure avec talent et originalité.

Les lettres de Jeanne Eulalie Lebourg ne sont ni aux AD de Vendée, ni aux AD de Gironde, ni aux AD de Loire Atlantique. J'attends une réponse de Généalogie Caraïbes pour une piste éventuelle.
Pas encore de portrait mais bien mieux... Je vous raconterai ça bientôt, ici, j'espère.

Le p'tit Echo de Cora continue à paraître sur Lulu Archive une fois par semaine.
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Pour suivre les publications sur Twitter : #CoraMillet


jeudi 30 mai 2013

Les Loups de la Doubtière.


Pour Jocelyne.
Le jour où j'ai croisé Jocelyne, je jardinais dans la rue, ce qui ne m'arrive pas souvent, les jardins de sorcière tiennent à leur réputation. Les roses embaumaient, quelques mots échangés, Jocelyne en famille n'était pas là par hasard...
Sortilège ! De retour chez elle, elle me croise sur la toile, et poursuit sa promenade nostalgique par les chemins d'Availles qui mènent du petit cimetière de Prinçay au château de la Doubtière.

La Doubtière ! Jusqu'au XIXème siècle, c'est un rendez-vous de chasse.


 En 1875, Adolphe de Bessé achète la propriété et la transforme en un château douillet.



En 1881, comme l'indiquent les recensements, Adolphe Debessé 40 ans propriétaire et chef de famille, vit à la Doubtière avec Anathilde Faulcon son épouse, 37ans, et leurs deux enfants Gabriel 7 ans et Gontran 2ans. Deux domestiques sont à leur service, Auguste Marquet et Augustine Gobert.


Le p'tit Gontran est né à Availles, au château de la Doubtière, le 1er Juin 1880. Son papa ne le déclare à la mairie que le surlendemain, en présence du grand-père Jean-Louis Emery, 74 ans. 




 Gontran grandit, quelques années plus tard, il ajoute la tour à créneaux, dite de Torsay, qu'il fait transporter de Saint-Sauveur pierre par pierre.


Gontran de Bessé a une  passion dévorante : les loups ! Il en fait venir de Sibérie et les élève à la Doubtière. Au bout du parc, les murs de la "maison des loups" sont encore debout.


En 1904, à 24 ans, Gontran de Bessé devient membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest.
Gontran a-t-il écrit sur les loups ?
En 1914, la famille retrouve sa particule, Debessé, s'écrira désormais en deux mots. 
En 1918, à 38 ans, Gontran se marie à Tours avec Victorine Marie Françoise MICHEL.
Aucune généalogie De Bessé retrouvée pour le moment.

La chasse à Gontran est ouverte !

Sources : 
Bulletin municipal d'Availles 1999 : La Doubtière par Mme M.de Vries. 
AD 86 Availles-en-Châtellerault NMPD 1778/1882. 
Généanet -  Société des Antiquaires de l'Ouest. 

mercredi 29 mai 2013

Le p'tit Echo de Cora -N°3 -

Portrait de l'éternel complice, le frère de Cora, Stéphane Robinet, n'est pas en accès libre. Il faut aller le consulter là : sur le site de la BIU Santé....
Il fut membre puis Président de l'Académie Impériale de Médecine et c'est à ce titre que cette photo est archivée dans la BIU Santé de l'Université René Descartes.

Les recherches généalogiques avancent à grands pas. L'équipe des amoureux de Cora (Valérie Lastinger, Alain Gros, Sophie Boudarel, Fred Coussay, Elodie Bonnet, Généanet, Centre Presse) s'est enrichie d'une autre perle rare, Christiane Huot-Lémont, à qui je dois les très nombreuses avancées de ces derniers jours !

Les données généalogiques retrouvées sur Généanet se précisent, se corrigent, se confirment et trouvent leur source. Enfin du solide !
L'arbre généalogique de Cora Millet-Robinet sera mis à jour aussi souvent que nécessaire. C'est encore un buisson mal taillé. Encore quelques soins de jardinage et il sera sur Généanet.
La sagesse de Sophie me gagne : avant de me précipiter aux Archives Départementales de la Gironde... j'ai téléphoné. L'archiviste attentif vérifie les données disponibles. Il semble que les originaux des lettre de Jeanne-Eulalie Lebourg n'y soient pas. Il s'agit des transcriptions faites par Gabriel Debien.
Une chasse au trésor s'ajoute à l'autre : Où sont les lettres de Jeanne-Eulalie ?
La grand-mère de Cora écrit à sa soeur Rose, à Nantes. Archives Départementales de Loire Atlantique contactées, j'attends la réponse.
De nombreuses données sont aux Archives Municipales de Paris, j'irai les photographier, si l'ampleur de la tâche le demande, nous chercherons de l'aide.
Des éléments à retrouver sans doute aux Archives d'Outre-Mer... Aix-en-Provence, destination d'été à envisager ?
D'autres encore aux Archives Nationales. Série F/12 Secours aux réfugiés et colons spoliés. Paris, Pierrefitte ? Qu'importe !
Sur quel navire nous sommes-nous embarqués ?
De Nantes à St Domingue nous suivons la trace de Jeanne Eulalie, sur certains actes on l'appelle Agathe, et son époux s'appelle Jacques Patrice. Tiennent-ils par la main François et Eulalie Laure, frère et soeur, oncle, mari et mère de Cora ?
Le puzzle se construit...
A bientôt et merci à tous !

mardi 28 mai 2013

Les Loups de Latillé - Avril 1751 - Echo à Centre Presse et à la RFG.


Retrouvez aujourd'hui l'article paru le 23 Mai 2012 dans Centre Presse, enrichi des dernières découvertes et à la suite, le dossier complet de l'affaire ! Echo également à l'appel lancé sur le site de la Revue Française de Généalogie "Loup y-es-tu ?" Dernier appel de Jean-Marc Moriceau afin de compléter la base nationale établie ! Le loup par l'archive ! A vos lectures insolites, il manque encore des loups dans la Vienne et dans le Sud Ouest de la France !  En vous promenant dans les bois, n'oubliez pas d'ajouter au  petit pot de beurre de votre panier, le livre de JM. Moriceau "Histoire du Méchant Loup", à dévorer ! Mais revenons sur Latillé...

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Avril 1751, les loups sont entrés dans Latillé ! L’un par la Chapelle-Montreuil, l’autre par Ayron, fini de rire, les loups sont à Latillé…
L'affaire commence-t-elle le 6 février ? Ce jour-là Gounin, curé de Béruges, mentionne la première découverte macabre dans son village . Pierre Merle a été retrouvé dévoré par les loups dans les bois de Lépine. On appelle les autorités pour établir les constatations et permettre la levée du corps. 
Le 8 avril, le curé d'Ayron mentionne dans son registre un drame épouvantable : Pierre Dribault a été dévoré dans les bois proches du pont. Les restes du cadavre sont mis en terre. Pierre avait 14 ans. Il n'est pas la première victime, le drame dure déjà depuis quelques semaines. Deux "bêtes féroces", mâle et femelle, terrorisent la population, dévorant jeunes gens, filles ou garçons, rodant de hameau en hameau, dans la forêt de l’Epine.
Dans une dizaine de villages alentour, les hommes organisent des battues, la traque commence. A peine aperçues, entendues, les deux bêtes ont disparu, elles se déplacent. Le 16 avril, elles sont à la Chapelle-Montreuil et attaquent Charles Guinard, 10 ans, le lendemain,  Françoise Magnen, 16 ans, la semaine suivante à Latillé, elles dévorent Jacques Chenier, 13 ans, et  le 28 c’est au tour de René Martineau, 16 ans, qui succombe à Ayron.
Quatorze victimes, nous disent les curés de l’époque : orphelin, domestiques, tous  vulnérables, mal protégés.
Quelle est cette bête ? Est-ce un loup ? Personne ne s’avance encore à l’écrire. Le 30 avril, les habitants de Latillé mettent fin au cauchemar. L’animal est abattu alors qu’il dévorait Jean Fradet, 10 ans, enfant de Benassay.

Un loup, c’est bien un loup ! Le curé de la Champigny-le-Sec l’a vu et nous le décrit avec une précision de spécialiste, dans son bilan de fin d’année :
 "Cette même année, il y eut deux loups élevretés mâle et femelle qui dévoraient les hommes, de ma connaissance ils ont mangé 14 personnes aux environs de Latillé et d'Ayron, cet animal est plus gros qu'un loup mâtin, la tête plus grosse, le nez plus allongé, le poil plus gros et comme rouge, la queue beaucoup plus courte et plus garnie de poils que celle du loup ordinaire. Ces animaux étant levés sur les pieds de derrière avaient sept pieds de hauteur, ils ne dévoraient que les hommes et non les animaux, ce sont les habitants de Latillé qui tuèrent le mâle, en mangeant un jeune homme après plus d'un mois de chasse....
 Le curé de la Chapelle-Moulière confirme.
Le cadavre de l’animal est porté à l’Intendance de Poitiers, les chasseurs reçoivent trois Louis (la prime habituelle est de 10 livres) et Mr de Blossac accepte que la bête soit montrée. Six sols pour voir le monstre, la foule se presse !
 Reste  la louve. Seule, pleine de cinq petits, elle hurle continuellement, facilitant ainsi sa traque. Les habitants de Benassay la tuent deux jours plus tard. Certains diront qu’elle dévorait une jeune fille au moment de sa capture… La légende est en route.
Ce drame bouleversa la région, un rapport fut adressé à Mr de la Martinière, premier chirurgien du Roi. A Versailles, il accusa réception sans plus d’empathie, il ne savait pas encore que treize ans plus tard, une autre bête, du coté du Gévaudan, marquerait à jamais la mémoire collective…
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Le Dossier : 

Deux sources et des différences. 
       - Les registres paroissiaux. C'est le curé de Champigny-le-Sec qui nous résume l'affaire avec la plus grande rigueur et précision. Il compte 14 victimes. Le curé de Latillé sur l'acte de décès de Jacques Chenier mentionne en marge qu'il s'agit de la huitième victime du loup dans les trois semaines précédentes dans le village et alentour. Les différents curés me paraissent prudents dans leurs conclusions, ne mentionnent pas toujours le loup en première intention mais plutôt "une beste", précisent qu'elle est difficile à identifier. Une fois celle-ci mise hors d'état de nuire, ils reviennent sur les actes de décès pour apporter précisions et dénouement.

       - le Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, l'article du Colonel Chevallier-Ruffigny mentionne une trentaine de victimes dont une jeune fille dévorée par la louve chassée le 2 Mai. Je ne l'ai pas encore retrouvée. Même en comptant tous les décès de jeunes gens alentour, je n'arrive pas à trente victimes entre Janvier et fin avril. Le loup était-il déjà là en décembre ? Chevallier-Ruffigny mentionne d'autres sources écrites que je n'ai pas encore consultées :

  • Le livre journal de Pierre Coutineau Dr Régent en la faculté de droit de Poitiers
  • La lettre écrite par un religieux de la Charité de Poitiers à M. de la Martinière

BSAO 3ème Série BXI La chasse aux loups par le Lieutenant-colonel Chevallier-Rufigny.

Reprenons  les décès dans les communes concernées depuis le début de l'année 1751. Nous savons que les victimes sont soit des jeunes gens, soit des enfants. Le tableau suivant nous donne les victimes possibles ou avérées. 

Dans cette liste les enfants Magnen interpellent. Marie et Françoise meurent à 17 jours d'intervalle, l'une de cause inconnue, l'autre attaquée par une bête. Ont-elles été attaquées ensemble, blessées et décédées à quelques jours d'intervalle ?

Les différents actes de décès retrouvés à ce jour :


Pierre Merle à Béruges le 6 Février 1751. Le loup est clairement mentionné. L'attaque a eu lieu dans la forêt de Lépine, la levée du corps a été faite par les officiers de Mr le Grand Prieur. 
Source AD86 Beruges BMS 1751/1753 page 1
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Pierre Dribault à Ayron le 8 avril 1751 - 14 ans - Dévoré dans les bois de Me d' Ayron tout proches du pont - fils de René et de Jeanne Blanchard - Restes de cadavre - On assure que c'est un loup levrier qui a dévoré le dit enfant. 
Source AD86 Ayron BMS 1750/1753 page 16.
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Charles Guinard à La Chapelle Montreuil le 16 avril 1751 - 10 ans - Fils de Charles Guinard - En marge fut tué par une beste. 
Françoise Magnen à la Chapelle Montreuil le 17 avril 1751 - 16 ans - fille de Pierre Magnen - En marge "laquelle fut tuée par une beste"
Source AD86 La Chapelle-Montreuil BMS 1744/1758 page 45. 
A noter le décès de Marie Magnen 6 ans sans mention particulière le 30 Mars.
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Jacques Chenier à Latillé le 24 avril 1751- 13 ans - Fils de Thomas Chenier et de défunte Jeanne Fradet - Domestique chez Cheneau au village du Lac noir  - Dévoré par une beste féroce à laquelle on n'a pu donner de nom - 
En marge : enfant dévoré par une beste féroce qui a été détruite par les habitants de cette paroisse le dernier du mois d'avril après avoir dévoré un enfant qui est le huitième qu'elle a dévoré aux environs de cette paroisse dans les précédentes trois semaines. Cet animal ressemblait à un loup il a esté porté à l'intendance les jours?
Source AD86 Latillé BMS 1743/1757 page76. 

Dans un premier temps le curé hésite, une fois l'animal chassé, il revient sur l'acte pour mentionner l'épilogue.

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René Martineau à Ayron le 28 avril 1751 - 16 ans - Fils de René Martineau - Dévoré proche la ? - Restes de cadavre. 
Source AD86 Ayron  BMS 1750/1753 page 17. 
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Jean Fradet à Benassay le 30 avril 1751- 10 ans et 7 mois quelques jours - fils de Jeanne Poudret, frère de Jeanne et Jean Fradet - morsure d'une beste féroce. 
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On en parle dans les villages alentour :


Cette même année, il y eut deux loups élevretés mâle et femelle qui dévoraient les hommes, de ma connaissance ils ont mangé 14 personnes aux environs de Latillé et d'Ayron, cet animal est plus gros qu'un loup mâtin, la tête plus grosse, le nez plus allongé, le poil plus gros et comme rouge, la queue beaucoup plus courte et plus garnie de poils que celle du loup ordinaire. Ces animaux étant levés sur les pieds de derrière avaient sept pieds de hauteur, ils ne dévoraient que les hommes et non les animaux, ce sont les habitants de Latillé qui tuèrent le mâle, en mangeant un jeune homme après plus d'un mois de chasse, on le porta à Mr l'Intendant de Poitiers qui donna trois Louis à ceux qui le tuèrent avec permission de le faire voir pour de l'argent dans toute la ville et la province, la femelle fut tuée dans la forêt de Monbel par les habitants de Benassay. Les hurlements de cette espèce d'animal sont différents de celui du loup mâtin, voilà ce qu'il s'est passé dans cette province la présente année 1751. On osait sortir qu'étant bien armés. 

Source AD86 Champigny-le-Sec  BMS 1745/1755 page 66. 
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Au mois d'avril 1751 les habitants de la paroisse de Latillé tuèrent deux bêtes ressemblant à un loup qui mangeaient les hommes, elles furent conduites à l'intendance et on donnait six sols pour les voir

Source AD86 La Chapelle-Moulière BMS 1740/1756 page 87/138

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A suivre peut-être ! 

samedi 25 mai 2013

Le p'tit Echo de Cora -N°2 - Le portrait...

De sa grand-mère ! Jeanne- Eulalie Le Bourg. 
De nombreuses avancées et sources généalogiques, enfin, hier, grace à Elodie (Mille ans de Bouhet) qui me guide sur les chemins des Archives de Paris et sur la Presse de Saint-Domingue, les Affiches Américaines. Passionnantes lectures ! 
Et un trésor tard dans la nuit ! En cherchant "Le Bourg Jeanne Eulalie" sur Google, histoire de varier les entrées et de stimuler un peu le moteur de recherches qui ronronne, me voilà aux Archives de Vendée
J'y trouve la mise en ligne de la publication de Gabriel Debien dans la Revue du Bas Poitou 1972 N°6 : "Une Nantaise à Saint-Domingue" 1782-1786. 
Non seulement j'y trouve la transcription des lettres de Jeanne-Eulalie Le Bourg racontant sa vie à Saint-Domingue, avec une quantité incroyable d'anecdotes et de précisions que je n'ai pas eu le temps d'explorer, mais Gabriel Debien nous offre le portrait de la grand-mère de Cora ! 
Je vous l'offre à mon tour ! 
Merci à tous ! Grace à vous qui stimulez cette recherche, cherchez avec moi, m'encouragez, relayez mes questions... Le visage de Cora sort de l'ombre...

Et l'aventure continue, ce matin Elodie a retrouvé les lettres 



jeudi 23 mai 2013

Grand-Père.



Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope..

Georges Moustaki.

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C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'écoutent mais toi tu m'entends
On est du même bois on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi

Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope

Tu étais déjà vieux quand je venais de naître
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo où tu as posé à l'ancêtre

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts

Maître en oisiveté expert en braconnage
Comme toi j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large

Comme toi j'ai couru les filles et les rêves
Buvant à chaque source que je rencontrais
Et sans être jamais vraiment désaltéré
Sans jamais être las de répandre ma sève

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Pour remettre au présent tout ce qui est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'écris des chansons que tu ne comprends pas

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends
Même si tu es loin dans l'espace et le temps
Quand il faudra mourir on se retrouvera.




mercredi 22 mai 2013

Le p'tit Echo de Cora - N°1



Cora Millet-Robinet - La Maison Rustique des Dames - Tome 2 - Médecine Domestique - Conclusion :

"Une habitation aérée, une vie régulière, une alimentation simple, prise modérément, du travail et surtout de l'exercice, un empire assez grand sur soi-même pour réprimer les émotions violentes ou même les sensations trop vives, l'habitude de se lever de grand matin et de ne pas se coucher tard : telles sont les premières conditions d'une bonne hygiène et par conséquent d'une bonne santé. le défaut d'observation de ces règles de conduite et les imprudences  occasionnent le plus souvent les maladies dont on accuse le hasard. " 
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 Cora Millet-Robinet, au fil des recherches et j'espère au fil des découvertes. 

Coté portrait :
- Gallica nous a confirmé qu'il n'exite pas de portrait de Cora dans les trésors de ses rayonnages.
- Autres piste en attente de réponse : Le Mérite Agricole, les bibliothèques agricoles et en particulier l'Académie d'Agriculture de France.

Coté Généalogie :
- Cora a-t-elle épousé le frère de sa mère, comme le mentionnent les généalogies publiées sur Généanet ?
Je cherche des documents d'archives pour étayer ces affirmations. L'ami Fred Coussay (GénéaBlogique) m'a donné la piste des Archives d'Outre-Mer en ligne. J'ai cherché en vain la naissance de la mère de Cora (28 Février 1775) et celle de François Millet (10 Aout 1777), nés tous deux à Saint-Domingue. Existe-t-il d'autres registres ? Suis-je passée à coté ? 

A suivre...




jeudi 16 mai 2013

En février 1722, à Savigny-L'Évescault, le curé du village croise la petite Infante d'Espagne.


Dans Centre Presse, le 16 Mai 2013,une Archive Insolite à l'honneur ! 
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C’est arrivé en Février 1722 à Savigny-L’Evescault.
Marie-Anne-Victoire de Bourbon infante d'Espagne quitte son pays. Elle a trois ans et est promise au roi de France Louis XV, un vieux de... onze ans, son cousin germain. Il s’agit d’un échange avec la princesse Louise Elisabeth d’Orléans, dite Mademoiselle de Montpensier, 12 ans, beaucoup moins enthousiaste pour son mariage prévu avec Louis Prince des Asturies.
Mais c’est un échange de bons procédés auquel il faut se plier, pour préserver le trône aux Bourbon.
 La cérémonie au milieu de la rivière frontalière Bidassoa près d’Hendaye, sur l’Ile aux Faisans, un endroit romantique qui a déjà vu passer Elisabeth fille de Henri IV et Anne d’Autriche infante d’Espagne en 1615, puis en 1660 la rencontre entre Louis XIV et son futur beau-père Philippe IV d’Espagne.
Toutes ces histoires de princesse qui finissent bien, ont été racontées à Marie-Anne, petite mais très futée, qui a très bien compris son rôle, peut-être même l’enjeu, et a accepté sans sourciller de partir avec sa nouvelle suite, direction Versailles.
Sur son passage on lui fait fête. A Poitiers, où elle arrive le 13 Février, elle restera quatre jours et fera carnaval. Elle sera logée chez le Lieutenant Général au plan de St Didier.
Cette petite fille séduit François Leurault, le curé de Savigny-L'Evescault,  qui note l'évènement dans son registre ainsi que le jeune âge de la reine promise.
Le village est à une quinzaine de kilomètres de Poitiers. 
La petite Infante  est charmante et se plie docilement à son sort. Son éducation est confiée à la Princesse première douairière de Conti, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de la Vallière.
 Marie-Anne Victoire séduit le royaume, fait les délices de la cour, s’ingénie à plaire à son promis, mais ne charme pas son prince.
La petite fiancée passera ainsi  trois ans à Versailles. Mais elle ne grandira pas assez vite pour l'entourage du roi. Louis XV est de santé fragile et  la survenue rapide d’une descendance serait bienvenue !
Les fiancailles sont rompues. La petite Infante est renvoyée en Espagne en 1725. Elle repasse par Poitiers le 10 Avril, comme le note à regret, en marge notre bon curé.
On la mariera quatre ans plus tard au roi du Portugal Joseph 1er.
Quant à Louis XV on lui choisit la même année, Marie Lesczczynska, fille du roi de Pologne, une vieille fille de vingt-deux ans (sept ans de plus que lui), dont il tombera amoureux et à qui il fera dix enfants en dix ans.
Mais ça, Leurault, notre bon curé de Savigny-L’Evescault  ne prend pas la peine de s’en émouvoir !

L’acte :
fevrier 1722 Remarque. 
Le 13 de fevrier mil sept cent ving
deux, Marie anne Victoire infante
d'Espagne et nommée Reine de france aagée de
quatre ans fit son entrée a poitiers et on
La recut avec toute la magnificence possible
et elle y resta pendant quatre jours y passa
son carnaval, elle etait logée chez monsieur
lelieutant  general au plan de St Didier

En marge : La dite infante est retournée en Espagne le 10è de avril 1725 passa par poitiers le dix avril 1725. 

Source AD 86 Savigny-L’Evescault – BMS – 1720-1736 page 13/73.






Répertorier les Evènements historiques notés d'un village à l'autre de la Vienne, c'est un des aspects du  projet des Archives Insolites de la Vienne (A ce jour 1336 insolites grâce à la contribution de nombreux généalogistes de la Vienne).
Nos curés d'antan sont parfois bavards, et souvent érudits. Ces mentions apportent un regard local, une proximité aux événements nationaux qui ont fait l'histoire de notre pays. Une manière ludique d'apprendre ou de raconter l'histoire.
Dans la Vienne, cette petite infante ne semble avoir ému que le Curé de Savigny-L'Evescault.
Vous avez retrouvé cette mention sur d'autres registres de la Vienne ou d'ailleurs ?
Vous faites des recherches autour de février 1722 ?
Ouvrez l'oeil et n'hésitez pas à me contacter !

lundi 13 mai 2013

De la Belgique à la Guyane …En passant par le Poitou !

Source cpa AD86
Petite histoire d'entraide généalogique. 

 Dans la base des Petites Affaires Criminelles de la Vienne, bonne pioche ! 
Chris a trouvé l'un des siens, répertorié.
Chris est loin, trop loin des AD 86. 
 Je suis allée lui photographier le dossier, le parcourant sans le lire, car Chris m'a promis d'en raconter l'histoire. 
Promesse tenue. 
Aujourd'hui Chris  raconte et avec quel talent ! 
Source AD 86 Série 2U 1750
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            Le 5 juillet 1852 naissait à Beauvechain en Belgique (province de Brabant) Guillaume Joseph REMACLE, fils de Marie Joseph REMACLE, marchande ambulante. Peut-être aurait-il pu s’appeler DELHEZ comme sa sœur née en 1850 et son autre sœur née en 1858.  Pourquoi ce petit garçon portait-il nom de sa mère alors ? Peut-être Charles Désiré DELHEZ ne voulut-il pas le reconnaître (il n’était pas marié avec Marie Joseph REMACLE) ou peut-être était-il absent ce jour-là car lui aussi était marchand ambulant. Guillaume Joseph eut le malheur de perdre sa Maman en 1859 alors qu’il avait à peine 7 ans. Ensuite aucun élément ne permet de situer l’enfant dont le « beau-père » mourut à Tournai en Belgique en 1866.

            En 1877 nous retrouvons Guillaume Joseph REMACLE dans le cadre d’une affaire judiciaire en France dans le Loiret (il dira plus tard qu’il était parti avec des voyageurs après la mort de sa mère mais sans préciser la date). Il fut condamné à Orléans le 4 juin 1877 à six mois d’emprisonnement et à deux ans de surveillance pour vagabondage mais considérant que sa présence était de nature à compromettre la sûreté publique le ministre de l’intérieur prononça à son encontre un arrêté d’expulsion le 30 novembre de la même année.

            Guillaume Joseph REMACLE quitta t’il la France ? Rien ne permet de l’affirmer mais toujours est-il que s’il le fit, il y revint car en 1881 il se trouvait à Airvault dans les Deux-Sèvres où il déclara le 5 février la naissance d’un enfant prénommé Henri Joseph né de lui et de Henriette Louise GABRIEL âgé de 15 ans. Il avait alors 29 ans et était employé au terrassement du chemin de fer. Nous apprendrons plus tard que le couple quitta Airvault peu après la naissance de l’enfant.

            En 1882 nous trouvons la trace de Guillaume Joseph dans le Maine et Loire pour une autre affaire judiciaire. Il est en effet accusé du vol d’un tombereau d’une valeur de 100 francs appartenant à un entrepreneur de travaux publics et il sera condamné par défaut (il ne s’était pas présenté) par le tribunal de Saumur à six mois de prison. Aucun renseignement concernant son fils et la mère de celui-ci ne figure sur le jugement. Il était alors carrier au Vieil Baugé, commune du Maine et Loire.

            C’est ensuite en 1888 à Carcassonne (Aude) que Guillaume Joseph REMACLE réapparaîtra. Il aura de nouveau affaire à la justice et sera condamné à six mois d’emprisonnement pour coups et blessures. Puis c’est le tribunal de Cahors (Lot) qui le condamnera en décembre 1890 à huit mois d’emprisonnement pour le vol de chaudrons et de quelques écheveaux de laine et pour avoir contrevenu à l’arrêté d’expulsion du 30 novembre 1877. Le jugement ne fait aucune mention de la situation familiale du prévenu qui exerce alors comme sa mère le métier de marchand ambulant.

            Enfin, Guillaume Joseph REMACLE se manifestera dans le département de la Vienne où une dernière affaire judiciaire scellera son tragique destin. En effet il fut accusé de vol qualifié pour avoir dérobé chez un boucher de Charroux des peaux d’animaux d’une valeur de 200 francs. Au cours de son interrogatoire il commença par nier les faits puis les reconnut pour finalement se rétracter. Concernant sa famille, il déclara que la mère de son fils les avait abandonnés, sans toutefois préciser quand, et que son fils l’avait à son tour quitté un an auparavant. Il précisa qu’il parcourait la région à la recherche de ce fils tout en faisant son commerce. Compte tenu de ses antécédents, il fut condamné par la Cour d’Assises de Poitiers le 28 novembre 1896 à cinq ans de travaux forcés. La commission de classement des condamnés aux travaux forcés statua le 7 avril 1897 qu’il devait être transporté en Guyane Française en 3ème classe ce qui signifie qu’il serait employé aux travaux les plus pénibles. Il chercha à s’évader et fut condamné le 7octobre 1897 par le tribunal maritime spécial à deux ans de travaux forcés.

            La vie de Guillaume Joseph REMACLE s’acheva le 2 janvier 1898 à Matoury tué par un coup de feu tiré par un habitant du pays alors qu’il était en état d’évasion. Les autorités trouvèrent sur lui des lettres attestant qu’il entretenait une correspondance suivie avec son fils Henri âgé de 16 ans qui se trouvait alors pensionnaire de la colonie agricole du Val d’Yèvres dans le Cher.

            Guillaume Joseph REMACLE n’avait  jamais abandonné son fils. Celui-ci émigra au Vietnam où il fonda une famille et sa petite-fille est… mon adorable belle-fille.

            Je tiens à adresser mes plus vifs remerciements à Gloria et à William qui m’ont permis de reconstituer le parcours de Guillaume Joseph REMACLE en se rendant l’une aux Archives départementales de la Vienne et l’autre aux Archives d’Outre-Mer à Aix-en-Provence.

Chris Huot


dimanche 12 mai 2013

En mai fais ce qu'il te plait !



Un p'tit bouquet d'insolite, pour ce mois de mai frisquet ?
Répertorier c'est pouvoir trier.
Que s'est-il passé en Mai ?
En un clic, voilà que défilent sur mon écran un nombre incroyable de petits assassinés ! En mai fais ce qu'il te plait ? Quelques petits assassins ont suivi le dicton à la lettre et sans modération !
En  Mai dans les bois du Poitou on ne ramasse pas que du muguet !

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Mais quelle est donc cette guerre de voisinage qui mène les paroissiens d'Archigny à tuer à coups de bastons le pauvre René Eschevard de Leigné-les-Bois ?
Quarante deux ans, mort sous les coups le 2 Mai 1691 dans les brandes de Mouillay !

Le Deuzième jour de may 1691 a esté inhumé dans le
cymmetière de céans par moy curé soussigné René Eschevard
aagé de quarante deux ans lequel a esté assassiné à coups
de bastons par les paroissiens d'archigny dans les brandes de
mouillya ont assisté à ses funérailles ses parans et amis.
Telleau Curé.
AD 86 Leigné-les-Bois BMS 1682/1701 page 27/99

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Aujourd'hui 23 may 1697 a esté inhumé
un homme dont le nom m'est
inconnu lequel fut tué le jour de la foire de
Clervaux et ce apèrs avoir esté levé par la justice
et m'ayant assuré qu'il estit catholique Apostolique et
Romain
R Bertholleau Curé.
AD 86 Scorbé-Clairvaux BMS 1696/1703 page 17/105
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Le vendredy quatre may mil sept cent trente un le nommé Pierre
Grattault du gastime garemier? de Sr Regniers prieur d'Arçay et
chanoine de Loudun homme fort vicieux s'était fait nommér garde de
la paroisse de St Laon le jour précédent et voulant commencer
l'exercice de sa charge tuaa dans le marais du dit Saint Laon Jean
Foureau dit la rivière d'un coup de fusil presque a bout touchant
AD 86 Arçay 1712/1732 page 98
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Le vendredi ou samedi quatorze et seize may mil sept cent trente neuf
des voleurs sont allés dans la maison du Sieur Ollivier des
Moulin neuf, six au village de g... paroisse de Chasseignes
sur le soir vers le soleil Couchant ont passé par dessus les
murailles ont tué le mary et la lfemme à coups de serpe avec
barbarie.  Et ensuite ils les ont jeté dans leur puits. Cruauté
Inouïe ont emporté tout ce qui estait de meilleur dans la maison.
AD 86 Arçay .
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"Le 10 Mai 1707 a été inhumé au cimetière Francois TH(I?)OLLET qu'on a trouvé assassigné dans le grand chemin de Poitiers à Coulombiers un peu en deçà de la Planche Robin susdite paroisse lequel on m'a dit était de la paroisse de Erom (?) (Ayron ?) lequel THIOLLET était âgé de 62 ans".
COULOMBIERS 1707-1723 page 4 à gauche
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le vingt et un may mil sept cent un a esté
inhumé au cimetière de la paroisse de
cron par moy soussigné le corps de deffunt
Jacques Batin garde des gabelles aagé de trente ans ou environ
lequel esté tué le 19 du présent moy et n'a point reça les sacrements

Craon BMS 1676/1719 page 28/109.
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Le 21ème jour de may 1634 fut tué françois
Riou par des archers de Gabelles auprès de Loches
et fut enterré le lendemain aux Loches aagé de
40 ans our environ.
AD 86 La Roche-Posay S 1622/1670 page 15/71

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