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lundi 7 novembre 2011

Grâces des condamnés à mort dans la Vienne. (1826-1899)


Attention, il s'agit uniquement des demandes de grâces, il n'y a pas d'indication sur l'aboutissement de ces demandes dans le fichier. J'ai ajouté en italique, les informations données dans le livre de Madame Michèle Laurent "Les Bagnards de la Vienne" concernant certains de ces condamnés. Il y est répertorié entre 1801 et 1905, 76 peines capitales, 5 contumace, 3 cassations, et 20 peines commuées. J'ai pour ma part répertorié dans la base des petites affaires criminelles de la Vienne, 58 peines de mort... 



CENTRE HISTORIQUE DES ARCHIVES NATIONALES
Ministère de la Justice
Grâces des
condamnés à mort
(1826-1899)
Inventaire-index des articles
BB/24/2001 à 2084
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BEAUGEARD (Louis-Etienne), assassinat et
viol, Vienne, 21/02/1867. BB/24/2034
dossier : 1092 S67.
Exécuté à Châtellerault le 23/3/1867
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BIRON (Pierre-Antoine), parricide, Vienne,
22/08/1827. BB/24/2002 dossier : 2725
S7.
Exécuté à Poitiers le 20/10/1827 (poing droit coupé). 
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CHAUSSEBOURG (Joseph), assassinat,
Vienne, 28/02/1850. BB/24/2019
dossier : 3156 S4.
Exécuté à Poitiers
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GATEAU (François), crime passionnel, Vienne,
09/08/1842. BB/24/2013 dossier : 3603
S1.
Exécuté à Poitiers
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LACROIX (Jean-André), matricide et
fratricide, Vienne, 29/11/1853.
BB/24/2023/2 dossier : 7300 S53.
Exécuté à Poitiers
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MARSAULT (Jean), parricide, Vienne,
27/02/1874. BB/24/2040/1 dossier : 1617
S74.
Exécuté à Poitiers
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MOREAU (Louis), rebellion, Vienne, .
BB/24/2002 dossier : 2381 S7.
?
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POMBAS, rebellion, Vienne, . BB/24/2001
dossier : 137 S7.
?
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RIDEAU (Louis), assassinat et vol, Vienne,
20/08/1827. BB/24/2002 dossier : 2726
S7.
Exécuté à Latillé. 
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RIVEREAU (Pierre-Joseph-Jacques),
rebellion, Vienne, 13/09/1822.
BB/24/2003 dossier : 4287 S7.
?
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RIVIÈRE (Vincent), assassinat et vol, Vienne,
25/02/1870. BB/24/2037 dossier : 1146
S70.
Peine commuée. 
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ROCHER (Marie-Anne), femme, BIRON,
matricide, Vienne, 22/08/1827.
BB/24/2002 dossier : 2725 S7.
Exécutée à Poitiers, poing droit coupé (parricide)
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ROY (Marcelline), femme, GUIOT, assassinat,
Vienne, 01/06/1879. BB/24/2047
dossier : 9551 S79.
Peine commuée
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TALBOT (Charles-Marie), assassinat, Vienne,
23/05/1861. BB/24/2030 dossier : 2881
S61.
Exécuté à Poitiers
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VIOLET (Pierre), assassinat, Vienne,
22/08/1829. BB/24/2004 dossier : 6381
S7.
Exécuté à Poitiers
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mercredi 18 juin 2014

Sur les traces des loups - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 18/06/2014.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Loup-ange ou Fi-loup ?
Depuis lundi, les lecteurs de Centre Presse louvoient ! Entre chien et loup, la lecture de leur quotidien aiguise leur appétit. Prédateur ou victime?
Le loup ? Les curés d’antan, l’ont  accusé. Des doutes aux certitudes. Qui  est cette « beste » cet « animal féroce » qui s’attaque aux troupeaux et aux bergers ? « Un loup c’est bien un loup » !
Le loup ? Il dévora par ici une vieille femme à Sanxay, il blessa par-là deux enfants à Leugny . Qui fut le dernier homme tué par un loup dans la Vienne ?  Sur la foi inébranlable des curés, en tournant patiemment les pages des registres pendant près de deux siècles, nous comptons dix-sept victimes humaines. Souvent des enfants. Seuls au milieu du troupeau. La première victime nommée fut Jean BAILLARGEAU de Doussay (1680), la dernière Jean FRADET de Benassay (1751). En Aout 1816, le préfet de la Vienne ordonne des battues à la suite du décès d’un enfant non nommé, mort à Chiré-en-Montreuil  «  emporté par une louve qui a des petits et dont on a reconnu la trace ». L’état civil mentionne le décès de Jacques FAVREAU , 5 ans, en juillet de cette année-là.
Le loup ? Face à lui, la meute des hommes eut ses chefs et ses lois. Centre Presse mit à l’honneur, lundi, deux des plus grands chasseurs de loups de la Vienne. Mais il y en eut de nombreux plus modestes ! Chaperons rouges ou bergers méfiants du Poitou, promenez-vous dans les archives,  venez  tirer la chevillette de la série C66 et visiter vos aïeux ! Vous saurez alors si coule dans vos veines,  du sang de chasseur de loups ! Le répertoire des lieux et des patronymes offre au collectionneur de racines de quoi satisfaire sa faim !
Ne faisons pas le loup plus grand qu’il n’est et comparons les chiffres. Coté victimes humaines, une petite vingtaine de témoignages en deux siècles de registres pour la Vienne. Coté chasseurs amateurs, un tableau d’une autre envergure : il fut tué en quatorze ans, 5247 trophées dans la Généralité de Poitiers (Région Poitou Charentes de l’époque) dont la moitié environ dans la Vienne.
Le Poitou cultive mal ses légendes. La « beste » de Latillé, racontée dans ces colonnes, tua de village en village, on conta son histoire à Versailles, mais elle disparut de la mémoire collective, tandis que celle du Gévaudan, sut promouvoir l’imaginaire… Et le tourisme local !
Loup-Ange ou Fi-loup, Dieu garde la lune des loups ! Pitié pour les carnivores et prédateurs, sauce tartare ou grand veneur ! Les grand-mères racontent que bien après le dernier trophée de 1923, les loups rodaient encore la nuit. Elles racontent aussi que les loups eurent leurs meneurs un peu sorciers et leurs amoureux méconnus. Ainsi, Gontran de Bessé, en faisait-il venir de Sibérie pour son élevage au château de la Doubtière à Availles.
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Sources : Bulletin de la Société des Antiquaires de l’Ouest - Registres paroissiaux et série C66 des AD86 - Histoire et Mémoire du Loup en Charentes- Poitou- Vendée. F.Dumerchat -Sur les pas du loup. Jean-Marc Moriceau.
Ressources : Chasseurs et victimes de loups de la Vienne : répertoire nominatif et géographique sur le blog Lulu Archive.


samedi 26 mars 2022

Abandon - Mieux comprendre - Repères chronologiques et Bibliographie.




 Je réunis ici les articles disponibles qui permettent de mieux comprendre ces archives particulières contenues dans la série 3X, toutes ces histoires d'abandon d'enfants, tristes reflets des coutumes passées. 

Les Grandes étapes et lois de l'abandon. 

Sous l'Ancien Régime. 

  • Au XVIe siècle - François 1er répartit, entre différentes institutions religieuses, les enfants sans parents en fonction des raisons de leur délaissement : enfants non malades délaissés de leurs pères et mères, enfants étrangers, enfants légitimes de parents emprisonnés ou tués, enfants exposés. 
  • Au XVIIe siècle 
    • Saint Vincent de Paul organise et encadre le soin de ces enfants : nourrices à la Couche, placement rural. 
    • en 1670, Louis XIV transforme la Couche en Hôpital des Enfants Trouvés. Les enfants trouvés sont placés en nourrice jusqu'à 4 ou 5 ans, puis ramenés à Paris. Les déplacements se font par meneurs. Les résultats de cette organisation sont mauvais. 
  • Au XVIIIe siècle 
    • 1761 - On décide de laisser les enfants  en placement familial jusqu'à 25 ans (majorité légale). Les nourriciers doivent les instruire, leur apprendre un métier, les élever comme leurs propres enfants. Le garçon placé peut remplacer le fils de famille au tirage au sort pour la milice. 
    • 1772  : A partir de l'âge de 20 ans, les enfants placés sont gagés. 
  • Qui sont ces enfants :
    • A Paris, 7676 admissions en 1772, point culminant, un cinquième des enfants de Paris. 20 à 30 % sont des enfants légitimes. Presque la moitié des enfants de bourgeois de Paris sont illégitimes et abandonnés. Enfants d'artisans, de compagnons, de domestiques, de parents indigents. La grande misère est la raison principale de l'abandon, les marques laissées montrent l'espoir de réclamer l'enfant aux jours meilleurs. Mais 9/10 d'entre eux n'atteignent pas l'âge de 10 ans. 

La période Révolutionnaire. 

  • Les grandes lignes de l'organisation de l'Assistance Publique se mettent en place. L'aide devient un devoir de l'Etat. Les enfants trouvés deviennent les "enfants naturels de la patrie". L'admission des nouveau-nés se fait à bureau ouvert. 
  • Dans la Vienne :
    • A Poitiers le premier registre d'abandon commence en 1787. A cette époque, les enfants sont exposés à la porte des boutiques la plupart du temps, puis progressivement à la porte de l'Hôtel Dieu, ou accrochés à la cloche de l'Hôtel Dieu. 
    • De quand date l'installation du Tour à l'Hôtel Dieu de Poitiers ? Je ne sais pas. Mais le registre de la Série 3X101 mentionne le 4 octobre 1792 que François dit Naud, enregistré sous le numéro 391 a été trouvé la veille à 10h du soir dans le tour avec un billet portant son nom tout en guenille. 

Au XIXe siècle. 

  • 1811 janvier - Décret des règles d'assistance à l'enfant 
    • Trois catégories d'enfants : trouvés, abandonnés, orphelins pauvres. 
    • Mise en place du Tour destiné à recevoir les enfants trouvés dans chaque hospice. Il s'agit de lutter contre l'infanticide en assurant le secret absolu de la naissance. Il s'agit aussi de rendre impossible le retrait de l'enfant afin de limiter l'abandon. Echec de la diminution du nombre d'abandons. 
  • 1818 - 27 juillet : Passer au cou de chaque enfant, au moment de son départ de l'hospice, un collier scellé avec une plaque d'étain portant pour empreinte la désignation de l'hospice, l'année d'exposition et le numéro d'ordre de l'enfant. 
  • 1826 - 20 mai : confirmation des dispositions relatives au collier qui sera gardé jusqu'à l'âge de 12 ans. 
    • Le but est d'empêcher la substitution d'enfant qui était courante. 
    • Quelques inconvénients à ce dispositif : le collier blesse l'enfant et il faut l'enlever. Il peut être facilement retiré, il est trop visible et attire l'attention sur ces enfants. 

  • 1827 - Juillet : On décide de déplacer les enfants dans un autre département, toujours pour limiter les abandons. Mesure efficace mais inhumaine rapidement abandonnée. On met en place des bureaux d'admission afin de proposer des secours à la mère. Les secours sont accordés par le Préfet, seules pouvaient y prétendre les filles mères pour la première fois. Dans certains départements des aides sont proposées aux mères légitimes indigentes
    • Dans la Vienne : Echange d'enfants de département à département (1831-1839) AD86 Série 3X60
  • 1834 Dans la Vienne le conseil général décide qu'à partir du 1 janvier 1834, les enfants trouvés et abandonnés ne seraient plus reçus que dans le seul hospice de Poitiers. 
  • 1842 : il est proposé de substituer au collier des boucles d'oreilles qui ne seraient gardées que jusqu'à l'âge de 6 ans. Le procédé se met en place dans la Vienne, mais les infections sont très fréquentes car les alliages sont de mauvaise qualité et l'idée sera abandonnée.
    • Dans la Vienne :
      • Remplacement du collier par des boucles d'oreilles en argent fin (1818-1843) AD86 Série 3X60
  • A cette époque on trouve également des "enfants en dépôt", envoyés par le directeurs des hospices et appartenant à des parents admis comme malades. Dans la Vienne, on trouve ces enfants en dépôt dès la période révolutionnaire. 
  • 1856 : Dans la Vienne Fermeture du Tour à Poitiers. 
  • 1887 : création des asiles maternels. 
  • 1889 : Loi sur la déchéance de la puissance paternelle et protection des mineurs délaissés. 

Les lieux de l'abandon à Poitiers 
  • L'Hôtel Dieu de Poitiers puis l'hospice national.

Les registres d'abandon de Poitiers commencent en 1787. Jusqu'en 1792, les enfants sont exposés aux portes des boutiques, aux portes des églises, aux portes de l'Hôtel Dieu. C'est le 4 octobre 1792 que le registre mentionne que François dit Naud (n°391) " a été trouvé de la veille à 10h du soir dans le tour, avec un billet portant son nom, tout en guenille." Le tour semble adopté très rapidement car dès les pages suivantes, les enfants sont pratiquement tous décrits trouvés au Tour. 
C'est à l'Hôtel Dieu qu'ils sont enregistrés. On leur attribue un numéro et on détaille sur le registre toutes les informations concernant l'abandon : date, heure, description de la vêtures, mentions distinctives. Ces enfants sont ensuite confiés à des nourrices sur Poitiers, quelquefois dans les communes avoisinantes ou plus lointaines. 
A la Révolution l'Hôtel Dieu devient l'Hospice National (mentionné ainsi en 1794)
Les différentes directrices de l'Hôtel Dieu comme celle de l'hospice veillent au suivi en nourrice de ces enfants autant qu'il leur est possible. On sent, à la lecture des notes, une réelle bonne volonté à protéger les enfants confiés, à suivre leur devenir, malgré la mortalité effarante qui accable ces enfants dont 80 à 90% ne survivent pas à la première année d'abandon. 


Note sur l'Hôtel Dieu de Poitiers : 
Lors de sa création, l’Hôtel-Dieu-Notre-Dame ne comprenait qu’une vingtaine de lits. Trop petit et situé en face du marché de la ville, la nécessité de le déplacer se fit rapidement ressentir. Cette constatation fut également remarquée par Louis XIV qui avança des fonds afin de permettre le déménagement de cet hôpital. Malheureusement, pour des raisons diverses, ce déménagement n’eut jamais lieu et l’Hôtel-Dieu dut s’agrandir sur place. Cet extension permit cependant à l’établissement d’atteindre une centaine de lits à la fin du XVIIIe siècle. A l’heure actuelle, ces bâtiment existent toujours et abritent la Faculté de droit.

Durant les guerres de Vendée, de nombreuses confiscations d’édifices religieux conduisirent l’Hôtel-Dieu a se délocaliser dans les bâtiments de l’ancien grand séminaire (l’Hôtel Pinet, où siège actuellement l’Université). L’établissement devint alors un hôpital civil et militaire ayant une capacité de 300 lits. Cette capacité stagnera à ce niveau jusqu’au milieu du XIXe siècle.
Par la suite, de nouveaux services ouvrent leurs portes et nous assistons à la naissance de la maternité, de l’école de médecine, du pavillon des contagieux, de l’aile militaire et du sanatorium. Une partie de la caserne Dalesmes est également réquisitionnée afin d’assurer le développement du centre de soins.

  • L'hôpital Général de Poitiers
Lorsqu'ils survivent, lorsqu'ils ne restent pas chez leurs nourriciers, les enfants sont déplacés à l'Hôpital général, à l'âge d'environ 8 ans. L'établissement a pour mission d'enfermer les plus démunis. 


Note sur l'Hôpital Général. 

Créé en 1657, ce lieu avait pour mission « d’enfermer » les plus démunis. Son rôle était également de recueillir les enfants abandonnés et les vieillards invalides. Ces missions conduisent l’hôpital à héberger plus de 700 personnes durant les famines du XVIIIe siècle.

Au terme de la Révolution, l’hôpital général perd son caractère carcéral, garde son caractère social (il continue d’accueillir les enfants abandonnés et les vieillards) et adopte un caractère sanitaire avec les aliénés. Il fermera ses portes en 1927 et transférera temporairement les aliénés sur Pasteur. Son activité reprendra en 1937 où il agira en tant que lieu d’hébergement des réfugiés espagnols. Il retrouvera ainsi une mission sanitaire en 1940 avec l’arrivée des malades de certains hôpitaux de la Moselle.

 Source : Site du CHU de Poitiers


A lire en ligne : 



jeudi 16 mai 2013

En février 1722, à Savigny-L'Évescault, le curé du village croise la petite Infante d'Espagne.


Dans Centre Presse, le 16 Mai 2013,une Archive Insolite à l'honneur ! 
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C’est arrivé en Février 1722 à Savigny-L’Evescault.
Marie-Anne-Victoire de Bourbon infante d'Espagne quitte son pays. Elle a trois ans et est promise au roi de France Louis XV, un vieux de... onze ans, son cousin germain. Il s’agit d’un échange avec la princesse Louise Elisabeth d’Orléans, dite Mademoiselle de Montpensier, 12 ans, beaucoup moins enthousiaste pour son mariage prévu avec Louis Prince des Asturies.
Mais c’est un échange de bons procédés auquel il faut se plier, pour préserver le trône aux Bourbon.
 La cérémonie au milieu de la rivière frontalière Bidassoa près d’Hendaye, sur l’Ile aux Faisans, un endroit romantique qui a déjà vu passer Elisabeth fille de Henri IV et Anne d’Autriche infante d’Espagne en 1615, puis en 1660 la rencontre entre Louis XIV et son futur beau-père Philippe IV d’Espagne.
Toutes ces histoires de princesse qui finissent bien, ont été racontées à Marie-Anne, petite mais très futée, qui a très bien compris son rôle, peut-être même l’enjeu, et a accepté sans sourciller de partir avec sa nouvelle suite, direction Versailles.
Sur son passage on lui fait fête. A Poitiers, où elle arrive le 13 Février, elle restera quatre jours et fera carnaval. Elle sera logée chez le Lieutenant Général au plan de St Didier.
Cette petite fille séduit François Leurault, le curé de Savigny-L'Evescault,  qui note l'évènement dans son registre ainsi que le jeune âge de la reine promise.
Le village est à une quinzaine de kilomètres de Poitiers. 
La petite Infante  est charmante et se plie docilement à son sort. Son éducation est confiée à la Princesse première douairière de Conti, fille légitimée de Louis XIV et de Madame de la Vallière.
 Marie-Anne Victoire séduit le royaume, fait les délices de la cour, s’ingénie à plaire à son promis, mais ne charme pas son prince.
La petite fiancée passera ainsi  trois ans à Versailles. Mais elle ne grandira pas assez vite pour l'entourage du roi. Louis XV est de santé fragile et  la survenue rapide d’une descendance serait bienvenue !
Les fiancailles sont rompues. La petite Infante est renvoyée en Espagne en 1725. Elle repasse par Poitiers le 10 Avril, comme le note à regret, en marge notre bon curé.
On la mariera quatre ans plus tard au roi du Portugal Joseph 1er.
Quant à Louis XV on lui choisit la même année, Marie Lesczczynska, fille du roi de Pologne, une vieille fille de vingt-deux ans (sept ans de plus que lui), dont il tombera amoureux et à qui il fera dix enfants en dix ans.
Mais ça, Leurault, notre bon curé de Savigny-L’Evescault  ne prend pas la peine de s’en émouvoir !

L’acte :
fevrier 1722 Remarque. 
Le 13 de fevrier mil sept cent ving
deux, Marie anne Victoire infante
d'Espagne et nommée Reine de france aagée de
quatre ans fit son entrée a poitiers et on
La recut avec toute la magnificence possible
et elle y resta pendant quatre jours y passa
son carnaval, elle etait logée chez monsieur
lelieutant  general au plan de St Didier

En marge : La dite infante est retournée en Espagne le 10è de avril 1725 passa par poitiers le dix avril 1725. 

Source AD 86 Savigny-L’Evescault – BMS – 1720-1736 page 13/73.






Répertorier les Evènements historiques notés d'un village à l'autre de la Vienne, c'est un des aspects du  projet des Archives Insolites de la Vienne (A ce jour 1336 insolites grâce à la contribution de nombreux généalogistes de la Vienne).
Nos curés d'antan sont parfois bavards, et souvent érudits. Ces mentions apportent un regard local, une proximité aux événements nationaux qui ont fait l'histoire de notre pays. Une manière ludique d'apprendre ou de raconter l'histoire.
Dans la Vienne, cette petite infante ne semble avoir ému que le Curé de Savigny-L'Evescault.
Vous avez retrouvé cette mention sur d'autres registres de la Vienne ou d'ailleurs ?
Vous faites des recherches autour de février 1722 ?
Ouvrez l'oeil et n'hésitez pas à me contacter !

lundi 24 octobre 2011

Les Evadés de la Vienne - 1814 -1844.



Le Centre Historique des Archives Nationales met en ligne la liste des forçats évadés des bagnes entre 1814 et 1844.
J'en ai trouvé cinq natifs de la Vienne :
Nicolas Descosses, tisserand né à Poitiers
Louis Lambleux meunier,  né dans la Vienne
Joseph Gilbert, journalier né à Cernay
Pierre Metayer né dans la Vienne,
Jean Pain domestique né à Marigny.

Aucun de ces cinq là n'est répertorié dans la base des p'tites affaires criminelles.
Pour avoir le détail de leur dossier cliquez pour agrandir l'image.
Cliquez sur le lien
Pour l'ensemble du dossier
CHAN -Forçats Evadés -1814-1844

Grace à vos lectures attentives en voici trois de plus !

François Gabriel Boutet de Lusignan,
Jean Royer de Quinçay
Laversanne Léonard .

Posted by Picasa

Il est bien dommage que ces documents ne soient pas mis en ligne sous forme d'une base de données ! Il serait tellement plus facile d'y retrouver les siens, de faire des analyses statistiques...



vendredi 5 avril 2013

E comme Epizootie 1747 #challengeAZ


Epizootie maladie épidémique qui touche les animaux... Un terme qui apparait vers 1775. 
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L'article paru dans Centre Presse :

1747, Brigueil-le-Chantre, Delaforest, le curé de la paroisse témoigne : « nous sommes allés en procession à Vilsalem pour prier Dieu pour l'intercession de St Roch et St Sébastien de nous préserver de la maladie qui règne sur le bétail et qui nous avoisine de toutes parts. Maladie qui a entièrement détruit le gros bétail dans plus de soixante paroisses sans y avoir laissé un seul boeuf ni vache particulièrement dans la province du Berry. La même maladie étant actuellement dans celle du Limousin. Dieu nous préserve. ». L’année suivante, le mal a envahi l’ensemble du royaume. Les processions se multiplient, vingt à vingt-cinq villages alentours !
St Roch, priez pour nous !
 Sans le savoir, de l’étable à l’église, les sabots des paroissiens diffusent le mal le long de chaque chemin de croix…1750, Charroux souffre depuis trois ans et « aucun remède », se plaint le curé. Les conséquences sont dramatiques pour « les particuliers, comme pour le service du public ». Pensez ! Pas de bœuf, pas de labour, pas de récolte, pas de lait, pas de viande. Seul espoir : prières et processions !

St Roch, ayez pitié de nous !
En plusieurs vagues, la peste bovine sévit dans toute l’Europe de 1711 à 1760. Venue de l’est, favorisée par les campagnes militaires, elle suit le trajet des troupes que le bétail accompagne.
On sait la décrire : 50 jours d’incubation contagieuse, puis les yeux s’éteignent, les narines sèchent, s’enflamment, ainsi que le palais, le cuir. La fièvre, la raideur, la diarrhée emportent l’animal en moins d’une semaine.
Tandis que les paroissiens diffusent le mal en implorant St Roch, tandis que les hommes font la guerre, partout en Europe les vétérinaires cherchent les lumières. Certains prônent les sels marins tandis que les italiens se moquent des français et de leurs  infusions vineuses de fiente de poule. Petit à petit, le pragmatisme et l’empirisme font avancer la lutte, la science, la connaissance.

St Roch aidez-nous !
On conseille les mises à couvert, les mises en quarantaine, les abattages préventifs. On se soucie du confort des animaux transportés. La peste recule mais revient…En 1761 elle amène Louis XV à promouvoir la création par Bourgelat, de la première Ecole Vétérinaire au monde, à Lyon, suivie de celle de Maison Alfort. Erasmus avant l’heure, elles accueilleront des étudiants européens et enrichiront la science et le dictionnaire. Le terme d’épizootie, maladie épidémique qui touche les animaux apparait en 1775.

L’épizootie du XVIIIème siècle, décima 200 millions de bovins en Europe et fut la première maladie virale animale éradiquée de la planète par l’homme au XXIème siècle. Merci St Roch !
.
Source : AD 86.
Illustration Wikipédia.


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Un drame de 1740 à 1750, qui touche les bêtes à cornes en Europe Occidentale  et qui va faire des ravages. Environ 200 millions de têtes de bétail perdues.
En voici les témoignages retrouvés dans les Archives de la Vienne. 

1747, la maladie s'étend sur plus de soixante paroisses nous dit le curé de Brigueil-le-Chantre. Les boeufs et les vaches sont touchés, tout particulièrement dans le Berry, mais aussi dans le Limousin. On part en procession au prieuré de Vilsalem, on en appelle à St Roch et St Sébastien. 

1748, toujours la maladie qui s'étend à tout le royaume, les processions  se multiplient, 20, 25 villages alentours. Brigueil semble relativement à l'abri.
1749, en Berry et aux portes de la Touraine, nous dit le curé de Boussay (37)
1750 Dans la Vienne, le village de Charroux est touché. La peste des boeufs nous dit le curé, et ça dure depuis trois ans ! 
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Je réunis depuis quelques mois les Archives Insolites de la Vienne (1330 curiosités) avec l'aide de GE86, et des bloggeurs de la Vienne, Fred Coussay de GénéaBlogique, Sébastien Pissard de La Pissarderie, et GénéaBlog 86.
Lorsqu'il devient possible de comparer d'un village à l'autre,  un même épisode sanitaire ou historique, le travail a porté ses fruits ! 
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5 novembre 1747 à Brigueil-le-Chantre
Hier cinq de ce mois nous sommes allé en procession a vilsalem pour prier Dieu pour l'intercession des St Roch et St Sébastien de nous préserver de la maladie qui règne sur le bétail et qui nous avoisine de toutes parts maladie qui a entièrement detruit le gros bétail dans plus de soixante paroisses sans y avoir laissé un seul boeuf ny vache particulièrement dans la province du Berry. La meme maladie étant actuellement dans celle du Limousin Dieu nous préserve. S. Delaforest Curé.
 Notes : BMS 1745-1753 page 27.


22 septembre 1748 à Brigueil-le-Chantre
Dimanche Dernier vingt deux septembre mil sept cent quarante huit nous sommes allé en procession au Dorat Le Chapitre nous ayant avertis qu'ils avait tirés les chasses des SS Théobalde en Israel ou nous avons assisté à la procession Genvalle ou toutes ou presque toutes les paroisses .... voisines sétaient assemblées au nombre d'environ ving quatre ou vingt cinq Pour demander à Dieu pour l'intecession de SS Israel et Theobalde de nous préserver de la maladie qui règne sur le bétail qui a ravagé plusieurs provinces du Royaume Et dont nous avons été préservé jusqua présent ayant avec nous une grande partie de notre paroisse Mr Dedaus notre vicaire et mr Maurat son diacre. S. De la Forest Curé.
Notes : BMS 1745-1753 page 35

11 octobre 1749 à Boussay (37290)
11 Octobre 1749, il y a eu un grand tremblement de terre qui se fit sur les sept heures du soir. Cette présente année, il y a eu en Berry une maladie épidémique sur toutes les bêtes à cornes. On ignore absolument quelle peut être cette maladie. On na pû jusque a present y trouver de remèdes et a present que jécris elle est aux portes de la Touraine" Signé: Richard, curé de Boussay --- Boussay en 37:



Date et lieu : 1750 à Charroux 
 Cette année 1750 a ete triste à notre paroisse et à plusieurs autres par la mortalité des boeufs qui a causé un grand dérangement dans les biens et les fortunes des particuliers et le service du public interessé dans les charois et le labour des terres. Cette peste et maladie épidémique des boeufs a régné successivement dans diverses provinces et y a causé les mêmes désordres dans qu'on ai acquis aucune connaissance certaine du mal ni des remèdes qu'il fallait y apporter excepté ceux des prières et de la soumission au jugement de Dieu. Dalouhe Curé. AD 86 Charroux BMS 1748/1757/p46

lundi 1 juin 2015

A comme l'insolite du village d'Ayron - #challengeAZ


Le périple du Challenge de l'insolite des villages de la Vienne, commence par Ayron. 
Pourquoi pas Angliers, Amberre ou Arçay ou l'un des 22 autres villages commençant par la lette A ? 
(Availles est hors-jeu c'est trop facile)
Pour la troisième année consécutive, j'ai la chance de tenir une petite chronique sans prétention sur Centre Presse, qui met à l'honneur l'insolite des villages du département.
 Chronique sans prétention ? 
Pas tout à fait... 
A chaque exercice d'écriture, j'espère un retour, un écho, la contagion d'une curiosité pour l'insolite. 
Ma récompense. 
L'insolite, comme une gourmandise, une récréation... 
Un jeu de piste vers la culture, l'histoire. 
L'insolite qui met en appétit de connaissance. 
 L'insolite qui donne vie à l'histoire, qui aide à l'appropriation du savoir. Même si ce savoir est approximatif, peu académique, c'est déjà ça. 
Des chroniques, de presse locale, de blogs, sans donner de leçon, sans étalage de confiture. 
Des chroniques pour l'émulation, pour les p'tits, les grands, les forts en thème ( qui me remontent parfois les bretelles) et pour les cancres qui aiment sourire. 
Vous êtes nés ici ou loin ailleurs (comme moi), qu'importe, ce patrimoine est le VOTRE, ce plaisir est à portée de clic, inépuisable, source de rencontres, de balades, de rêves...
Et à Ayron, Bingo !!! 
On a entendu hurler les loups du XVIIIème siècle !
La municipalité, à travers son site internet, a choisi de mettre en lumière son histoire. Et pour construire l'histoire d'un petit village sur lequel aucun illustre agrégé ne s'est penché, l'insolite est une charpente. 

Que ce challenge soit l'occasion d'en bâtir de nombreuses autres à travers ce cheminement au hasard des villages de la Vienne. 


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Au village d'Ayron, des loups, des cimetières interdits, des inconnus morts sur les chemins, des petits assassins, une vie locale riche où s'invitent quelques paroissiens autour de l'encens et de la cire...

 

1702 - Petite affaire criminelle. La victime est un inconnu.


1703 - Certains cimetières seront désormais interdits. 


1707 - L'assassinat de Levesque. 


1735 - La météo et la Taille. 


1751 - Les loups au village d'Ayron font deux victimes DRIBAULT Pierre...


et MARTINEAU René. 

Je vous ai raconté cette histoire, souvenez-vous des Loups de Latillé



1792 - Que serait la vie d'un village sans ses généreux donateurs ! Au village d'Ayron, la cire, l'encens et quelques paroissiens. 


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Et en bonus ! 
Patronymes concernés par quelques petites affaires criminelles des XVIIIème et XIXème siècle. 
Boulin (1793) - Boutin (1793) - Bourguignon (1838) - Chenier-Durandière (1793) - Debray (1793) - Hayrault (1872) - Léonard (1793) - Metais (1831) - Moreau (1793) - Ruffin (1793).
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Du rififi autour de l'arbre de la Liberté 
" Le citoyen Moreau, commissaire aux vivres, suspecte la municipalité de vouloir abattre l'arbre de la Liberté en raison de l'approche des Vendéens."
Source : AD86,  Série L 168
Biblio : Les arbres de la Liberté à Poitiers et dans la Vienne. Par Robert Petit.
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Un Moreau d'Ayron inquiété par le Comité de Surveillance et Révolutionnaire
Source AD 86 Série L SUPPL 421
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Quelques soldats d'Ayron (du Poitou) reçus à l'Hotel des Invalides :
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Quelques chasseurs de loups ( Source AD86 Série C66) :
AVRIL    1773     JEAN     METAIS
NOVEMBRE       1778      MICHEL     LAJOYE
FÉVRIER     1781      MICHEL    LAJOYE
SEPTEMBRE    1781      PIERRE  METAIS
Et quelques trésors enfouis dans la Caverne de Gallica BNF 



jeudi 9 juin 2016

H - Havane, naître, grandir, fumer. #challengeAZ



En 2003, assise à Genouillé, une sorcière singulière remonta quatre à quatre la branche des Godard, histoire d’épater son beau-père, fumeur de Havane de 80 printemps. Cigare aux lèvres, celui-ci se mit à parler. L’écouter, c’était grimper de branche en branche, dans l’arbre du temps, au plus loin de la mémoire orale familiale. Et quelle mémoire!  Deux guerres, des épidémies, les derniers loups du Sud Vienne, des cœurs simples, mais fiers, des bonheurs de vie humble, autour d’un feu, des mots à la veillée… Rien de mieux qu’un homme d’ici pour piquer de passion généalogique une bru venue d’ailleurs.
Source : Archives départementales de la Vienne

Les Godard de Genouillé, au plus loin des archives paroissiales, étaient journaliers à la Combe. Journaliers… De père en fils, sur plusieurs siècles. Une généalogie humble et belle de gens de peu, qui se marièrent au village, ou à une portée de charrette, revenant inexorablement au berceau de la Combe, au village des potiers.  Pas une petite cuiller en argent à mettre sous la dent du beau-père, pas un blason, pas une particule ! Chez les Godard de Genouillé on vécut pauvre et en sabots. Dans un tel arbre, le premier qui signe apporte à l’apprenti paléographe, une sacrée émotion. Il fallut attendre 1860, et le mariage de Jacques avec  Marie Pautrot, pour lire Godard en bas d’un acte !  La première main qui sut écrire fut celle de François, frère cadet du marié. « François Godard hongreur » et fier de l’être,  tel est son paraphe au bas des actes de sa fratrie. Joseph,  fils de Jacques, signe. Joseph-Pierre né en 1889, cultivateur, sait lire et écrire. Mobilisé le 1er Aout 1914, prisonnier la terrible journée du 22 Aout, c’est en Allemagne, qu’il apprendra la naissance de Louis, son premier fils né en novembre. Libéré en 1919, il termine la route à pied, se perd dans cette campagne qu’il ne reconnait plus et arrive à Genouillé épuisé.  La famille s’installe alors à St-Macoux où nait René, notre fumeur de Havane.
2014 Collection familiale.

Naitre, grandir et saisir sa chance. Enfant de la république doué, à l’intelligence vive, voyez René, grimper quatre à quatre les barreaux de l’échelle sociale ! Notre fumeur de Havanes, quitte le sud Vienne, devient clerc de notaire à Chauvigny chez Me Toulat, puis notaire à Paris.  Naitre, grandir, devenir un homme et garder tout au long de sa vie l’amour de la langue française et le respect pour les plus humbles dont on est issu. Devenir père et porter haut ses enfants. Devenir  grand-père, arrière-grand-père et se laisser porter par la diversité d’une ribambelle joyeuse et aimante.  
Naitre, grandir et finir patriarche. Présider la table des cousinades et conserver intacte la mémoire des anciens,  l’émotion des chagrins, garder au cœur les disparus, s’émouvoir des naissances, porter un regard attentif sur chacun et accompagner les plus fragiles.
De journalier en notaire, de Genouillé à Monthoiron, le 6 mars 2015, en perdant une de ses plus belles branches, l’arbre de la Godardière a gagné une racine d’une singulière force.



René Henri GODARD (1923/2015)

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Je suis la gardienne des actes notariés familiaux anciens. Un an plus tard, j'ouvre une chemise cartonnée et l'odeur du Havane m'entoure, j'inspire, je retiens mon souffle, je ferme les yeux. 
 Papi Cigare is back. 
Tabagisme passif consenti. 

mercredi 25 mai 2011

Acadie 2011 aux Archives de la Vienne.



Les Archives de la Vienne  accueillent demain 
 jeudi 26 mai à partir de 17h30
trois conférenciers :


-   M. Antoine LANDRY, Maire de Caraquet (Nouveau-Brunswick) : « Art, culture et stabilité économique dans les municipalités acadiennes » 

-   M. André MAGORD, Directeur de l’Institut d’Etudes Acadiennes et Quebécoises de l’Université de Poitiers, Professeur de civilisation nord-américaine : « Le fait acadien en France » 

-   M. Thierry SAUZEAU, Co-directeur de l’Institut d’Etudes Acadiennes et Québécoises de l’Université de Poitiers, Maître de conférences en histoire : « Le patrimoine acadien en Poitou-Charentes »

Parallèlement, une sélection de documents liés à l’histoire acadienne sera présentée du 26 mai (à partir de 17h30) au 30 juin 2011 aux Archives Départementales de la Vienne.



samedi 30 mai 2015

#ChallengeAZ , stop ou encore ?


Organisé pour la troisième année consécutive par Sophie Boudarel, le ChallengeAZ des généalogistes démarre le lundi 1er juin. De A à Z, chaque jour, un billet en lien avec chaque lettre de l'alphabet. Repos le dimanche. 
J'avais participé en 2013, avec un défi sur mes quatre blogs (Lulu archive,Lulu Availles, Mères d'Alors et Lulu Sorcière). Un régal.
  
En 2014, j'ai pris une année sabbatique. Normal vu mon statut.

Cette année, en juin, je vais manquer de temps : la p'tite descendance, le potager, les confitures,.. La vie quoi, comme en été loin des claviers... Mais quand même... ça me démange... 
 Après de longues hésitations, sans mure réflexion, j'y retourne... 

Pourquoi ? 
Une manière de remercier Sophie pour cette belle idée et cette émulation qui ne se dément pas. Pour certains de ces textes nés dans l'urgence du jour le jour, en 2013, et que j'aime encore lire...
Une manière de remercier ceux qui m'encouragent, après m'avoir lue ici ou sur Centre Presse. 
Une manière de remercier ceux qui attrapent le virus et qui mettent à l'honneur les archives de leur village. 

Comment ? 
Thème retenu : L'insolite au village dans les registres paroissiaux. 
De Ayron  à Yversay, chaque jour, une archive insolite issue des registres paroissiaux, pour un village de la Vienne !
Vous aimez l'insolite ? Moi aussi ! Vous verrez, il est partout. Au royaume des bavards, aucun de nos curés de la Vienne n'est muet !  Du quotidien, de l'histoire, de l'anodin, du drame, de la vie, de la mort...
Comment ça il n'y a pas de village en W dans Vienne ?
J'essaierai de trouver une ID pour les K particuliers...

vendredi 21 janvier 2011

Lulu Archive a eu un bon-point.


C'est mon premier en catégorie Généalogie !
Comme un encouragement à poursuivre, à développer, ce qui fait partie de mes bonnes résolutions 2011.
Mises en pratique sans tarder d'ailleurs, car fraichement inscrite au CCHA, et à la Société des Sciences, je vous ai déjà servi mon premier compte-rendu de conférence à la sauce sorcière !

C'est David du blog Généaligne qui m'honore en m'incluant dans la liste de ses 10 Blogs de Généalogie préférés.
Lui-même médaillé à l'initiative d'Anne du blog "The French Généalogy Blog".
Merci David, bravo pour ton travail et merci pour ton appréciation qui me ravit ;-)

A mon tour, je dois encourager dix blogs ou sites de généalogie.
Je ne vous les classe pas, je n'aime pas les classements. A chacun de poursuivre si ça lui fait plaisir. Et du plus modeste au plus érudit merci à tous de partager.

GénéaBlog86 : Le blog d'Anthony, qui nous fait partager ses trouvailles dans la Vienne. Toujours un régal de lecture.

Le Blog du CCHA : Le Centre Chatelleraudais d'Histoire et d'Archives. Du sérieux sur les trésors de la région et de l'histoire. Un bulletin, des conférences, des voyages. La sorcière adhère.

Le Blog d'Eleonor du Carloy : Tout sur Saint Rémy sur Creuse avec Eléonor, et plus que tout avec ses chemins de traverse.

Histoires et Légendes de France.  : Raconte moi les belles histoires de France.

Chaunay en Cartes Postales. : Un blog que j'ai repéré suite à un article paru dans la NR. Tout Chaunay (Sud de la Vienne) en cartes postales.


Oh mes Aiëux ! : là aussi toujours de quoi s'époustoufler !

Les Cerisiers de l'Aube. : Le blog de ma copine Odile qui travaille sur les Cerisiers dans l'Aube.

Les cybergénéalogistes de la Charente Poitevine. : C'est tout près, et c'est bien de chez nous.

Le blog du Cercle Généalogique Poitevin :  le CGP s'est muni d'un blog, outil formidable pour suivre les évènements et les mises à jour. La sorcière adhère.

GE86 : Ce n'est pas un blog, mais pour la généalogie poitevine, un site incontournable, gratuit, dont le forum est plein de vie et l'entraide le mot d'ordre. La sorcière adhère.  

La Société des Sciences de Châtellerault : Archéologie, Histoire, Nature, Sciences et Astronomie ! Pas de blog mais un site, des conférences, un bulletin, des voyages. La sorcière adhère.

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J'aimerais en trouver encore  plus, sur les p'tits villages du Poitou,  pour honorer ces hameaux de rien, qui ont abrité le plus humble et le plus célèbre et qui permettent encore grâce à leurs écrits de raconter les deux.
A l'heure d'une mixité sociale moribonde, il est toujours réconfortant de finir par astiquer l'argenterie, après avoir pendant 7ou 8 générations voire plus poussé la charrue dans la Vienne..
 ou passé les frontières à pied, racines à jamais perdues, accrochée aux branches d'un vieux chêne d'adoption.
C'est aussi ça que raconte la généalogie et les généalogistes, parfois atypiques qui se frottent aux vieux parchemins.
Gitane amateur de Gauloises, si j'arrive ici à effleurer le sujet en restant "marrante" et "sorcière", je m'autorise à poursuivre avec vous ! 
Merci à tous ceux qui passent ici ou là,  n'hésitez pas à commenter, raconter, craquer l'allumette sous l'bûcher,
la sorcière est une dure à cuire.  

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Et puisqu'on fait dans la modernité, Lulu Archive a sa page Facebook comme tout l'monde ;-)

jeudi 26 janvier 2012

GénéaNet....


GénéaNet...tement encourageant !
Merci pour cette belle récompense qui met  la Vienne à l'honneur et avec moi tous ses passionnés d'Archives, d'Histoire !
Merci d'aimer aussi les Matern'Elles et le p'tit café siroté dans ma cuisine !

Partager. C'est le mot clé. Celui qui ouvre toutes les portes.

Partage et sincérité... C'est pas sorcier !
Avec vous lecteurs chaleureux, taquins, révoltés, discrets, timides, sincères, amusés, fidèles ou de passage...
Avec vous l'équipe de GE86, jardiniers de mes mauvaises graines, paléomagiciens, lecteurs d'insolite...
Avec vous blogueurs amis de la Vienne et d'ailleurs  !
Avec vous les Archives de la Vienne, nid douillet où la sorcière pose son balai !











lundi 5 mars 2012

Au clair de la lune... (Echo)


Prête-moi ta plume... Pour écrire un Tweet !

Généalogie de l'archivage...
Du Papier au disque dur ? De la Fiche bristol au logiciel ? De l'association au Réseau Social ? L'un ou l'autre ? De l'un à l'autre ? Bref, jamais l'un sans l'autre !
Vous trouverez chez Sophie sur la Gazette des Ancêtres et chez Tatiana sur Yvon Généalogie, de nombreuses réponses, astuces, arguments à toutes ces pratiques modernes de la généalogie.
Parmi toutes celles-ci, au plaisir d'écrire, s'ajoute la SAUVEGARDE !

On ne dira jamais assez que le seul moyen de GARDER c'est de DONNER !

Quelle est la meilleure sauvegarde ? Papier, disque dur ?  Ni l'un, ni  l'autre !
 Le papier n'est plus rien quand l'encre pâlit, le disque dur fond dramatiquement au moindre coup d'chaud.
La mise en ligne est la seule sauvegarde qui vaille. Partagez, n'attendez pas ! D'ailleurs attendre quoi ? Une édition papier, à tirage limité, vite épuisée ? Non, franchement la publication sur le net autorise toutes les formes de témoignages, préserve les données, simplifie les recherches, stimule l'intelligence, fédère les compétences.
Un  article paru sur GeneProvence met en avant les qualités premières du généalogiste (patience, prudence, chance, curiosité, rigueur)...
Prudence, rigueur ? Pitié point trop n'en faut ! J'espère qu'il restera quelques têtes en l'air, quelques brouillons, quelques bonnets d'âne, quelques amateurs généreux mal éclairés pour mettre un peu de pagaille, d'humour et d'anodin dans ce loisir qui se fait parfois "discipline" et tatillonnne au lieu de tatonner, se prenant trop au sérieux, petit monde de chasseurs de trésors hélas parfois avares de partages, redresseurs de blasons et donneurs de leçons...
Préservons l'insoutenable légèreté des êtres passés à la postérité, par la magie du partage de notre patrimoine.
Prête moi ta plume, on décrochera la lune !

Lulu s'amuse :
1- En allant en vrai aux ADV.
2- En  adhérant  aux associations : GE86, CGP, Société des Sciences de Châtellerault, CCHA.
3 - En bloggant depuis trois ans dans sa cuisine, tout est mijoté maison et la table est généreuse !
4 - En créant des bases de données " Les petites Affaires Criminelles de la Vienne", les Archives Insolites de la Vienne. C'est en libre service. Je peux mourir tranquille.
5 - En trouvant des amis sur Facebook, Lulu Archive a sa page, ainsi que les petites affaires criminelles et  participe à quelques groupes dont Vienne Généalogie et Publication Généalogique.
6- En  twittant mais avec son ordi, c'est pas très réactif, mais c'est informatif.
7 - En relayant sur Scoop-it ses lectures web, sans blabla.