jeudi 8 mars 2012

Journée de la femme. Cora Millet Robinet. Première femme décorée du Mérite Agricole !



Ma p'tite contribution d'archives à la journée de la femme.
Un hommage à ma voisine Cora la dame de la Cataudière à Prinçay,
 qui fut

la première femme décorée de l'Ordre du Mérite Agricole
 en 1884,
pour ses travaux concernant les vers à soie,
 un an après la création du titre, en même temps que Pasteur qui le sera lui pour ses travaux sur les vignes et le vin.
Il est probable d'ailleurs qu'ils se soient rencontrés, car Pasteur a consacré un ouvrage de 800 pages à l'étude des maladies des vers à soie.....
Il me plait de rêver Pasteur parcourant le chemin des muriers et montant à Prinçay pour l'office de la p'tite église...

Je n'ai trouvé ni portrait ni photo de Cora, elle meurt à Poitiers le 07 Décembre 1890 à 92 ans.

Cora Robinet nait à Paris le 28/11/1798. Elle épouse un certain François Millet et s'installe au chateau de la Cataudière. L'époux sous intendant militaire de Poitiers et le beau-frère membre de l'Académie Royale de médecine se lancent dans la culture du vers à soie en 1835 à Poitiers. De son coté, Cora plante sur 2 hectares de terrain en bordure du château, des muriers, le chemin qui longe cette parcelle s'appelle toujours le chemin des muriers. Cora s'investit dans cette entreprise qui voit en 1837 la production de 85 kilos de cocons. Les Millet Robinet ne souhaitent pas sous-traiter la filature, ils font venir au chateau une fileuse Tourangelle, particulièrement douée. Ils développent également des procédés de filature qui feront l'objet de rapports très très précis dans différents mémoires d'agriculture de l'époque.

Cora la parisienne prend goût à sa vie de Prinçaysse, elle écrit de nombreux ouvrages dont le plus célèbre est

La maison rustique des Dames

Mais aussi un traité de puériculture
" Le livre des jeunes mères".
Elle y prône l'allaitement par la mère, l'implication du père dans cette réussite, l'importance du choix d'un obstétricien de qualité pour la sécurité de l'accouchement....
Les féministes sont aussi aux champs ;-)

Un p'tit plus pour le tout

mardi 6 mars 2012

Jeanne à sa fenêtre.... Les petites Affaires Criminelles de la Vienne.


Jeanne à sa fenêtre, blessée...
Jeanne Audebert a 25 ans,  elle vit à la Bernardière, commune du Vigeant. Elle se plaint souvent d'être maltraitée  par son mari, Michel Rabier, et voudrait divorcer.

Jeanne à sa fenêtre, déterminée...
Jeanne écrit une lettre pour justifier sa demande de divorce. La toute jeune république autorise le divorce et pour Jeanne, comme pour de nombreuses autres femmes dans tous ces petits villages, il est temps et il ne faut pas perdre de temps. Lauradour le meunier le savait. Tous deux se connaissent et se cotoient. La veille, on les a vus ensemble. Serait-elle sa maitresse ?

Jeanne à sa fenêtre, révélée ...
Jeanne ouvre la fenêtre, cette nuit du 8 Prairial de l'an II. Elle n'y reste pas accoudée pensive ou décidée, mais s'en éloigne rapidement semblant ainsi se mettre à l'abri dans un coin, un domestique la voit faire. Le coup de feu venant du dehors, retentit très vite, et le mari  tombe mortellement blessé. On se précipite, les domestiques,  les voisins  arrivent. Tous témoigneront à charge contre Jeanne. Ne s'est-elle pas précipitée au dehors plutôt que vers son mari ? N'est-elle pas sortie d'un recoin de la pièce où elle semblait se mettre à l'abri ? N'a-t-elle pas envoyé les voisins "se faire foutre" lorsqu'ils ont demandé des linges pour soigner le blessé ?
Bref, encore une qui n'a pas que des amis dans son entourage....

Jeanne à sa fenêtre, accusée.
L'enquête accable Lauradour. Ce meunier de 32ans, tout l'accuse : la liaison qu'on soupçonne, les traces de sabots dans la terre et surtout les affaires volées dans la maison que l'on va retrouver dans son armoire.
Il sera condamné à la Peine de Mort.

Jeanne à sa fenêtre, acquittée...
de complicité d'assassinat. Mais les temps sont à la Terreur, la République, qui aurait pu libérer Jeanne des liens du mariage, choisit de la laisser enfermée à la fenêtre de son cachot.... Jusqu'à la paix.


Source ADV Série LSUPPL 421.

Le papier rose d'Adelson. Echo.

En écho à l'article de Benoit Petit, et pour saluer la naissance de son blog " Mes Racines Familiales", je remets à l'ordre du jour le papier rose d'Adelson. Il s'est passé six ans entre les deux attestations, et le certificat de capacité est devenu permis de conduire les automobiles.



C'est le 8 Juin 1926, qu'Adelson GILBERT, 48ans, décroche son permis de conduire à Sossay dans la Vienne.
Pour la photo, il s'est fait beau, noeud papillon, il semble assez sur de lui, tout va bien se passer.
Il est le 13 342ème lauréat d'un examen de conduite qui débuta


avec Léon Serpollet en 1889, sur un tricycle à Paris 16ème.

L'année de l'Exposition Universelle avec sa Tour Eiffel
En 1893, on compte 1700 véhicules en France. Le préfet Lépine instaure un "certificat de capacité" qui concerne les HOMMES majeurs, avec au programme : démarrer, se diriger, s'arrêter. Pas de marche arrière, donc pas de demi-tour, pas de créneau, pas de feu rouge, pas de priorité à droite.

En 1897, on autorise les FEMMES à se lancer sur les routes. Les machos diront sans doute qu'en conséquence on dut limiter la vitesse à 30Km/H à peine deux ans plus tard...
En 1922, on instaure le permis de conduire, le p'tit papier rose nouvelle formule.
Le premier feu rouge est installé à Paris, on pratique désormais la priorité à droite, on rédige un code de la route et on met en place une police de circulation. L'âge d'obtention est abaissé à 18 ans.


1986, mise en place de la conduite accompagnée, 2002 Camille Godard, en Ford Transit, Paris, place de la Concorde, Lulu Sorcière accompagnatrice, verte de trouille immortalise, ribambelle écroulée de rire à l'arrière...
Prenez garde, on compte les points depuis 1992.




Marlène et  Régis, travaillent d'arrache pied, la branche GILBERT de l'arbre de la Godardière. Merci à eux pour ce document précieux, qui nous permet un sympathique coup d'oeil dans l'rétro ;-)
Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

Limitation de vitesse à Availles

lundi 5 mars 2012

Au clair de la lune... (Echo)


Prête-moi ta plume... Pour écrire un Tweet !

Généalogie de l'archivage...
Du Papier au disque dur ? De la Fiche bristol au logiciel ? De l'association au Réseau Social ? L'un ou l'autre ? De l'un à l'autre ? Bref, jamais l'un sans l'autre !
Vous trouverez chez Sophie sur la Gazette des Ancêtres et chez Tatiana sur Yvon Généalogie, de nombreuses réponses, astuces, arguments à toutes ces pratiques modernes de la généalogie.
Parmi toutes celles-ci, au plaisir d'écrire, s'ajoute la SAUVEGARDE !

On ne dira jamais assez que le seul moyen de GARDER c'est de DONNER !

Quelle est la meilleure sauvegarde ? Papier, disque dur ?  Ni l'un, ni  l'autre !
 Le papier n'est plus rien quand l'encre pâlit, le disque dur fond dramatiquement au moindre coup d'chaud.
La mise en ligne est la seule sauvegarde qui vaille. Partagez, n'attendez pas ! D'ailleurs attendre quoi ? Une édition papier, à tirage limité, vite épuisée ? Non, franchement la publication sur le net autorise toutes les formes de témoignages, préserve les données, simplifie les recherches, stimule l'intelligence, fédère les compétences.
Un  article paru sur GeneProvence met en avant les qualités premières du généalogiste (patience, prudence, chance, curiosité, rigueur)...
Prudence, rigueur ? Pitié point trop n'en faut ! J'espère qu'il restera quelques têtes en l'air, quelques brouillons, quelques bonnets d'âne, quelques amateurs généreux mal éclairés pour mettre un peu de pagaille, d'humour et d'anodin dans ce loisir qui se fait parfois "discipline" et tatillonnne au lieu de tatonner, se prenant trop au sérieux, petit monde de chasseurs de trésors hélas parfois avares de partages, redresseurs de blasons et donneurs de leçons...
Préservons l'insoutenable légèreté des êtres passés à la postérité, par la magie du partage de notre patrimoine.
Prête moi ta plume, on décrochera la lune !

Lulu s'amuse :
1- En allant en vrai aux ADV.
2- En  adhérant  aux associations : GE86, CGP, Société des Sciences de Châtellerault, CCHA.
3 - En bloggant depuis trois ans dans sa cuisine, tout est mijoté maison et la table est généreuse !
4 - En créant des bases de données " Les petites Affaires Criminelles de la Vienne", les Archives Insolites de la Vienne. C'est en libre service. Je peux mourir tranquille.
5 - En trouvant des amis sur Facebook, Lulu Archive a sa page, ainsi que les petites affaires criminelles et  participe à quelques groupes dont Vienne Généalogie et Publication Généalogique.
6- En  twittant mais avec son ordi, c'est pas très réactif, mais c'est informatif.
7 - En relayant sur Scoop-it ses lectures web, sans blabla.