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jeudi 19 mars 2015

L'eclipse annulaire du 11 janvier 1777 - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 19/03/2015



Pour le prix d'une éclipse vous trouverez une aurore boréale ! 

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Eclipse de Soleil
Le vingt mars 2015, le spectacle sera dans le ciel, et l’éclipse sera totale.  Au fil des siècles, le soleil eut souvent rendez-vous avec la lune, mais la mention de l’observation de cet évènement reste à trouver dans les registres paroissiaux d’un curé féru d’astronomie. Heureusement, le quotidien régional du XVIIIème siècle, « les Affiches du Poitou », décrit avec précision le phénomène observé à Saint-Maixant, le 9 janvier 1777. L’éclipse y est qualifiée d’annulaire et comparée à celle fort fameuse qui  fut visible dans le Poitou le 1 avril 1764. 1777, 1764, deux pistes à suivre. Paléographes, à  vos lunettes astronomiques, la chasse à l’éclipse dans les archives paroissiales reste ouverte !
De St-Maixant,, 11 Janvier. L'Eclipse de Soleil, annoncée pour le 9 de ce mois, a été très sensible ici, à 3 h. 45 min. de l'après-midi : l'air était fort serein, le vent à l'est, l'immersion s'est manifestée, les rayons du soleil éclipsés. On présume que l'Eclipse a été annulaire. Il semblait qu'on distinguait un anneau de lumière répandu autour de la Lune. Dans l'instant de la conjonction des disques, on a aperçu un nuage de feu fort léger qui a couvert les deux globes pendant une minute. Les rayons du soleil ont ensuite commencé à darder du côté du couchant, la partie supérieure du soleil restant obombrée. Ce nuage de feu s'est ensuite métamorphosé en une espèce de rideau brun, qui laissait à peine apercevoir l'interposition de la lune sur la moitié du globe du soleil. A trois fois différentes le disque de cet astre n'a point répandu de rayons, et alors on croyait voit le jeu d'un prisme, toutes les couleurs se manifestaient à la vue. A 4 heures précises, un nuage obscur a dérobé la suite de l'Eclipse, et à l'instant le vent est venu sud-ouest. Il y a eu pendant toute la nuit une espèce d'ouragan, et le dégel a suivi. Il tombe depuis hier matin une petite pluie fine en forme de rosée ; le vent tient toujours au sud. Il en arriva autant lors de la fameuse Eclipse du 1 Avril 1764, que l'on ne put reconnaître ici à cause d'un brouillard considérable. On a toujours remarqué qu'il venait de la pluie à la suite des Eclipse de Soleil.

 Source : Affiches du Poitou - n° 5 du 30/01/1777, p. 19
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jeudi 4 septembre 2014

Sécheresse à Charroux - 1723 - Vie Locale




L'année 1723 a été remarquable par une
secheresse extraordinaire pesque générale en
Europe depuis la mis mars jusque au mois de
novembre à peine a-t-il tombé de l'eau pour détremper
la poussière ainsi les fourrages et mêmes les grains
ont été très rares les sources des puits et fontaines
ont été taries et les rivières ou mises à sec ou ....
d'eau .... pour y naviguer ou faire moudre
les moulins, les bestiaux ont souffert beaucoup
de la faim et de la soif les terres n'ont pu
être labourées. Le roy fut déclaré marié dès
octobre précédent 1722
Le cardinal dubois premier ministre mourut
au mois d'aout sa mort fut suivie
au mois de décembre suivant de celle de Mr
le duc d'Orléans qui avait gouverné l'état
pendant la minorité du roy Louis XV. Le duc
de Bourbon le chargeau du gouvernement
comme premier ministre.

jeudi 21 août 2014

Itinéraire d'un Ouragan - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 21/08/2014

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Itinéraire d’un ouragan.
Il est des ouragans sans nom qui laissent sans voix. Celui qui dévasta le Poitou, le 3 juillet 1777 fut de ceux-là. Quarante paroisses concernées, maisons dévastées, arbres arrachés, récoltes perdues. Le jour d’après, treize curés et les Affiches du Poitou racontent. Parmi eux, la plume de Maignen à Champniers s’envole.
"Le trois de juillet le Seigneur fit entendre sa voix (…). Vers les cinq heures du soir il ordonna au vent, à l'eau, au feu, au tonnerre, de se mêler et confondre ensemble pour former un tourbillon horrible destructeur de la plus précieuse portion de nos arbres (…) Mon pinceau n'est pas assez fort pour en tracer le tableau ; je frémis d'y penser. J'appelle à moi dans ce moment toutes mes pensées, mes sentiments et tout cela bouillonne dans ma tête, il me semble jusque sur le papier j'éprouve en même temps que, malgré l'effervescence de mes efforts, toute l'énergie de l'expression ne peut se proportionner à ce que je voudrais exprimer. »
« Figurez-vous donc une obscurité effrayante que les plus vifs éclairs n'interrompent que pour exciter dans le fond de l'âme un saisissement qui recommence à tout instant, on ne distingue point dans l'instant lequel des éléments dont la toute puissante main de Dieu a rompu l'équilibre fait le plus de fracas, l'éclat du tonnerre intercepté ne le propage point jusqu'à l'oreille, mais il n'en faut pas douter il est dans cette affreuse discordance la plus forte voix.
 La terre comme ébranlée ne peut retenir les arbres, les uns tombent en entier couvrant un terrain considérable ensemencé, d'autres perdent leurs branches que le tourbillon disperse au loin et de tous côtés. Le fracas de leur chute n'est point entendu un moindre bruit est absorbé par le plus grand, Dieu qui nous ménage en nous frappant semble cacher les convulsions de la nature pour ne pas tant effrayer ceux qui, surpris par l'orage, dans les chemins, se jettent dans des fosses sous les haies pour attendre pendant une heure et demie quel sera leur sort.
Retiré dans mon église j'attendais aussi avec la frayeur d'un pilote qui tient à peine le gouvernail, la fin de la tempête, et pour rentrer dans ma maison il m'eut fallu un bateau, la rivière domestique que la pluie avait formé ne s'écoula pas aussitôt que je l'aurais souhaité… Mais j'étais le moins à plaindre Tout le public gémissait non seulement sur le mal déjà fait mais encore sur le danger que la moisson semblait courir …. Lorsqu’enfin le ciel tout à coup redevint serein, sécha la faucille du moissonneur…. 
Conclusion :  un évènement de cette conséquence sera l'époque la plus remarquable de l'année mil sept cent soixante dix sept, il doit nous pénétrer de reconnaissance de ce que Dieu en brisant les arbres s'est contenté d'avertir les habitants de la terre. »
Nous devons aux colistiers de GE86 la traque de ce souffle dans les archives. Parmi eux, Sébastien Pissard pour Champniers et Alain Texier qui a illustré l’itinéraire de cet ouragan. Vous trouverez sur le blog et sur GE86, le dossier complet de cet ouragan sans nom.  

Sources :
-          Archives de la Vienne.

-          Archives insolites GE86. 

jeudi 17 juillet 2014

Canicule d'hier en écho à canicule du jour !



Cette année 1785 a été des plus dures à cause des grandes chaleurs, il y a eu peu de 
Blé qui a valu vers noël 3 12 le boisseau ; point d'avoines ni menus blés, peu de potagers 
beaucoup de vin sans beaucoup de qualité ; les foins et fourrages plus rares qu'on a bien … 
peut-être jamais vu ; le foin a valu jusqu'à quatre vingt francs le millier, la paille 
Soixante livres le cent de gerbes... Les chanvres et oignons manquent... 

Dans cette année, le presbiterre a presque été fini de rebatir, le jardin de la cure augmenté près la rivière à gauche, l'église a été 
réparée, tant le choeur que la nefe, les autels refaits. la niche du tabernacle 
Le christ et les chandeliers fournis ; la lampe sec. troqués : les ornements raccomodés 
la chappe, l'écharpe et chasuble uniformes fournis ; la commode fournie et neuve 
etc... 
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Source : Bonnes BMS 1783 - 1792 page 29 

mardi 8 avril 2014

Itinéraire d'un ouragan ! Echo à Degrés de Parenté.



Dominique me donne ce matin l'opportunité d'illustrer par l'exemple mes cogitations du billet suivant qui répondra aux passionnantes réflexions de Brigitte.
Commençons donc par l'exemple.
Dominique a déniché une pépite. Un bel ouragan à Thouars en 1751. Elle nous raconte à sa manière, cette nuit particulière du 14 au 15 Mars qui vit aussi naitre le p'tit Pierre JOUBERT. J'aime quand Dominique raconte ses histoires, son style me touche.

Archive Insolite ? Vous avez dit Archive Insolite ? Dans ma p'tit tête depuis l'temps, j'ai une circonvolution rien que pour ça. J'adore ça. Je ne suis jamais allée à la messe, mais j'aurais fait une bonne paroissienne,  j'arrête pas de lire les curés du Poitou ! Ils me régalent.
Direction ma base d'archives insolites.
Catégorie : Ouragans
Date : 1751
Villages : Angliers et la Chapelle Moulière.
En route !
AD 86, Angliers, BMS 1749/1754 page 23/48

 Angliers, le curé raconte : 
La même nuit venant au dit jour depuis minuit jusqu'au matin 
il a fait un vent si violent et si terrible qu'il a fait trembler 
les personnes les plus hardies, a découvert et renversé un grand 
nombre de maisons, a arraché , renversé et ébranlé presque tous 
les ormes des avenues d'angliers, et aussi presque tous les autres 
arbres, noyers, fruitiers, et autres ; de sorte que l'on croyait que 
tout devait périr tout d'un coup. Le même malheur est arrivé 
dans les autres endroits. 
Cet ouragan était accompagné d'un tremblement de terre, de 
tonnerres et d'éclairs, joint à celà, une grande inondation d'eaux 
non pas pendant l'ouragan, mais avant, et après, et aussi la lune 
paraissait toute en feu. on a redressé une partie des noyers et des 
autres arbres fruitiers qui ont résisté en partie. 

A Angliers, c'est la p'tite Magdeleine, la fille de René CLERC et Magdeleine GAILLARD, qui est née en pleine tempête ! Baptisée en coup d'vent le même jour. 

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AD 86, La Chapelle Moulière, BMS 1740/1756 page 87/138

A la Chapelle-Moulière le curé raconte l'ouragan mais bien plus ! 
Au mois d'avril 1751 les habitants de la paroisse 
de Latillé tuèrent deux bêtes ressemblants à un 
loup qui mangeaient les hommes, elles furent 
conduites à l'intendance et on donnait six sols 
pour les voir. 
La nuit du 15 février il fit un vent et un 
ouragan si impétueux que tous les hommes les 
plus rassurés tremblaient, il renversa plusieurs 
maisons, et plusieurs arbres. 
depuis le jour de la toussaint 1750 jusqu'au jour 
de la pentecôte 1751 il tomba toujours de l'eau 
avec des vents et des orages continuels à peine 
sema-t-on les bleds. 
Le bled froment s'est vendu 34l le boisseau à la 
pentecôte mesure de chatellerault et l'autre bled à 
proportion. lavoine 12 l le boisseau. 
au mois de septembre 1751 le froment s'est vendu 
2 ? 8 à chatellerault. 
Monseigneur le duc de Bourgonne est né au mois 
de septembre 1751. 
Le second bateau de l'icotière a été mis sur la rivière 
le 13 9bre 1751. 
A la naissance de monseigneur le duc de bourgonne le roy 
a dotté en mariage douze filles dans toute les villes 
royales, et il leur a fait donné à chacune 300?? 
Ce fut monseigneur levêque de poitiers qui épousa 
les douze de poitiers dans leglise de la pierre levée 
repas fut fait à l'intendance au mois de novembre 1751. 
la dernière nuit du mois de 9bre il fit un grand vent 
avec de grands tonnairs tous les hommes tremblaient mais ils 
n'eurent point de mal. 
Le jubilé de l'année sainte commença au 
mois d'aout et se termina au dernier décembre 
en suivant. 
le dernier jour de l'année 1751 ont été plantés 
les noyers qui sont le long du grand chemin 
au bas de la vigne de la Cure et du cabinet. 
le même jour ont été plantés les noisetiers qui 
forment le cabinet dans la cour de la cure 
au mois d'octobre 1751 monsieur le duc de Richelieu 
maréchal de france fut exilé à son chateau de 
Richelieu. 
Dom Colme? a été nommé à l'abbaye royalle de 
montierneuf de poitiers au mois de novembre 1751. 
à la fin de l'année 1751, le bled froment vallait 
2 ?10 l . Beaucoup de pauvres et de volleurs. 
le cabinet qui est au bout de l'allée de la vigne 
de la cure a été fait et planté les buis 
et les noisetiers le dernier jour de l'année 1751. 

Concentrons-nous sur l'ouragan. Je soupçonne le curé d'étourderie. Il fait le bilan d'une sacrée année, le temps a sans doute brouillé les dates. 
Cet ouragan du 15 Février a eu lieu, à mon humble avis, le 15 Mars ! 
Impossible de le vérifier sur le second registre, il n'est pas mentionné. 
Pas de naissance ce jour-là. 
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Voilà, c'est tout et c'est déjà beaucoup. 
Il y a des matins chagrins, aquoibonistes, faiseurs de plaisantristes, et puis il y a des matins où le vent se lève et où je le laisse m'emmener où bon lui semble. 
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Dominique est une récidiviste, pendant le challengeAZ déjà, elle nous avait régalé sur le même ton avec le T ou avec le I, voire avec le F. 
Dominique !  A quand une petite base d'Archives Insolites, pour passer du conte à l'indexation et revenir au conte ? 
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A bientôt. 

lundi 17 juin 2013

Vigilance orange, jusqu'à la dernière goutte à Ménigoute (79) - 1711.



Le 28 Juillet 1711, il pleut à grosses gouttes à Ménigoute !
Un orage terrible, de ceux que l'on mentionne dans les registres ! Le tonnerre gronde et tombe sur le clocher de la grande église des deux cotés !
Et pourtant aucun dégât !
Grâce à qui ? Grâce à quoi ?
Grâce à Dieu ? Eh non, pas du tout !
Grâce à Jean Tiolet le sacristain, qui n'écoutant que son courage et sa vigilance hors ange, imposant à sa prostate une discrétion citoyenne, monta tout en haut du clocher sans trébucher et éteignit le feu... avec son urine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Avait-il abusé du vin de messe ? Un miracle local l'avait-il changé en bière ? Ces détails appartiennent au secret de la confession. A ce qu'on dit, il le rendit  jusqu'à la dernière goutte et nul doute que le bon curé Bourceau n'en fut ni vert de rage ni rouge de honte et lui accorda illico l'absolution !

Dieu nous préserve de ses fléaux !




" Le 28ème jour de Juillet entre une et deux heures le tonnerre tomba sur le clocher de la grande église ota toutes les ardoises et découvrit l'église des deux coté du clocher sans pourtant rien bruler parce que le sacristain Jean Tiolet monta à la hauteur et estignit le feu avec son urine, dieu nous préserve de ses fléaux . Bourceau prêtre curé de Ménigoute."
AD 79 - Ménigoute BMS-1700-1711 vue 151 (1711)
Relevés GE86.

mardi 12 mars 2013

Neiges tardives !


Aujourd'hui il neige sur Prinçay, rien de bien important pour le moment, mais tout de même le temps de mettre en page et les vieilles tuiles ont blanchi.
En 1732, il neigeait en Mars à Arçay, des neiges abondantes que le curé note dans son registre... Le 21 Mars !
Il reste du bois pour tenir jusque là !

samedi 18 août 2012

Canicules dans le Poitou - Bonnes 1785 -1786



Les vieux murs de Prinçay peinent à maintenir la fraicheur. Dehors, pas un souffle de vent, l'air chaud impose un retour à l'abri rapide.
 Il avait fait chaud aussi ces années-là, et les registres de Bonnes s'en souviennent.


En 1785

Cette année 1785 a été des plus dures à cause des grandes chaleurs, il y a eu peu de
Blé qui a valu vers noël 3 12 le boisseau ; point d'avoines ni menus blés, peu de potages
beaucoup de vin sans beaucoup de qualité ; les foins et fourrages plus rares qu'on a bien …
peut-être jamais vu ; le foin a valu jusqu'à quatre vingt francs le millier, la paille
Soixante livres le cent de gerbes...  Les chanvres et oignons manquent...

Dans cette année, le presbiterre a presque été fini de rebatir, le jardin de la cure augmenté près la rivière à gauche, l'église a été
réparée, tant le choeur que la nefe, les autels refaits. la niche du tabernacle
Le christ et les chandeliers fournis ; la lampe sec. troqués : les ornements raccomodés
la chappe, l'écharpe et chasuble uniformes fournis ; la commode fournie et neuve
etc...
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Source : Bonnes BMS 1783 - 1792 page 29
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L'année suivante 1786



La présente année 1786 n'a pas été aussi bonne qu'elle paraissait l'être, les
Chaleurs ont fait périr les petits blés, les foins ont été très abondants
Le vin a été assez bon et en assez grande quantité.
Dans cette année cy a été fini ce qui restait à faire au presbiterre : lautel de St Roch
dépendant de Touffou, reffait, les fonts et bénitiers faits à neuf, les ornements de leglise
finis de mettre en ordre, la vierge reffaitte ainsi que sa niche, les linges tous refaits
et accomodés à la demande des autels ... .... faits à neuf bois et garnitures
La confrairie de St Roch relevée, et la bénédiction accordée le jour de la fête du dit St Roch. Deux gros cierges faits

Deux sages femmes ont fait leurs cours et ont prêtés serment. L'acte est à la fin de ce
registre, il a paru un arrêt du parlement pour nommer des fabriqueurs qaui surement
aura lieu... Les droits des sacristains réglés, déffense expresse de sonner pour les orages...
un avertissement de Mr le Lieutenant général concernant les mariages qui a fait
grand bruit..................................
Le roy a rendu déclaration qui fixe la portion congrue des curés à 700 livres?
et celle des vicaires à 350... qui doit avoir lieu au moy de janvier 1787
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Source Bonnes BMS 1783 - 1792 page 43
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mardi 7 février 2012

Tout généalogiste qui grelotte....


...pense à l'hiver 1709, en raclant son pare-brise, en cassant la glace dans l'abreuvoir, ou en dérapant sur les chemins vicinaux....
Tatiana, Fred ne dérogent pas à ce principe de physique élémentaire.

1709 dans la Vienne....



 Ici aussi tous les noyers sont morts, les petits animaux des bois, les oiseaux, les vignes ont gelé, les blés ont manqué...

Retrouvez l'hiver le plus sévère, un peu partout autour de chez vous :
ASNIERES , BASSES,  BELLEFONDS, CERNAY,  CHAMPIGNY-LE-SEC CHOUPPES,  CLAUNAY,  LAUTHIERS, MARNAY MENIGOUTE, MONTHOIRON, MONTREUIL-BONNIN,  MOUTERRE-SILLY ,QUINLIEU,  SAINT-GERMAIN , SAINT-MARTIN-DE QUINLIEU, SAINT-MARTIN-l'ARS, SAINT-USTRES,  SOSSAIS,  VENDEUVRE, VENIERS.


Chez nous à Prinçay, aucun commentaire. C'est notre voisin, le curé d'Asnières qui raconte.

L'hiver 1709 a-t-il été le plus froid de tous ceux racontés dans les registres ?
Ce n'est pas ce que pense le curé de Chalais qui relativise en vivant celui de 1789 :
Le froid a été si violent cette année que le thermomètre a descendu trois degrés et demi au dessous du froid de 1709. La gelée a pénetré dans les lieux où on ne l'avait jamais ressentie...


L'hiver 1709 reste le plus mentionné dans nos registres, suivi par 1789, 1785.
Au total, 77 hivers dans la Vienne pour relativiser au coin du feu.
Moins Treize ce matin....

vendredi 13 janvier 2012

Hiver 1709 - Basses (86).




Aujourd'hui il fait frisquet, l'hiver arrive enfin. 
2012 s'illustrera-t-il par sa douceur ? 
La météo d'aujourd'hui nous interpelle, celle d'hier nous apprend et remet à leur juste niveau les inquiétudes, les perspectives, les anticipations climatiques. 
Pour les amateurs de météo, les archives du climat seront bientôt en ligne ce qui nous  mènera jusqu'en 1850, c'est déjà ça 

Dans la Vienne, 1709 n'est pas passé inarperçu. Voilà ce qu'en dit le curé de Basses :


  1. pour avertissement à tous ceux qui le present liront
  2. ils doivent remarquer que dans l'année mil sept cent neuf
  3. dieu par une colere tout a fait grande envoya un hyver
  4. qui fut le plus rude et que jamais ne fut homme qui en
  5. eut vu ni pareil et ny appris quil sen futs parlé un tel
  6. la grande gelée commença le sixième janvier de lannée cy
  7. dessus a neuf heures ou dix heures il tomba dabord comme un frimat-

  1. qui promptement ressera la terre ce que continuant
  2. jour et nuit les plus chaudes fontaines glacerent
  3. et sans cesser jusqu'au vingt et deux avec grandes neiges
  4. qui selon lordinaire conserveront les bleds les mettant
  5. a couvert des vigueurs de lhiver mais tout le contraire elles ly 
  6. brulerent et dautant plus qu'il gela indument
  7. dans les premiers jours et qui plus est cette neige estant
  8. et ayant esté agitée par le vent et changeant de place souvent
  9. les petits bleds estaient exposés à geler et regeler nonseulement
  10. les bleds se resentirent de cette alarme les noyers les arbres a fruits
  11. les vignes haultes en moururent et les chesnes et autres gros
  12. arbres de toutes sortes despeces en perirent principalement les noyers
  13. et les amandiers nous ne doutons pas que cela ne causa une 

  1. mauvaise suite. Du vingt trois au vingt quatre il se fit quelques
  2. joures de desgele ce qui commenca a consoler les peuples et il y était
  3. encore resté des bleds dans les lieux bas et humides et aqueux (....)
  4. dieu par un sursoy de colère envoya un temps de gelée et de 
  5. neige qui quoy quil ne parut pas avoir tant de rigeur que 
  6. le premier fit plus de tort ce qui continua tout le temps
  7. de lhiver par plusieurs reprises ce qui attrista fortement le peuple
  8. en sorte que ne voyant point desperance de cuillir les froments
  9. on se mit en teste den faire au mois de mars contre la deffense
  10. du roy de non de defaire les champs ensemencés mais ils ne (...)
  11. aucunement et perdirent leurs semences et leur travail le bled et le vin
  12. monta a un prix excessif a un peu et plus mesme de cette mesure

  1. le vin cent francs quarante cesterces et les baillages et (...) a pro
  2. portion davantage car ce fut le seul recours estant sous dépendances 
  3. de pouvoir restablir le pays de long temps en froment a la fin 
  4. contre lordonnance et deffense des intendants de la part du roy on se
  5. determina a d.... les qu.... ou lon avait my du froment et on
  6. y mit de la baillerge qui coutait trente sols à quarante le boysseau
  7. qui vint en abondance en sorte que sil nen neut point à cinque solt mays
  8. elle na pas laissé destre chere jusqua ce jour deux cent cinquante
  9. ... la fourniture ..... de Saumur et icy la bonne vingt sols le 
  10. boisseaux en quelque temps et en .... elle ne futs point au dessous de 
  11. douze sols ce qui fit bien souffrir les pauvres et causa bien des troubles. 
  12. ---------
Basses : BMS 1696-1720 page 74

Archives Insolites de la Vienne

samedi 15 janvier 2011

Le grand hiver à Asnières. 1709.



L'année 1709, l'hiver a esté
si grand, qu'il a gelé tous les froments
les arbres, les vignes les noyers et les peuples
n'ont jamais été si oppressés.

Brin Curé d'Asnières.
 

L'année 1709, c'est le grand hiver en Europe. A Paris le thermomètre va descendre jusqu'à - 26°.
Tout va geler, même le vin dans les tonneaux.... Pendant trois mois, la capitale ne sera pas ravitaillée.
En Janvier 24000 parisiens vont mourir de froid.
Dans le Poitou aussi on grelotte et on a peur.
A Asnières, toute petite paroisse entre Prinçay et Monthoiron, le curé Brin, qui n'est pourtant pas si bavard, note sur ses registres les souffrances de ses paroissiens qui voient les noyers , les arbres et les blés geler.
On mourra beaucoup cette année là, et encore la suivante....
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Evolution de la mortalité sur Asnières.
1706 : 8 décès.
1707 : 6 décès
1708 : 4 décès
1709 : 10 décès
1710 : 12 décès.
1715 : 3 décès.
Je ne retrouve pas les actes de 1711 à 1715....

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

Afin que chacun en profite à sa guise, tous les articles concernant la généalogie passent simultanément sur Lulu Sorcière et sur Lulu Archive.

dimanche 11 janvier 2009

Le Grand Hyver à Genouillé.

C'est le Curé Picard de Genouillé qui le raconte, il dure de Novembre 1788 à Janvier 1789.
"Les froids ont été des plus grands, ils ont commencé le 20 Novembre et ont duré jusqu'au 18 Janvier 1789. Les neiges, pendant ce temps, ont été des plus abondantes et sont restées, ainsi que les glaces, sept semaines sur la terre ; il y a plusieurs personnes, dans différents endroits qui sont mortes de froid et ont gelé. "

Genouillé dans le sud de la Vienne c'est le nid des Godard, on les remonte tranquillement sans les perdre jusqu'aux premiers registres paroissiaux. Ils ont pratiquement toujours vécu au lieu-dit La Combe.