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samedi 26 septembre 2020

Charlie du siècle des Lumières - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 15/01/2015.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. 


Chercher Charlie à travers l’archive.
A la lueur du cierge qu’ils brandirent en réparation publique des outrages faits à l’Eglise, trois Charlie du siècle des Lumières  éclairent à leur façon le chemin de croix qui mena la patrie de Voltaire vers une République laïque. Une République laïque dont il faut aujourd’hui, sans souffler sur les braises, raviver la lueur et protéger la flamme, en ce janvier 2015 de larmes et de rage.
Palsembleu ! Au catalogue de l’insolite, nos mécréants d’archives paroissiales sont rares : une possédée, une réparation publique, un blasphème.
Nom d’une pipe à Thuré ! Pour Françoise TOUDON, « possédée du diable de son vivant », le curé étouffe sagement les braises et l’enterre sans autre forme de procès en 1657. A l’époque des buchers, il est des curés qui doutent. Françoise est la seule sorcière du Poitou croisée à ce jour dans un registre paroissial…
Diantre à Mauprévoir ! Ce 27 avril 1757, qui peut imaginer ce qu’à bu François de Lousme !  Sacré mécréant le p’tit François, qui, confondant le clocher avec le cabaret causa scandale en « vomissant dans l’église pendant la messe et au terme de la consécration du vin »… « Pour en avoir trop bu ». Au village sans prétention, jarnicoton, il attrapa mauvaise réputation et à ce sacrilège, le curé imposa « réparation publique ». L’histoire ne dit pas si le fils de Lousme se présenta en titubant, devant l’autel de Saint Antoine pour honorer Dieu. Il s’y agenouilla et brandit à la main, tout le temps de la messe, un cierge allumé sous le regard courroucé, du curé, du bedeau, des bigottes et sous les rires étouffés des enfants de chœur…  Bigre ! François de Lousme n’était qu’une petite teigne, et son père dut payer l’amende d’une livre de cire en réparation. Il lui donna sans doute du bâton en consolidation de sa mauvaise éducation.
Jarnicoton à  Châtain ! Dans notre douce France, cinquante ans avant l’ère révolutionnaire, le blasphème est un crime passible de mort. Le curé offusqué de cette petite paroisse tient à témoigner de l’outrage pour les générations futures. En 1739, voyez cet Antoine Chaumont que l’ecclésiastique nous met à l’index. Il n’est plus tout jeune, 68 à 70 ans. Aimait-il comme ce patriarche du crayon, la chair dans toute l’étendue de son doux champ lexical ? On a plaisir aujourd’hui à l’imaginer en Charlie débonnaire, le vieil Antoine qui « blasphéma sous la colère le nom de Dieu »! Le serviteur en soutane n’entre pas dans les détails de cette fureur prérévolutionnaire, mais elle entraina les foudres de l’ecclésiastique comme celles de l’honorable écuyer de son village.
Sapristi dans la Vienne du XVIIIème ! Voyez nos sorcières mises à l’index, nos  mécréants à genoux, nos curés offusqués ! Le papier est encore rare, l’art reste académique,  le dessin de presse n’est pas encore né et c’est dommage car tous ces fantassins du Chevalier de la Barre ne sont-ils pas à croquer ?


Source : Archives de la Vienne. Registres paroissiaux. 

mercredi 9 septembre 2020

Le Tour de France arrive dans la Vienne ! Vélo et Presse Ancienne #AD86



Aujourd'hui 9 septembre 2020, le Tour de France arrive dans la Vienne, c'est l'occasion de remettre à la Une cet article rédigé et publié sur Centre Presse en 2014. 

Après le foot, on enchaine avec le vélo ! Le vélo est bien plus populaire que le ballon rond dans la presse ancienne. Toujours en quête de la première mention de compétition sportive dans la presse ancienne, me voilà sur la route du premier tour de France. Et le premier Tour de France en 1903, met à l'honneur le département de la Vienne !


 Juillet 1903. Premier Tour de France ! Evoqué uniquement à première vue dans le Mémorial du Poitou de Châtellerault. Il faut dire qu’il y a de quoi ! Au premier tour de France, Châtellerault offre deux coureurs et pas des moindres : Georget et Augereau.
 Au classement de la première étape (Paris-Lyon) de la course organisée par le journal l’Auto, nos deux p’tits gars du Poitou sont au classement : Léon Georget troisième en 9H35m et Augereau quatrième en 10H30 ! Ils déploient une énergie extraordinaire, talonnant la moyenne du premier, un certain Garin qui passe la ligne comme une flèche à 25 kilomètre 500 à l’heure…
                                     
A la deuxième étape participent trois coureurs qualifiés pour le Tour de France complet et onze qui n’ont pas achevé la première étape, ou se sont engagés spécialement pour la seconde. Le départ est donné à 3H30 du matin, aux portes de Lyon, direction Marseille ! Une foule innombrable de curieux se masse dans la nuit pour encourager les coureurs. Georget gagne du terrain, à trois longueurs de bicyclette derrière Aucouturier, il arrive deuxième tandis qu’Augereau peine un peu et n’arrive que huitième !
Laissons le correspondant du Mémorial du Poitou nous raconter cette arrivée légendaire :
« A 150 mètres du contrôle d’arrivé est Aucouturier tout à droite de la route, Georget à gauche tête baissée. Les deux hommes font le suprême effort, si émouvant et sous la banderole qui claque à la brise de la Méditerrannée, c’est le maillot bleu et rouge du grand Aucouturier qui passe bon premier par trois longueurs. Aussitôt la ligne franchie, l’homme presque méconnaissable sous la couche de blanche poussière provençale qui l’enfarine, se dresse littéralement sur sa machine et lève les bras au ciel avec un geste de triomphe dans ses yeux, sous ses cils où la poussière a formé boue, un grand éclair de joie fulgure. - J’ai gagné ! clame-t-il, j’ai gagné ! Et dans ce cri on sent la résurrection morale du vaincu d’hier. Georget bien que second, est transfiguré de bonheur. « J’ai eu Garin. Ah ! on va voir maintenant qui aura le Tour de France ! » Au milieu d’une foule enthousiaste, Georget plonge la tête dans un seau d’eau à dix reprises différentes puis demande son habituelle bouteille de Bordeaux et ses non moins habituels biscuits Rouchier ! »

Dans la troisième étape, Marseille-Toulouse, 493 kilomètres, Georget perd du terrain et se classe onzième, tandis qu’Augereau reprend du mordant et arrive douzième.


A la cinquième étape, Augereau confirme sa bonne forme et se classe quatrième. Mais hélas Georget, démoralisé par deux crevaisons successives, abandonne du coté de Luçon, reste assis sur le bord de la route… et s’endort.



 Mais Fernand Augereau le p’tit gars de Naintré, lui, n’a pas dit son dernier mot. Parti de Nantes pour la dernière étape, il arrive second de l’étape à Paris le 22 juillet, battu au sprint d’une petite seconde par Garin. Garin, brassard vert, premier vainqueur de l’épreuve !

 Source : AD86 presse en ligne. Mémorial du Poitou









 Illustration : Wikipédia (Garin pose en compagnie de Léon Georget)

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Juillet 1903. Premier Tour de France !  Evoqué uniquement à première vue dans le Mémorial du Poitou de Châtellerault. Il faut dire qu’il y a de quoi ! Au premier tour de France Chatellerault donne deux coureurs et pas des moindres : Georget et Augereau.
Au classement de la première étape (Paris-Lyon) de la course organisée par le journal l’Auto deux p’tits gars du Poitou sont au classement : Georget troisième en 9H35m et Augereau quatrième en 10H30 ! Nos deux chatelleraudais déploient une énergie extraordinaire, talonnant la moyenne du premier, un certain Garin qui passe la ligne comme une flèche à  25 kilomètre 500 à l’heure… A la deuxième étape participent trois coureurs qualifiés pour le Tour de France complet et onze qui n’ont pas achevé la première étape, ou se sont engagés spécialement pour la seconde.
Le départ est donné à 3H30 du matin, aux portes de Lyon, direction Marseille ! Une foule innombrable de curieux se masse dans la nuit pour encourager les coureurs. Georget gagne du terrain, à trois longueurs de bicyclette derrière Aucouturier, il arrive deuxième tandis qu’Augereau peine un peu et n’arrive que huitième ! Laissons le correspondant du Mémorial du Poitou nous raconter cette arrivée légendaire :
A 150 mètres du contrôle d’arrivé est Aucouturier tout à droite de la route, Georget à gauche tête baissée. Les deux hommes font le suprême effort, si émouvant et sous la banderole qui claque à la brise de la Méditerrannée, c’est le maillot bleu et rouge du grand Aucouturier qui passe bon premier par trois longueurs. Aussitôt la ligne franchie, l’homme presque méconnaissable sous la couche de blanche poussière provençale qui l’enfarine, se dresse littéralement sur sa machine et lève les bras au ciel avec un geste de triomphe dans ses yeux, sous ses cils où la poussière a formé boue, un grand éclair de joie fulgure.
-              J’ai gagné ! clame-t-il, j’ai gagné !
Et dans ce cri on sent la résurrection morale du vaincu d’hier.
Georget bien que second, est transfiguré de bonheur. « J’ai eu Garin. Ah ! on va voir maintenant qui aura le Tour de France ! »
Au milieu d’une foule enthousiaste, Georget plonge la tête dans un seau d’eau à dix reprises différentes puis demande son habituelle bouteille de Bordeaux et ses non moins habituels biscuits Rouchier !
Dans la troisième étape, Marseille-Toulouse, 493 kilomètres, Georget perd du terrain et se classe onzième, tandis qu’Augereau reprend du mordant et arrive douzième. A la cinquième étape, Augereau confirme sa bonne forme et se classe quatrième. Mais hélas Georget, démoralisé par deux crevaisons successives, abandonne du coté de Luçon, reste assis sur le bord de la route… et s’endort.
Mais Augereau notre vaillant chatelleraudais n’a pas dit son dernier mot. Parti de Nantes pour la dernière étape, il arrive second à Paris le 22 juillet !




mardi 3 septembre 2019

Des violences d'un autre âge - Lulu Archive dans Centre Presse -

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Article rédigé en 2014.

Il n'y a pas d'époque pour la violence conjugale.
Elle se déchaina atrocement ces dernières semaines dans la Vienne. On la qualifie d’un autre âge, et pourtant, elle interpellait déjà au XVIIème !
Liglet, 1691. François Bichier, curé, désigne sur son registre paroissial, Louis MONTETAUD. Sans doute l’a-t-il nommé aussi à la messe du dimanche, tentant par ses prêches de vaincre ce fléau ordinaire qui touchait si gravement les femmes de l’ancien Régime. Dans le silence des villages endormis, cette violence tue.
Louis MONTETAUD vit à Journet. Il n'est plus tout jeune. Tous ses enfants sont partis de la maison. Avec Marie, ils en eurent sept. Qu’importe. Au bout de sa vie de misère, rien n’apaise la colère de cet homme, attisée par l’alcool. Louis frappe sa femme  tant et tant, et depuis tant de temps, que plus personne ne l’entend faire. Ce soir-là,  Marie BONNEAU pleurait-elle trop ? Un mois avant, sa fille Anne mourait. Elle venait de mettre au monde deux petites filles, l’une des deux l’accompagna dans la tombe. Marie pleure sa fille, sa petite fille et Louis frappe. Epuisée, blessée, laissant son époux ivre de haine, Marie fuit enfin, profitant du sommeil de son bourreau. La route est longue, 12 km pour trouver refuge à Liglet chez son gendre, Pierre BIDEAU et sa fille cadette Jeanne.
Marie se repose enfin, mais ne va toujours pas mieux. Elle est sans doute venue trop tard. Le 12 mars, Jeanne appelle le curé. Marie lui confie dans son dernier souffle qu'elle meurt à cause des coups subis : des coups de genoux et des coups de bâton dans l'estomac. Les coups de Louis, son époux. Il n'y a pas d'époque pour la violence conjugale. Il n'y a pas d'âge non plus. La pauvre Marie BONNEAU avait « soixante et quelques années »...
L’histoire devrait s’arrêter là. Mais autour de l’acte de décès de Marie Bonneau, le registre chuchote.
Cinq jours après la mort de sa mère, le curé de Liglet enterre Jeanne, et la semaine suivante Pierre Bideau ! Que se passe-t-il dans cette maison ? La colère de Dieu s’est trompée de cible, elle s’est abattue sur tout le village ! En cinq mois, il va mourir à Liglet 32 âmes, dont les 2/3 ont moins de 40 ans, la mortalité annuelle habituelle est multipliée par deux en seulement un semestre. Etrangement, dans la maison des Bideau, les trois petits orphelins de 9, 5 et 2 ans vont survivre.
Etrangement le curé ne s’étonne pas de cette hécatombe dans sa paroisse.
Cette violence mystérieuse et extraordinaire aura-t-elle arraché quelques larmes au regard embrumé de Louis Montetaud, qui a perdu cette année-là six membres de sa famille ? Seul à Journet, le vieil homme mourra à son tour le 6 décembre de la même année à l’âge de 70 ans. Il n’y a pas d’âge pour la violence ordinaire.



lundi 2 septembre 2019

Des maîtres d'école dans les registres des villages de la Vienne de 1613 à 1792 !

Bonne rentrée à tous !
VILLAGEMAITREDATESOURCE
ARCAYMAITRE1710/12/17AD86/IN4/1016
BLANZAYMAITRE1719/09/25AD86/IN4/1016
CELLE-L'EVESCAULTMAITRENDAD86/IN4/1016
CELLE-L'EVESCAULTMAITRE1667/12/08AD86/IN4/1016
CHAMPAGNE-SAINT-HILAIREMAITRE1779/09/12AD86/IN4/1016
CHARRAISMAITRE1769/05/15AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1691/01/15AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1696/03/12AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1728/11/00AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1751/10/24AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1760/06/11AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1776/06/03AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1785/06/23AD86/IN4/1016
CHASSENEUILMAITRE1650AD86/IN4/1016
CHÂTEAU-GARNIERMAITRE1699/03/12AD86/IN4/1016
CHÂTEAU-GARNIERMAITRE1701/11/22AD86/IN4/1016
COUSSAY-LES-BOISMAITRENDAD86/IN4/1016
CURZAYMAITRE1776/03/08AD86/IN4/1016
CURZAYMAITRE1792/12/02AD86/IN4/1016
DISSAYMAITRE1753/04/05AD86/IN4/1016
DISSAYMAITRE1787AD86/IN4/1016
DOUSSAYMAITRENDAD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1663/02/19AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1663/09/00AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1672/05/20AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1777/11/13AD86/IN4/1016
JAULNAYMAITRENDAD86/IN4/1016
JAZENEUILMAITRE1689/01/08AD86/IN4/1016
LA-ROCHE-POSAYMAITRE1716/02/10AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1659/08/21AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1706/04/28AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1748/10/08AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1760/05/28AD86/IN4/1016
LESIGNYMAITRE1710/11/03AD86/IN4/1016
L'ISLE-JOURDAINMAITRE1760/05/16AD86/IN4/1016
MARNAYMAITRE1778/02/15AD86/IN4/1016
MESSEMEMAITRE1706/05/18AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRENDAD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1613/01/11AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1620/04/16AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1724/01/17AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1694/07/27AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1695/08/28AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1721/08/25AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1751/09/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1752/09/03AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1762/10/07AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1771/03/15AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1689/10/29AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1700/10/13AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1743/04/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1745/07/18AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1760/09/15AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1790/04/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1790/07/23AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1757/07/04AD86/IN4/1016
MONCONTOURMAITRE1772/06/30AD86/IN4/1016
MONCONTOURMAITRE1789/05/20AD86/IN4/1016
MONTGAUGUIERMAITRE1785/12/04AD86/IN4/1016
NEUVILLEMAITRE1619/04/11AD86/IN4/1016
ORCHESMAITRE1737/10/08AD86/IN4/1016
PAYREMAITRENDAD86/IN4/1016
POIZAY-LE-JOLIMAITRE1651/03/13AD86/IN4/1016
POIZAY-LE-JOLIMAITRE1783/03/03AD86/IN4/1016
PRANZAYMAITRE1740/03/11AD86/IN4/1016
PRINCAYMAITRENDAD86/IN4/1016
QUINCAYMAITRENDAD86/IN4/1016
SAINT-GERVAISMAITRE1729/04/22AD86/IN4/1016
SAINT-JEAN-DE-SAUVESMAITRE1719/09/17AD86/IN4/1016
SAINT-MARTIN-l'ARSMAITRE1675/06/18AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1730/05/03AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1736/11/05AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1772/01/12AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1704/11/01AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1713/06/08AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1718/10/14AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1715/06/08AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1737/01/21AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1752/01/03AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1758/07/06AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1758/08/13AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1789/01/09AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1792/08/31AD86/IN4/1016
SAINT-SECONDINMAITRE1790/04/12AD86/IN4/1016
SAMMARCOLLESMAITRE1761/11/04AD86/IN4/1016
SANXAY MAITRE1753/10/27AD86/IN4/1016
SANXAY MAITRE1763/03/23AD86/IN4/1016
SOMMIERESMAITRE1658/11/27AD86/IN4/1016
SOMMIERESMAITRE1660/12/07AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1646AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1694/01/11AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1698/08/13AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1791/02/16AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1778/01/17AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1678/07/20AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1679/04/29AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1688/09/21AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1689/06/04AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1702/02/19AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1703/02/07AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1704/01/10AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1731/01/01AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1737/05/04AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1629/10/19AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1640AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1642AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1731/05/28AD86/IN4/1016
VOUZAILLESMAITRE1752/06/17AD86/IN4/1016
ANCHEMAITRE1788/06/10AD86/BMS/1785/1792/P35
VENDEUVREMAITRE1679/04/29AD86/BMS/1686/1688/P135
VENDEUVREMAITRE1703/02/07AD86/BMS/1703/1704/P83
VENDEUVRE MAITRE1702/02/19AD86/BMS/1701/1702/P101

jeudi 14 février 2019

Mariage Jubilatoire - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 20/02/2014.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

L'article paru dans Centre Presse et la réponse du Pr Jean-Marie Augustin !
L'article
Mariage Jubilatoire ou la Saint Valentin des archives à Oyré !
Il  n’est pas toujours facile de mettre un point final sur les i de clandestinité. Avant l’avènement des communiqués de presse people, les occasions étaient rares d’officialiser les douceurs d’une alcôve clandestine. La religion imposait ses dogmes infranchissables ! Infranchissables ? A l’exception des jours de Jubilé ! Car Jubilé rime avec pardonné !  Une opportunité dont se réjouissaient aussi les amoureux en mal de légitimité !
Ainsi le 7 avril 1668, Maitre René Thénault, de la paroisse d’Oyré,  profita-t-il des fêtes données en l’honneur du Jubilé du Pape Clément IX pour officialiser l’union qu’il partageait avec Louise Durand depuis déjà quatorze ans ! L’histoire ne dit pas s’ils eurent des enfants et combien. L’ajout, après réflexion, de la mention « mariage clandestin » par le curé d’Oyré, nous en dit plus sur l’origine de cette régularisation : même si l’acte de mariage ne fait mention ni d’abjuration ni de conversion, nos épousés étaient probablement protestants.  Qu’il soit un notable de la paroisse n’épargnera pas à Maitre Thénault d’argumenter son dossier. Période de pardon et de conversion, le Jubilé est l’occasion d’ « indulgences partielles ou plénières » qui demandent quelques efforts spirituels : faire de manière publique quelques pénitences (jeûne, pèlerinage), prier, se confesser, offrir  généreusement quelques dons. A ces seules conditions, sera offerte à notre Valentin pêcheur,  l’occasion de rendre officielle et honorable une situation pour le moins embarrassante, voire dangereuse. L’évènement solennel restera très encadré comme en témoignent la présence d’André Boulé du couvent des Cordeliers et Maitre Jacques Brandin étudiant en théologie. A Charroux, à Couhé, 1668 rime également avec conversion au catholicisme. Le curé de Jaunay-Clan nous apprend qu’un autre Jubilé débuta en 1724, le premier dimanche de l’avent dans les villes mais le second dans les campagnes !
Le premier Jubilé du christianisme fut décrété en 1300 par le pape Boniface VIII, au rythme d’un par siècle,  l’intervalle se réduisit de pape en pape et à partir de 1400 le jubilé eut lieu tous les 25 ans. A ces festivités programmées, s’ajoutent quelques  années saintes extraordinaires. Clément IX, jésuite, fut pape de 1667 à 1669.  Homme de lettres, il fit construire le premier opéra de Rome. En 1668, il fut médiateur lors du Traité d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la guerre de dévolution, premier conflit du jeune roi Louis XIV qui dut rendre à l’Espagne la Franche-Comté mais garda la Flandre conquise par Turenne.
1668 ne fut pas une «année sainte extraordinaire » au sens religieux du terme… Mais, exceptionnelle, elle le fut sans aucun doute, pour René et Louise, les vieux amants d’Oyré!
Sources :
Archives Départementales de la Vienne

Illustration : Fragonard , le baiser à la dérobée Musée de L’Ermitage Image Wikipédia

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La réponse de Jean-Marie Augustin 


mardi 14 février 2017

La St Valentin de l'#Archive #Insolite #geneatheme


Pourles amoureux en panne d'inspiration
;-)

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Quand deux cours sont unis damour 
Que leurs liens sont doux et de longue durée 
Les sensibles plaisirs quils goutent tour a tour 
Leur font trouver tout le tanps dune année 
Bien plus court que celuy dun jour 
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ 
depuis que jayme Lizette 
je souffre nuit et jour les plus cruels tourmins 
dans les plus doux plaisirs mon ame est inquiette 
helas que mon cour vous regrette 
tranquils jours, jours heureux charmants 
ou je naimois que ma nuchette 
// 
Lizette proffitez dune aymable junesse 
Qu'on passe sans plaisirs sy lon est sans tandresse 
Quand on perd un momant du beau temp des amours 
Souvenez vous qu'on le perd pour toujours 
On peut pour mieux choizir et pour le 
Satisfaire 
Estre un temps sans engagement 
Mais tost ou tard il fault qu'une bergere 
Fasse choix dun fidel amant 
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ 
dans nos prés dans nos bois 
tout vit tout renouvelle 
a proffiter du temps dune saison sy belle 
amants heureux vous mettez tous vos soins 
mais les cours malheureux 
les ames languissantes parmi tant dagréements 
ne languissent pas moins 
et toutes les saisons leur sont indifferentes 
// 
bergers quy souffroient en aymant 
soiez constant soiez fideles 
souvant pour engager le cour des plus cruelles 
il ne fault qu'un heureux momant 
(arbre de la vie ou bouquet dessiné) 
ces fleurs nouvelles en vostre amour nouveau 
comme elles 
font sentir a mon cour milles nouveaux 
plaisirs 
mais sy le cour suivoit trop ses désirs 
ah quil mexposeroit a des paines cruelle 
sy vostre amour nestoit pas plus constant 
et ne duroit qu'autant que duroreroit 
ces fleurs nouvelles 1698 1698 1698 

mademoizelle vostre tres humble 
hobeissant et tres 
affectionné serviteur 

laffligé 
la douleur 
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Archive insolite relevée par les amis de  GE86 et parmi eux  le célèbre et talentueux
Cryptus Anonymus, à qui nous devons cette transcription d'un poème courtois vieux de 315 ans...
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Source : ADV Verrières BMS 1668-1674 pages 54 à 58. 

jeudi 24 décembre 2015

La Cigogne et le Père Noël.


Remise au top d'un ancien article, juste pour vous souhaiter à tous un 
très Joyeux Noël ! 

Comme chacun sait, depuis la nuit des temps, la Cigogne possède des ailes de géant, un long bec et un coeur d'artichaut. Ainsi affublée, elle distribue du bonheur de maison en maison, sans relâche et sans se soucier particulièrement des saisons.
A chaque mois suffit sa peine, telle est la devise de notre voyageuse.
Sans se soucier des saisons ?
Certes, certes, quoique...
Foi de sorcière, à tire d'aile ou à califourchon,  les lois de la gravité et de la lévitation sont dures et ce sont les lois.
En ce mois de décembre, regardez bien entre les étoiles !
La voyez-vous notre cigogne qui  crèche confortablement à l'arrière du traîneau du Père Noël ?
En 1773, déjà adepte avant l'heure du co-voiturage, notre passagère du vieux barbu, en profita pour se faire encore plus généreuse....
La preuve :


22 Décembre 1773 : Marie, Jean et Pierre, de Pierre COURTOIS et Jeanne CHAMBON  à Savigné (86)
23 Décembre 1773 : Trois enfants non nommés de Jean JEAUD et sa femme à La Bussière (85)
25 Décembre 1773 : Jean Marie et Louise de Claude LEMAITRE et Louise CROULANT à Gouex (86)
31 Décembre 1772 : Trois enfants dont deux siamois non nommés de Nicolas GUICHETEAU et sa femme à La Bussière (85)

Quelquefois le traineau prend un peu d'avance :
6 Décembre 1711 : Louis Marie et un troisième de Charles ROBIN et Louise LARCHEVESQUE à Ligueil (37)
15 Décembre 1695 : Antoine, François et Laurent de ROGEON et Louise FAYOUX à Champniers (86)

ou un peu de retard :
4 Janvier 1773 : Jacques, Marie et Nicolas de Jean TURPAUD et Louise RAT à Cissé (86)
21 Janvier 1663 : Nicolas, Thoinette et Marie de Louis DELESSE et Renée GALLIER à Bonneuil-Matours (86)
28 Janvier 1773 : Trois enfants non nommés de Pierre GLOIRIAU à Aizenay (85)
29 Janvier 1775 : Quatre filles non nommées à Noirmoutier (85)

Toujours est-il que sur un échantillon assez significatif de 28 naissances de triplés et plus (répertoriées grace aux lectures attentives des membres de GE86) j'en compte 10 entre décembre et Janvier. L'autre pic se situe entre Mai et Juin.
A méditer tranquillement (les BB de décembre se fabriquent en mars) autour de la dinde, comme du chapon, en vous souhaitant d'heureuses fêtes de fin d'année !
Et une pensée particulière à tous ceux à qui le Père Noël apporte aussi le cadeau d'anniversaire !

Retrouvez le détail de ces naissances sur Les Archives Insolites de la Vienne.









mardi 7 avril 2015

GODARD Joseph Pierre (Classe 1905) - Les Poilus de l'arbre de la Godardière.





En écho à Fred Coussay et son passionnant projet :
Voici le poilu de la Godardière ( Réactualisation du message rédigé en 2009). 
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01 Aout 1914, la mobilisation est décrétée en France.
A Savigné, dans le sud de la Vienne, la guerre commence en pleines moissons.
Louise est enceinte, elle a 18 ans, elle s'est mariée dans son village au mois de Janvier de cette même année avec Joseph Pierre qui vient de Genouillé.
Joseph Pierre part à la guerre. Il a 25 ans.


Tout va très très vite pour lui, puisqu'il est fait prisonnier par les Allemands dès Aout 1914. Sa chance sans doute ! Cette photo vient d'Allemagne où il sera incarcéré pendant toute la durée de la guerre.
Leur petit Louis naîtra le 11 Novembre 1914.

Louise envoie une photo de son fils à Joseph, on doit être au tout début de 1915.
Peut-être à ses pieds, une carte de son mari avec des nouvelles.




Nous sommes en 1917, Louise envoie toujours des nouvelles à Joseph, son fils a trois ans, il ne l'a encore jamais vu.
Joseph sera libéré à la fin de la guerre.
Il rentrera dans la Vienne en 1919 et terminera la route à pied jusqu'à Savigné. Il est parti si longtemps qu'il se perd en chemin. Il finit par retrouver sa route, sa maison, sa femme et son fils de 5 ans.
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  • GODARD Joseph Pierre
    • né le 13 janvier 1889 à Genouillé
    • Fils de Joseph et de COUDREAU Louise
    • domestique cultivateur
    • 1,55m degré d'instruction 2
    • Classe 1905, matricule 821, bureau de Poitiers
    • 3ème RI coloniale
    • Prisonnier le 22 Aout 1914

dimanche 29 mars 2015

L'heure d'été - Tic-tac des archives.


" A fait l'horloge de ce lieu, il y a plus de neuf ans, guidant un serrurier"

Joseph VIDARD, religieux des Chapeliers de St Bernard, frère du curé de Jazeneuil, décédé le 5 décembre 1687.
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"L'horloge qui est actuellement dans le clocher, en ce jour d'hui cinquième jour de septembre 1755 a été mise et posée dans la place qu'elle occupe par le sr de la Roche de Poitiers qui en est l'auteur..."
Vivonne 1755
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"Aujourd'hui 5 juillet 1768 a été placé dans le clocher de cette églice l'horloge avec son cadran attaché au grand pignon qui a été fait aux fris de la paroisse et fabriquée par Brunier...." 
Availles-Limouzine 1768.
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 Relevé dans les Archives du Poitou 
Utilité offerte aux habitans de Poitiers.
Personne ne conteste la nécessité des horloges, & combien il est utile & agréable .de les multiplier dans les Villes. Il y en avait une autrefois sur le portail de l'Eglise des RR. Augustins, vis-à vis la Place Royale, que je ne sais quelles circonstances ont laissé tomber en ruine. Elle ne pouvoit être mieux placée. C’était l'horloge du quartier, & on pourrait dire de la Ville, dans cette place fait à peu près le centre, & est un lieu de promenade très-fréquenté par le peuple, surtout les Fêtes & Dimanches. Une horloge dans un quartier, règle l'heure des travaux, des repas, du lever, du coucher, annonce celle des Offices Divins. L'horloges des Augustins serait encore très utiles aux Troupes, dont le corps de garde principal est de l'autre côté de la Place, sur laquelle elles s'assemblent tout les jours pour leurs différents exercices ; une fois par jour vers midi pour ce qu'on appele la Parade ; & le soir il y a une heure précise pour battre la retraite. En rétablissant cette horloge, elles ne seront plus obligées de prêter l'oreille au son d'un timbre éloigné, dans les différentes circonstances & lorsqu'il s'agira de monter & de descendre les gardes. Ces différentes considérations d'utilité générale & d'agrément public, ont déterminé les RR. Augustins, sollicités depuis long-temps par les habitants des environs de la place, à faire rétablir cette horloge ; & s'ils ont tardé à céder à cette sollicitation, c'est parce qu'ils ne sont pas en état d'en faire seuls les frais. Ils ont délibéré d'y contribuer pour un tiers, dans l'espoir que le public voudra bien faire le reste. Plusieurs bons Citoyens ont déjà suscrit. Le devis de l'ouvrage a été dressé. La dépense sera en totalité de six cent livres. Joseph Charles, le jeune, Maître Couvreur, en cette Ville, en est l'entrepreneur. Il va commencer ce travail & promet qu'il sera fini à la St Jean prochaine, autant néanmoins que le montant de la souscription sera rempli. Les Souscripteurs pouront être regardés comme des bienfaiteurs de la Ville. Ce titre fait le motif de l'exhortation qu'on leur présente. On tiendra un registre exact, dans lequel on ecrira sous leurs ieux, leurs noms & le montant de leur contribution volontaire. On en fera même, s'ils le désirent, imprimer la liste, dont il sera remis un exemplaire à chacun, tans pour rendre hommage à leur générosité, que pour donner des preuves de la fidélité & de la reconnaissance des RR. Augustins.

 Affiches du Poitou, n° 15, du 13 Avril 1780, page 58
Archive relevée par Alain Texier GE86

mercredi 25 mars 2015

Un 25 Mars à Saint-Benoit - L'assassinat du marchand de Chinon.



Le 25 Mars 1694, Louis Jacquelin, marchand de Chinon, accompagné de sa femme, de deux de leurs grands fils et d'une fille plus jeune infirme circulent en forêt de Châtellerault. Ils y font une bien mauvaise rencontre. Une escouade de soldats se rendant à Poitiers* agresse le marchand, lui vole sa malle et son argent et le roue de coups. 
Transporté à Saint-Benoit, le pauvre homme gravement blessé a le temps de raconter son histoire au curé en confession et de lui préciser que Louis Jacquelin n'est pas son propre nom mais celui de son grand-père ou de son oncle chez qui il fut élevé.... 
--------------


....
a eté inhumé dans le grand cimetière 
de cette parroisse le corps de défunt Louis Jacquelin
marchand mercier qui m'a déclaré être de 
la ville de Chinon, lequel avait sa femme et deux
ou trois grands enfants, avec une fille de moindre
age qui est infirme, sa mort provoquée dans une 
rencontre avec une escouade de soldats dans la forêt
de Châtellerault se rendant à Poitiers aux foires
de Lamicaresme qui lui volèrent sa malle et
son argent et le batirent tant qu'il en est 
mort après avoir reçu les sacrements
nécessaires au salut, il m'a aussi déclaré que
le nom de Jacquelin n'était pas son propre nom
mais celui de son grand-père ou oncle chez
lequel il a été élevé? ; tout ce que dessus
je certifie m'avoir été déclaré
après l'avoir entendu en confession fait
le jour et an ci-dessus. 
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Merci à Elodie de Bouhet pour son aide précieuse à la transcription ! 


mardi 24 mars 2015

Anché au fil des indexations.


Patronymes des Dossiers criminels répertoriés :
- SAINT CLAIR 
- BLANCHARD 
- FERRAND 
- AUDOUX 
- BOYER
- GARREAU
 CREUSELIER. 

Actes Insolites répertoriés :

- NEAU Pierre est chasseur de loup. Récompensé pour en avoir tué un en février 1770 - Cote ADV C66 
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* Baptème de Cloche : 23 Juillet 1692. Elle s'appelle Martin en présence de Sieur Charles René Varin et Dame Radegonde de Pelisson. 
Source : ADV Anche BMS 1675/1699 page 59
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* Mariage le 10 Juin 1788 du Maitre d'école Jacques Grimaud fils de sacristain avec Jeanne Suraut fille de jardinier
 Source : ADV Anche - BMS 1785/1792 page 35. 
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* Reconstruction du pont d'Anché 1788 :
     Le pont d'Anché composé de six arches dans
     sa première construction a été refait à neuf
     et réduit à trois arches en l'année mil
     sept cent quatre vingt huit. Certifié 
     veritable par moi Bernardeau Curé d'Anché; 
Un peu plus loin :
En l'an mil sept cent quatre vingt neuf la quatrième
arche et tous les abords ont été construits par
les soins et la libéralité de Mre de la Chatre
De Mallevaud, de Villenom, et de Bernardeau
curé d'Anché. Il se trouve que le pont d'Anché est
très avantageux pour les passants. 

Source : ADV Anché BMS 1785/1792 page 43. 
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Loges des Bois des Coussières.
Nota. On distinque le bois des grandes coussières
d'avec celuy des petites coussières ? toutes les petites
coussières sont dans la paroisse de st Martin
d'Anché avec une partie des grandes, et c'est
la plus petite partie ; l'autre partie qui est la
plus grande est de la paroisse de Marnay, c'est
le chemin de champagné st hylaire à Vivonne
qui sépare les deux paroisses : ce qui donne lieu
a cette notice c'est la coupe du bois des grandes
coussières en la présente année 1789 on y a
batis plusieurs loges, les uns se sont trouvés
dans la paroisse d'Anché, les autres dans celle de
St Pierre de Marnay, chaque curé respectif a
reconnu sans contestation celles de son distric
ce que j'assure sincère et véritable à anché
dernier jour de l'année mil sept cent quatre
vingt neuf Bernardeau curé d'Anché.

Source ADV- Anché - BMS - 1785/1792 page 51, 52
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*Etats Généraux :

C'est en cette année 1789 que les etats generaux ont
été convoqués, époque heureuse pour la nation qui s'est
vue régénérée, étant tombée dans le plus grand
anneantissement.
---
En marge en haut de la page.
4 may 1789
nota le roy
a substitué au
terme d'états
genearux (un mot rayé)
la denomination
d'assemblée
nationale. Cette
assemblée nationale
a donné occasion
a beaucoup de
troubles et de
désordres, paris
s'est vu menacé
d'une entière subversion.
--------

Cette meme année on a éprouvé l'hyver le plus rude
qu'on ait jamais éprouvé de mémoire d'homme il avait
été précédé par une grande secheresse aussi pendant
ce tems la, les rivières les puits et les fontaines ont
presque taris; on a été dans le plus grand embarras
pour abreuver le Betail, la glaie se montrait par
tout fort épaisse ; les bleds heureusement ont été
conservés par la neige qui a duré sept semaines. Le
froid s'est fait sentir violement pendant trente six
jours de suitte et le thermometre est descendu dix
huit degrés au dessous du zero. Le bled a valû beaucoup
d'argent, ayant manqué l'année precedente : le froment
a monté jusqu'à onze et douze livres la quarte ; le vin n'a
pas été cher, un louis dix écus la barique. Je donne
avec plaisir cette note, elle mérite d'être conservée.
Bernardeau Curé d'Anché.
--------
En marge :
nota. environ la
st jean de cette même
année, le bled est
devenu très rare
et n'avait pas de
prix.
L'assemblée des trois ordres de la province s'est tenue
à poitiers le 16 du mois de mars 1789. jamais assemblée
n'a été plus bele et poitiers si brillant, tout s'est
passé sans tumulte et les trois ordres ont déliberés
cachun separement.
L'année 1789 est l'année des grandes épôques (+), un hiver des plus
cruels, le bled est monté au plus haut prix, une guerre
intestine dans la capitale et dans plusieurs provinces a
l'occasion des états généraux et chose plus funeste encore on
on a vu la moitie de la nation prendre les armes par une peure
dont on n'a pu deviner la cause.
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(+) : (en marge) la moitié des noyers et des chateniers ont gelés.
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Source ADV Anche BMS 1785/1792 page 53. 
_____________________
___________________
Abjurations à Anché.

* BMS 1750/1771 page 12 :
     Joseph ROCHET  13 ans, fils de Jacques Rochet et Louise ? .
-------------------
* BMS 1750/1771 page 77 :
Le huit janvier mil sept cent soixante huit je soussigné
par commission à moy adressée par mgr notre évèque
ay fait rentrer dans le sein de l'église romaine pierre
moisnet meunier au rest de cette paroisse, dont
l'abjuration solennelle a été faite en présence de
jean Brejon marchand cabaretier de ce bourg, de
françois Bourdon farinier au dit moulin témoins appelé
et qui se sont avec moy soussignés.
Bernardeau Curé d'Anché.
--------------------------
* BMS 1750/1771 page 77 :
Abjuration des rets.
le quinze aout mil sept cent soixante huit en présence des témoins sousigné marie bideau de cette paroisse (mot rayé)
(...) de pierre moisnet meunier aux rets agée de trente
ans environ ; ayant reconnu que hors la (...) eglise
il n'y a point de salut, de sa propre volonté et sans
aucune contrainte a fait sa profession de la foy
catholique, apostolique et romaine et abjurée l'hérésie de
calvin entre mes mains, de la quelle je lui ay donné
publiquement l'absolution en vertu du pouvoir que mgr
l'évèque de poitiers m'a donné pour cet effet : en foy de
quoy jé curé de St Martin d'anché ay signé le présent
acte avce messire charle le coq écuyer Sgr du plessis
et jean Bergeon marchand cabaretier de le bourg ainsi signés.
Bernardeau Curé d'Anché.
-----------------------
* BMS 1772/1777 page 9:
le vingt deux may mil sept cent soixante treize a été
enterré dans le cimettière de cette paroisse Louis Dupond
domestique agé de trente six ans ou environ mort de hier
dans la communion de l'église munis des sacrements et
après avoir abjuré dans le cour de la maladie dont il
est mort, la religion de Calvin : ont été présents à son
enterrement pierre mauduit (...) son beaufrère, louise Dupond
sa soeure, françois peignaud son voisin et françois gesnard
domestique à l'(...?) qui ont tous déclarés ne savoir signer
de ce enqui Bernardeau Curé d'Anché




lundi 23 mars 2015

Un 23 mars à Couhé - Perdre les eaux pendant les grandes eaux !



Le 23 mars 1704, Judith RIVAULT a perdu les eaux à Couhé. Seulement voilà, elle est de Ceaux et il a plu des seaux, la Dive déborde, ce sont les Grandes eaux ! Le curé du village ne sachant qoué faire s'empresse de baptiser la p'tite Jeanne, fille d'Etienne Moricet en mentionnant sur son registre, l'aventure ! 

vendredi 20 mars 2015

20 Mars 1798 Fête de la Souveraineté du Peuple !


Votera ? Votera pas ? 

 La veille des élections, le 30 Ventôse de l'an VI et de l'an VII (20 mars 1798 et 1799) fut instituée la Fête de la Souveraineté du Peuple, afin d'inciter le peuple à aller voter !
"Excercer son droit souverain "en faisaint de bons choix, de forcer les ennemis de la paix". 
" Les élections sont la grande affaire des Français : le législateur a voulu les y disposer par une cérémonie religieuse" (François de Neufchâteau, ministre de l'intérieur).
Et la cérémonie eut lieu aussi dans les petits villages de la Vienne. On y convoqua des vieillards, des jeunes filles, on y chanta, on y dansa, on y mangea, on y fit des feux de joie et on y planta des arbres de la liberté....
Et on y vota ! 

"Une voix secrète a rappelé dans les coeurs que les hommes sont nés libres et égaux. Tous sont pénétrés de la dignité d'homme libre, tous se rappellent avec enthousiasme le triomphe de la république, tous admirent la sagesse de ses choix, les progrès de sa lumière et de la raison, tous se félicitent, tous s'honorent du titre chéri de citoyen français."

Voici le Procès-verbal de la Fête de la Souveraineté du Peuple à Usson en 1798, rapporté dans le livre passionnant de Robert Petit : Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne. 

"Aujourd'hui, trente ventôse an six de la République française une et indivisible, nous agent, adjoints, commissaires du directoire exécutif près administration du canton d'Usson, secrétaire et habitants de ladite commune d'Usson en exécution de l'arrêté du 28 pluviôse dernier.
Au lever du soleil une décharge de fusil et le son du tambour ont annoncé au peuple la fête de la souveraineté.
Une voix secrète a rappelé dans les coeurs que les hommes sont nés libres et égaux. Tous sont pénétrés de la dignité d'homme libre, tous se rappellent avec enthousiasme le triomphe de la république, tous admirent la sagesse de ses choix, les progrès de sa lumière et de la raison, tous se félicitent, tous s'honorent du titre chéri de citoyen français. Le père de famille s'en entretient avec ses enfants et l'époux avec son épouse; tous saisissent l'heureuse révolution qui a renversé le despotisme, la tyrannie et tous les vices qui leur servaient d'appui et a rendu à l'homme ses droits sacrés qu'il n'eut jamais dû perdre, mais qu'il ne se laissera jamais ravir.
A dix heures, tous les citoyens se sont réunis sur la place de la Révolution autour de l'autel de la patrie élevé au pied de l'arbre de la Liberté. Cet autel est orné de verdure, tenant à l'arbre de la Liberté; et on a suspendu un drapeau tricolore autour de l'autel de la patrie et formé une enceinte.
Dix huit vieillards choisis parmi les citoyens les plus âgés de la commune non célibataires, recommandables par leurs vertus civiques, se sont rendus à la maison commune d'où ils sont repartis dans l'ordre suivant, à l'autel de la patrie, chacun d'eux portant à la main une baguette blanche; ils ont été précédés par quatre jeunes gens choisis parmi ceux qui [se] sont distingués par leur attachement à la République; on lisait sur le premier: "la Souveraineté du peuple réside essentiellement dans l'universalité des citoyens (art .17 des droits de l'homme et du citoyen)".
Sur le second, on lisait: "l'universalité des citoyens est le souverain (art 2 du code constitutionnel). Sur le troisième, on lisait: "nul ne peut sans une délégation légale, exercer aucune autorité ni remplir aucune fonction publique (art19 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen) " et sur le quatrième, ces mots: "les citoyens se rappellent sans cesse que c'est de la sagesse des choix dans les assemblées primaires communales et électorales que dépend principalement la durée, la conservation et la prospérité de la République (art 376 de la constitution).
Des détachements de la garde nationale ont précédé et suivi le cortège à la tête duquel ont marché douze jeunes filles vêtues de blanc et ornées des trois couleurs. Elles ont été accompagnées de quelques citoyens sachant jouer de quelques instruments de musique. Ils ont exécuté et chanté ensemble des airs patriotiques. On a ensuite déposé le livre de la constitution sur l'autel de la
patrie. Les citoyens étant rendus devant l'autel de la patrie, les jeunes gens qui portaient les écriteaux et la bannière ont été les planter des deux côtés de l'autel de la patrie. Immédiatement après eux, se sont placés les fonctionnaires publics ci-dessus désignés. La force armée a occupé l'extérieur de l'en-
ceinte.
La cérémonie a commencé par un chant analogue à la fête et par des hymnes patriotiques. Les vieillards se sont avancés ensuite au milieu de l'enceinte et ont réuni leurs baguettes. Ils en ont fait un faisceau qu'ils ont lié avec des bandelettes tricolores.
L'un des vieillards a monté sur les degrés de l'autel de la patrie et adressé aux magistrats les phrases suivantes: "La souveraineté du peuple est inaliénable. Comme il ne peut exercer lui-même tous les droits qu'elle lui donne, il délègue une partie de sa puissance à des représentants et à des magistrats choisis par lui-même ou par des électeurs qu'il a nommés. C'est pour se pénétrer de l'importance de ce choix que le peuple se rassemble aujourd'hui".
Le citoyen agent de la commune présent a répondu par les mots:"le peuple a su, par son courage, reconquérir ses droits trop longtemps méconnus, il saura les confirmer par l'usage qu'il en fera; il se souviendra de ce précepte qu'il a lui-même consacré par sa charte constitutionnelle que c'est de la sagesse des choix dans les assemblées primaires et électorales que dépend principalement la durée, la conservation et la prospérité de la République.
Aussitôt après, il a été donné lecture de la proclamation du directoire exé-
cutif du 28 pluviôse. La cérémonie a été terminée par des chants patriotiques."


Source :  Robert Petit : Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne.
Source : AD 86 Série L41. 

Autres villages mentionnant la Fête de la Souveraineté du Peuple : Buxcrolles - La Chapelle Moulière - Dissay - Iteuil - Lhommaizé - Mon-contour - Montamisé - Moulismes - Morthemer - Neuville - Salles en Toulon - Saint-Cyr - Saint-Georges les Baillargeaux - Saint-Secondin - Usson - Verrières. Moulismes - Saint-Cyr - Saint-Georges les Baillargeaux - Saint-Secondin

jeudi 5 mars 2015

Une femme en 1730 - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 05/03/2015.


Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. 


 Au répertoire des Petites Affaires Criminelles de la Vienne, la femme qui n’a pas encore sa journée,  n’est pas toujours l’avenir de l’homme.

Le soir du 3 Juillet 1730, Jean Bonneau, marchand, 32 ans, arrive à cheval dans les prés de la cure de Latillé, déterminé à y laisser brouter sa monture. Mais c'est compter sans la détermination de l'exploitante des lieux, Catherine Delamosse. Elle interpelle le cavalier, le somme de partir. Il la bouscule, elle se relève et lui envoie son sabot tout crotté à la figure ! Assommé, Bonneau fait marche arrière tandis qu’une équipe de gaillardes vient à sa rescousse se charger de la vilaine : sa femme, Marie Cante, et ses trois belles-sœurs, Gabrielle, Renée et Jeanne. Suit un sacré crêpage de chignons qui  interloque le voisinage et se termine, outrage suprême, par la mise en pièces de la coiffe de Catherine, qui s'enfuit tête nue, honteuse, sous la risée de certains. Tête nue, voilà une offense qui mérite réparation ! Au XVIIIème siècle, honte à celle qui sort « en cheveux » !
Agressée à nouveau par les mêmes furies, quatre jours plus tard, Catherine porte plainte. Tout le village est en émoi et le sénéchal instruit rapidement l'affaire. 
Les témoignages recueillis le 8 juillet sont concordants : l'altercation à l'initiative de Bonneau, le coup de sabot, et suite au coup, l'oeuf de pigeon (qui n’a peut-être que la taille d'une fève), la fureur des femmes, la coiffe déchirée, la honte...  
Une expertise médicale de la plaignante est demandée auprès du chirurgien local. Celui-ci constate des blessures superficielles, auxquelles s’ajoute, suite à la seconde agression, une fièvre pour laquelle il prescrit une saignée. 
L’histoire pourrait se réduire à une savoureuse affaire de gaillardes au marché de Latillé et prêter à sourire. D’autant plus qu’à la suite de Catherine, Jean Bonneau  porte plainte à son tour. On diligente alors une nouvelle enquête, on interroge une nouvelle série de témoins, qui apporte un éclairage différent. Le ton devient plus grave. Ce n'est plus un, mais plusieurs coups de sabots que le pauvre homme aurait subi et la réaction des femmes Cante en réponse l’agression apparait par conséquent, tout à fait justifiée. Il faut dire que cette fois, fini la journée des femmes, seuls les hommes sont entendus…
Le sénéchal doit statuer le 10 Juillet, mais au matin de ce jour-là, coup de théâtre !
Un bruit lui arrive du marché : Jean Bonneau est mort ! 
La farce tourne au tragique ! La responsabilité de Catherine est retenue, la voilà  immédiatement arrêtée et conduite en prison, pour y être de nouveau interrogée.
Jean Bonneau, lui, est enterré, entouré des femmes de sa famille et de son beau-frère. Il laisse à la charge de sa veuve, deux jeunes enfants Renée deux ans et Jeanne Geneviève, deux mois.
L’archive, hélas, ne dit pas ce qu’il advint de notre Cendrillon rebelle de Latillé…

Source : AD86 Série 8 B 170.



mercredi 4 mars 2015

4 Mars 1691 - Au menu du carême - Rossay (86) -


Même mauvaise paroissienne, la sorcière connait la règle :
Pendant le carème : ni viande, ni oeufs ! 
Alors elle n'en croit pas ses yeux : 
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Le 4ème jour de mars 1691, suivant l'ordre de Monseigneur François 
Ignace de Baglion de Saillant, évêque de Triguier nommé à l'Evêché 
de Poitiers, j'ai publié dans cette paroisse la permission qu'il a
accordée à tout son diocèse dudit Poitiers de manger des oeufs pendant le carême
de la présente année 1691, attendu la rareté des viandes de carême
que l'on ne peut avoir à cause des guerres qui empêchent le
commerce avec les étrangers. 
Brin Curé de Rossay. 
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De la viande de carême, de la viande de carême...
Késako ???
Turlulututu chapeau pointu,
A la sorcière, mauvaise paroissienne,
 il semble qu'il ne puisse s'agir que de...
poisson !
(nommé aussi viande d'eau) 

En 1691, sous le règne du Roi Soleil, pour les pauvres villageois de Rossay et d'ailleurs le ciel est bien sombre.  La France est en guerre et ne commerce plus avec l'étranger, comme nous dit le père Brin. Depuis un an, le climat change et se refroidit et le royaume ne sait pas encore qu'il va connaitre un "petit âge glaciaire" qui durera jusqu'en 1720...

Au XVIIème siècle,
 le roi est soleil, mais le siècle n'est pas encore aux lumières. 
Au XVIIème siècle,
En religion, le dogme prime, 
Au XXIème siècle,
on en a, hélas, trop souvent encore, la terrifiante démonstration ! 

Alors, 
324 ans plus tard, 
Turlulututu,
La sorcière tire son chapeau pointu à l'évêque de Poitiers et au curé de Rossay,
qui, avec beaucoup de bon sens et en toute bonne foi,
ont fait fi des lois de Dieu,
pour sauver les vies !