jeudi 6 juin 2013

Le p'tit Echo de Cora N°4 - La preuve par l'archive.

Chris a profité de la pluie pour faire le beau temps dans les jardins de la Cataudière !
Les éléments de preuve qui manquaient jusqu'à présent aux généalogies en ligne, aux publications ont été retrouvés ! L'arbre de Cora comprend à ce jour 116 protagonistes... et une réponse à la question :

François Millet est-il l'oncle maternel de son épouse Cora Robinet ?

Démonstration par l'archive :

- L'acte de décès de Cora ( Le 2 Octobre 1890 à Saint-Benoit dans la Vienne) nous indique sa filiation : elle est la fille de Joachim Robinet et de Laure Millet.
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         - L'acte de mariage de François Millet et Cora Robinet (12 Juin 1823 à Paris) n'a pas encore livré tous ses secrets, ce sera chose faite fin juin après ma visite aux Archives Municipales de Paris. Néanmoins, la fiche récapitulative mentionne la filiation de François Millet : fils de Jacques Patrice Millet et Agathe Lebourg.
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- Le Premier mariage de François Millet avec Bonne Angélique Giroud  à Belle-Ile en Mer, le 21 décembre 1796, indique sa filiation. François, est le fils de Jacques Patrice Millet et Jeanne Eulalie Lebourg. Il est né à St Domingue le 10 Aout 1777, à Jérémie.

Agathe, Jeanne Eulalie, Jacques Patrice ? A quoi jouent ces prénoms ? 
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La filiation de la mère de Cora, Laure Millet nous est donnée par son mariage qui eut lieu à Nantes en 1795 le 27 octobre.  La mère de Cora se prénomme Agathe Eulalie Laure et est fille de Jacques Patrice Millet et de Jeanne Eulalie Lebourg.

Archives Départementales de Loire Atlantique

Coté Lebourg, Agathe est une coquetterie, ce prénom n'est pas mentionnée sur l'acte de naissance de Jeanne Eulalie. Mais ces fantaisies prénominales sont fréquentes. Elles brouillent les pistes.  
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Voilà la preuve par l'archive établie.
 Cora Robinet a bien épousé son oncle maternel, âgé de 22 ans de plus qu'elle. Leur vie, leur parcours, leurs enfants, les écrits de Cora montrent que ces deux-là se sont aimés toute leur vie.

 méritait bien un blog à part entière. Le voilà en ligne. 
Il va s'enrichir progressivement de fiches biographiques, photos d'actes, bibliographies, publications, bref de tous les éléments retrouvés. Complémentaire, il permettra à celui qui passe, en laissant un commentaire, d'apporter une contribution, d'y poser une question. 
 Cora a son jardin.
 Deux rédacteurs, Chris et moi.
  De Lulu à Cora,
Chris vous présente cette aventure avec talent et originalité.

Les lettres de Jeanne Eulalie Lebourg ne sont ni aux AD de Vendée, ni aux AD de Gironde, ni aux AD de Loire Atlantique. J'attends une réponse de Généalogie Caraïbes pour une piste éventuelle.
Pas encore de portrait mais bien mieux... Je vous raconterai ça bientôt, ici, j'espère.

Le p'tit Echo de Cora continue à paraître sur Lulu Archive une fois par semaine.
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Pour suivre les publications sur Twitter : #CoraMillet


mardi 4 juin 2013

Dans Centre Presse aujourd'hui !



Un curé indigné - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 04/06/2013.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. 


A Arçay en 1713, deux femmes et un enfant, le Curé Aubry est indigné !

Des malheurs d'enfants, le curé Aubry en a vu d'autres.
Le Jeudi 2 novembre 1713, il baptise Jeanne, fille de père inconnu.
Sa mère, Marie La Carte est  veuve de Bourdilleau.
Nombreuses sont les veuves au XVIIIème siècle qui se retrouvent mendiantes. Certaines se prostituent pour un peu de nourriture ou quelques sous.
Aussitôt engrossées, aussitôt délaissées.
Même nommé, dénoncé, déclaré, le géniteur n’assume la plupart du temps, ni la grossesse, ni l’enfant.
Jeanne accouche probablement seule, ce jeudi-là.
La douleur des contractions mûrit son amertume, sa révolte gronde.
Dès son premier cri, Marie rejette cette petite fille, fruit d'une vie de misère, d'humiliation et de violence.
Marie La Carte sait bien à qui elle la doit cette violence, et cette haine qui monte et lui fait rejeter ensemble le sort et l'enfant. Cet enfant, bien vivante, dont les cris l'exaspèrent.
Marie porte l'enfant au curé qui la baptise Jeanne, ne trouve pas les mots pour apaiser la mère et ne désigne pas le père. Pourtant Aubry sait qui est le père.
Marie tient deux jours. Puis craque.
Il n'est pas d'elle cet enfant ! Il est à son oncle, c'est lui qui la force, qui l'achète !
Marie perd la tête. Il fait froid cette nuit de novembre, mais rien ne l'arrête plus. Elle court porter la petite Jeanne, deux jours, à la porte de l'irresponsable !
L’enfant hurlera une heure dehors, seule dans l'hiver et face au danger des animaux errants et féroces.
C'est la femme Jamain, la femme trompée, qui aura pitié.
C'est elle, Renée, qui va la décrocher de la porte, qui va la nourrir... à la cuiller d'un peu de lait.
Deux femmes meurtries. L'une rejette l'enfant, l'autre tente de le sauver.
Comment devient-on mère, comment ne le devient-on pas ?
"Certaines considérations l'en firent oster"....
Renée Jamain trouve-t-elle dans ce panier l'enfant qu'elle aimerait porter ?
Espère-t-elle en le sauvant conjurer le sort, ramener son homme dans son lit, unir son destin à celui d'une autre injustice ?
La petite Jeanne meurt 16 jours après son baptème.
Aubry, le curé d'Arçay indigné par la  disparition de ce bébé, tout autant que par l'inconséquence de ses géniteurs, promet dans l’acte de décès du nourrisson, la colère de Dieu aux responsables, et désigne enfin le père...
Renée Jamain a-t-elle pleuré cet enfant ? Sans doute.
Jean La Carte a-t-il exprimé des regrets, des remords ? Peut-être.
Ensemble, ils seront parents l'année suivante.
Un petit René naît le 16 Aout 1714, dix mois après la mort de la petite exposée.
L'histoire ne dit pas ce qu'est devenue Marie La Carte. Le registre ne lui mentionne aucun autre enfant.

Source : AD 86 BMS Arçay 1713/1732 page 5
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