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samedi 24 février 2018

Le cabinet de curiosités d'une archiviste - Par Sylvie Boudaud #Geneatheme -

Aujourd'hui,  Sylvie Boudaud, archiviste aux AD86, nous offre, à l'occasion du #Geneatheme de février, sa première contribution. Poussons la porte de son cabinet de curiosités, il nous mène en Vendée et nous conte une histoire mêlant l'insolite d'hier et les connaissances d'aujourd'hui...

Pierre Proust est mon sosa 1588, soit un de mes ancêtres à la 11e génération. Il est originaire de Saint-Germain-de-Prinçay, en Vendée. Le 17 février 1675, il épouse Jeanne Coullon, de la même paroisse. Le même jour, avec les mêmes témoins, Nicolas Proust épouse Anne Coullon. De là à supposer que les deux couples sont des frères et sœurs, il n’y a qu’un pas que j’ai franchi mais sans assurance. La difficulté de la généalogie à Saint-Germain-de-Prinçay à cette époque, c’est que les mariages ne sont quasiment jamais filiatifs, et c’est le cas dans les mariages qui nous intéressent ici.

Mariage de Pierre Proust et Jeanne Coullon[1] :



Mariage de Nicolas Proust et Anne Coullon :


Partant de l’hypothèse que Pierre et Nicolas sont frères, je lance une recherche sur la base Noms de Vendée et je trouve une fratrie avec un Pierre et un Nicolas nés à des dates compatibles avec leur date de mariage. Ils pourraient être les enfants de Mathurin Proust et de Renée François. La base mentionne quatre autres frères et sœurs.
Là survient la surprise ! Pierre est né le 12 novembre 1643, et sur la même double page du registre paroissial mais côté gauche, à la date du 3 octobre, figure Mathurine, fille des mêmes parents[2].

3 octobre 1643 :


12 novembre 1643 :


Des jumeaux ayant 40 jours d’écart ! Ma première réaction a été : « C’est impossible ! ». J’ai posé la question à @lulusorciere, connue pour ses connexions avec le milieu obstétrical poitevin. La réponse est tombée : c’est possible ! Très rare, même au XXIe siècle, mais possible. Il est question d’un utérus bifide ou bicorne, avec donc deux cavités. On me cite également quelques cas récents de naissance de « faux » jumeaux avec un à deux mois d’écart, le premier étant prématuré[3]. Mon moteur de recherche fait aussi mention de superfécondation (fécondation de deux ovules à quelques jours d’écart) et même d’hyperfoetation, soit la fécondation d’un ovule alors qu’un embryon est déjà implanté !
Dans quel cas se trouve Renée François ? Elle avait déjà accouché d’une paire de jumeaux, nés à la même date deux ans plus tôt et elle a ensuite eu deux autres enfants.
S’agit-il vraiment de mes ancêtres, dans la mesure où j’ai obtenu une filiation par déduction ? Ce n’est pas sûr. Mais, ancêtres ou pas, il semble bien que Mathurine et Pierre étaient frère et sœur, nés avec 40 jours de différence au XVIIe siècle !
Sylvie Boudaud




[1] Site des Archives départementales de la Vendée, Saint-Germain-de-Prinçay, registre des baptêmes, mariages et sépultures de 1671 à 1700, vue 20/144.
[2] Site des Archives départementales de la Vendée, Saint-Germain-de-Prinçay, registre des baptêmes d’octobre 1611 à janvier 1670, vue 85/144.
[3] http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/enfants/etats-unis-des-jumeaux-nes-a-39-jours-d-intervalle-22-06-2014-3943115.php





lundi 14 août 2017

# Geneatheme - Photos de famille et premier amour.


Clic Clac c'est Kodack ! 
Le #Geneatheme du mois d’août a pour sujet les photos de famille. 
Si je menais à bien tous les projets qui me passent par la tête, je sélectionnerais pour mes descendants,12 photos par année de ma vie, j'en ferais un thème de blog, une ronde avec un mot-dièse, genre #photodumoi... Tout ça, tout ça. 
Ce qui nous ferait quand même 7 billets par mois ( par moi), pendant les dix ans à venir, pour venir à bout de 70 balais d'images... S'il me reste encore dix ans à vivre. 
Laisse tomber Lulu...
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"Sélectionner".
Cette tâche serait plutôt facile jusqu'à la démocratisation de la photo numérique. 
La Godardière bascula dans le numérique en 1999 je crois.
A partir de là, trop de photo tua la photo. 
Encore que...
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"Raconter"
Le bruit des vagues, le camping de Palavas-les-Flots, le zip de la fermeture éclair de la tente Maréchal.
 Bref. 
Nous allions au bord de la mer. 
J'ai rédigé ce billet en 2010, sur le blog Lulu Sorcière, à l'occasion d'une "ronde d'écriture" autour du 
"premier amour". 
Vous pouvez  retrouver les commentaires d'alors sur la publication d'origine. 
Mon enfance a plus d'un demi-siècle, elle est si loin... Avant d'y retomber bêtement (on ne sait jamais un mauvais sort de ce cher Aloïs), il est temps de faire parler ces photos-là, d'y mettre le ton, l'humour, la tendresse et le recul nécessaires. Afin que les suivants ne prennent pas le passé trop au sérieux.
Et en vitesse, car le temps presse. 
Amusez-vous bien, la vie est courte. 
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1960


C’était il y a bien longtemps, à la plage du camping de Palavas-les-Flots. A cette époque j’avais 3 ou 4 ans, j’étais une vraie princesse.

J’étais l’enfant, j’étais l’unique, j’étais la première. On ne me laissait jamais jouer seule sur la plage, armée de ma troupe de chevaliers, mon père ce héros et mes Tontons farceurs, je détruisais majestueusement tous les pâtés de sable qui n’étaient pas conformes, retardant impitoyablement la construction des remparts de l’enfance.
Un jour pourtant, je suis restée seule et je l’ai vu.

Il était blond, il était p’tit, il était beau, il sentait bon le sable chaud… Musclé, incroyablement romantique, terriblement sensuel dans son maillot d’bain qui manquait d’élastique, tartiné d’huile cosmétique, il me demanda :
« Tu veux zouer au sable »
C’était la première fois qu’on m’draguait. Sensation nouvelle exaltante, trop timide pour répondre, certaine d’être désirée, j’ai lancé mon premier regard noir sur ses yeux clairs et nous avons rempli nos p’tits seaux ensemble. Le donjon prenait forme, nos mains maladroites tapaient l’une l’autre sur ce sable trop chaud, trop sec pour en tasser les grains, et soudain …. Sous mes yeux incrédules, ahuris mais néanmoins secrètement interpellés, dans la chevaleresque intention de ne pas voir s’écrouler le prochain édifice, il sortit son p’tit appareil et fit…. Pipi dans l’seau !!!!!!!
Je ne sais quoi de la nouveauté anatomique, du liquide aromatique, ou de l’incroyable légèreté d’un être déjà trop flemmard pour faire trois pas pour trouver l’eau salée, futur pétaradeur impénitent, mais je pris mes jambes à mon cou et me blottis dans les bras de ma p’tite maman, à jamais déçue des princes charmants.

Maman, vous la connaissez, ça l’a fait hurler de rire. Maman elle est comme ça, elle rit. Elle en a vu d’autres à mon âge ( elle en a toujours vu d’autres à mon âge, c’est casse-pied à force, mais ça aide à tenir). Elle a grandi à une époque où le ciel était si lourd que les étoiles s’accrochaient aux manteaux des petites filles, dans une théorie des nuages apocalyptique.


Alors, avec le même sourire, j’ai ravalé pour les amours à venir, mes larmes et mes chagrins, à jamais fragile comme un château de sable…..



dimanche 15 janvier 2017

#Geneatheme, Paléographie mon amour !


Mais quelle idée de vouloir collecter toutes les archives de son village !!! Faut être timbré ! Photographier 250 doubles pages aux AD86 concernant les fabriques d'Availles et de Prinçay de 1660 à 1782. Tomber sur ce genre d'exercice... Pester, avec ses lorgnons d'hypermétrope, sur le myope du 17ème siècle qui traça ces pattes de mouches. Tempêter sur la lenteur du progrès et rêver d'une transcription automatique par smartphone (cet appendice de notre cerveau) avec recherche par thème, tri des infos pertinentes, mise en contexte...

mardi 27 octobre 2015

#Geneatheme d'Octobre. 100 mots pour une vie.


Rester sans mot, cent jours, sans savoir pourquoi…
Cent mots pour une vie c'est sans souci ! 
Une vie ? Quelle vie? La mienne ?
Née de Louise et Modesto, sans douleur, épousée sans-l’sou d’Alain, mère sans-façons de six vies, grand-mère sensass. Sempiternelle sang-mêlée, sans-gêne, cent racines.
S'encrer, assembler les mots sensibles.
Nuit sans sommeil, sanglot, deux enfants aux Amériques et  ma sansonnette,  envolée du nid…
Cent logis pour une fratrie !

Ensemble, déjà loin sur le sentier de la vie, s’embarquer encore, s’emmêler déjà, s’embraser toujours et sans mot dire, espérer sentir encore à cent ans la flamboyance de l’automne.

lundi 5 octobre 2015

#Geneatheme Septembre - Pourquoi un blog ?


Le problème lorsqu'on blogue depuis longtemps, c'est cette étrange impression de radoter qui s'ajoute aux années qui passent et aux cheveux qui blanchissent, à ce besoin parfois de faire répéter...
On finit par devenir un généalogiste à part entière...
C'est à dire un vieux. 

J'ai eu l'occasion samedi de plaider la fonction "ressources" des blogs, afin que ceux qui ne publient plus, pour une raison ou une autre, ne finissent pas à la benne des veilleurs généalogistes, dans ce monde de l'immédiateté si peu utile.
2 ans sans billet et hop poubelle ! ça alors ! 
Pour lutter contre la généalogie kleenex, je crois que je vais essayer la fonction recyclage des articles. Une manière de généalogie verte, en somme. 
Je réédite donc celui-là, qui fait partie de vos préférés( si j'en crois ma colonne de droite), avec, à peine, quelques modifications en italique.  

Une manière de vous donner des nouvelles, parce que, hein, on sait jamais.
 Une manière de reprendre le clavier, 
Une manière de vous donner envie d'écrire.
Une manière de vous donner envie de chercher dans le fouillis de ce chaudron.
Une manière de partager. 
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Pourquoi internet ?
 Internet, son monde impitoyable, addictif, procrastinateur, plaggieur, glouton, bavard et si souvent tarte, qui élève, en quelques secondes, la c...  à l'échelle planétaire. 
M'enfin...

Dans ce monde là, le blog est peut-être le meilleur du pire. 


Pourquoi des blogs de généalogie ? 
Je fais de la généalogie depuis 2003. Plus de dix ans !
Saperlipopette ! 
Mais j'avais un blog de généalogie avant de faire de la généalogie.
 Ben oui !

 Enfin ce n'était pas un blog mais un forum. Le forum de la Godardière, créé au décours des premières cousinades. 


Ben oui ! 
J'ai fait des cousinades avant de faire de la généalogie ! Cousinades qui réunissent les descendants de Papi Cigare. C'est modeste certes, mais ça marche et ça se poursuit tous les ans depuis. 4 générations réunies à la dernière assemblée. Modeste : nous étions une trentaine, nous sommes plus d'une cinquantaine,



 chez moi, à Prinçay. 
Je suis fière de ça. J'y tiens. 
Le forum, (bidouillé par Guillaume mon n'veu), était fait pour garder le fil, d'une cousinade à l'autre. 
Garder l'fil pour garder l'sourire ! 
Garder le fil : entre les générations, entre ces cousins qui grandissaient et que nous n'emmenions plus faire 

de châteaux de sable 
et qui prenaient le large, loin sur cette planète qui est leur village. 


Garder l'fil : pour partager les photos d'aujourd'hui et d'hier.



Garde l'fil : pour se soutenir dans les coups durs. 


Garder l'fil : pour s'écrire des poèmes aux anniversaires. 


Garder l'fil : pour voir pleurer les vieux devant tant de poèmes d'anniversaire. 


Garder l'fil : pour commenter les photos anciennes. 


Les documents anciens...


Un jour Benoist (mon n'veu) a dit : 
On n'y comprend plus rien, il faut faire un arbre généalogique. 
Ben oui ! 
Saperlipopette ! C'est même pas moi qui ai eu l'idée de la généalogie ! 
Cest Benoist, mon n'veu ! 


C'était parti. Une feuille de papier, puis deux, puis une très, très grande feuille de papier, puis Ancestrologie et le forum, raconter, faire vivre ces découvertes, ces pages tournées de village en village, avant la mise en ligne des archives ! 
J'ai une famille formidable, j'ai eu plein d'encouragements autour de toutes mes découvertes. 
Petit à petit, je me suis sentie à l'étroit dans cet espace privé. Pas lâchée, comme certains ici ou là le disent, mais à l'étroit. 


J'ai ouvert Lulu Sorcière, ses p'tits délires, ses émotions, son JDD, ses lecteurs de la première heure ! 
Tout en surveillant le bourguignon, on a papoté, pleuré, rit, photographié, ralé...

Nous nous sommes tant aimés...


 Et moi j'ai de plus en plus archivé, enquêté....


Tant et si bien que j'ai fini par ouvrir Lulu Archive ! 


Et puis Mères d'Alors,
  C'est comme ça, de temps en temps, je range. 
J'aime bien mettre la pagaille, et ensuite...


 Ranger. Trier. Archiver.

Je me suis fait un peu happer par le sujet, mais je dormais peu. 
J'ai un peu délaissé Lulu Sorcière, le blog du présent 


 Heureusement que les piliers du JDD sont là pour me rappeler à l'ordre, m'épauler ! 
Les filles et Tonton, à table ! 
C'est dimanche !
Et le JDD aussi est passé aux oubliettes au grand regret de certains fidèles...

  
Le mal guérit par le mal, on dirait une potion du curé d'Angliers. 
C'est la généalogie descendante et les p'tites pousses qui courent dans mon jardin, qui me ramènent au présent, aux p'tits bonheurs. Ici un tricot, là un livre pour enfants, là une vieille comptine, là une recette de gâteau, et une envie de partager de nouveau, un peu plus de tout ça. 


 Et de temps en temps une petite histoire au détour d'un chemin, devant l'entrée d'un souterrain... Une petite main dans la mienne, libérée depuis belle lulurette de mes racines et de celles des autres, je retrouve, le fil conducteur de ma vie : 


le plaisir des mots, simplement. 

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Pourquoi bloguer ?
 Pour le plaisir de lire les autres, pour ces amitiés virtuelles que l'on croit éternelles...

A la dédicace de 2014, je ne changerai pas une virgule. 
Et des dédicaces, j'en ferai d'autres, et ce serait même une bonne idée d'en faire un thème...
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Je dois, pour jouer le jeu jusqu'au bout,
 dédier ce billet à un blog de généalogie. 
Je n'ai pas besoin de chercher, 
c'est une évidence, 
je le dédie à Odile. 
Odile Vaunois, que je connais depuis 15 ans à travers la toile. 
Odile qui fut la première sur la toile à me lire, avant les blogs, avant facebook, avant les forums, sur les listes de discussion. 
Odile, unique rencontre de la toile, pour qui je fus Gloria avant Lulu. 
Odile qui dans cet anonymat sorcier, sut plus tard, bien plus tard,
me retrouver, rien qu'à mes mots. 
Des mots, comme une voix. 
Faut avoir l'oreille. 
Odile qui aime mêler le présent au passé.
Odile qui touche en peu de mots.
Odile que j'aime lire. 
Odile avec qui je partage tant de racines souterraines. 
Odile qui n'est jamais loin. 


Odile et notre temps des cerises, car finalement, plus souvent qu'on ne le croit,
 internet sait se faire fête. 



samedi 14 février 2015

Cupidon des archives... #Geneatheme



Un p'tit poème courtois vieux de 444 ans, les filles, ça vous dit ? Voilà qui vous change la couleur grise ambiante  en un p'tit feu d'artifesse arc en ciel et qu'importe celui qui lance la première flêche !
Et en ce jour de février, un hommage s'impose à tous les amoureux : les fidèles, les volages, les perchés sur le petits nuages, les libertins, les coquins, les timides, les tendres, les colériques, les jaloux, les utopistes et les réconciliés. Bref l'amour se déguste à toutes les sauces. Et Monsieur l'curé était-il amoureux pour laisser trainer de telles paroles sur les pages bénies de ses registres paroissiaux ou bien est-ce le fait d'un diablotin de passage ?
Merci à Criptus Anonymous, il ne tient pas de blog,mais c'est un Cupidon des archives !
Février est le temps de l'insolite, dans le petit monde des Généabloggeurs à thèmes. Voilà qui permet de faire d'une flèche deux coups !
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Quand deux cours sont unis damour
Que leurs liens sont doux et de longue durée
Les sensibles plaisirs quils goutent tour a tour
Leur font trouver tout le tanps dune année
Bien plus court que celuy dun jour
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
depuis que jayme Lizette
je souffre nuit et jour les plus cruels tourmins
dans les plus doux plaisirs mon ame est inquiette
helas que mon cour vous regrette
tranquils jours, jours heureux charmants
ou je naimois que ma nuchette
//
Lizette proffitez dune aymable junesse
Qu'on passe sans plaisirs sy lon est sans tandresse
Quand on perd un momant du beau temp des amours
Souvenez vous qu'on le perd pour toujours
On peut pour mieux choizir et pour le
Satisfaire
Estre un temps sans engagement
Mais tost ou tard il fault qu'une bergere
Fasse choix dun fidel amant
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~
dans nos prés dans nos bois
tout vit tout renouvelle
a proffiter du temps dune saison sy belle
amants heureux vous mettez tous vos soins
mais les cours malheureux
les ames languissantes parmi tant dagréements
ne languissent pas moins
et toutes les saisons leur sont indifferentes
//
bergers quy souffroient en aymant
soiez constant soiez fideles
souvant pour engager le cour des plus cruelles
il ne fault qu'un heureux momant
(arbre de la vie ou bouquet dessiné)
ces fleurs nouvelles en vostre amour nouveau
comme elles
font sentir a mon cour milles nouveaux
plaisirs
mais sy le cour suivoit trop ses désirs
ah quil mexposeroit a des paines cruelle
sy vostre amour nestoit pas plus constant
et ne duroit qu'autant que duroreroit
ces fleurs nouvelles 1698 1698 1698

mademoizelle vostre tres humble
hobeissant et tres
affectionné serviteur

laffligé
la douleur

Transcription Cryptus Anonymus.
Source : ADV Verrières BMS 1668-1674 pages 54 à 58.

vendredi 28 février 2014

#Geneatheme de Février - Le document du mois.

Le document du mois ! Lequel choisir ?
Après 28 jours d'hésitation, de tergiversations, mais après tout, il y aura d'autres mois, j'ai choisi celui qui raconte une quête :  le dernier en date de ma plus époustouflante aventure généalogique !
La quête ?
Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !

Telle est ma quête,
Suivre l´étoile
Peu m´importent mes chances
Peu m´importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l´or d´un mot...

Pour l'or d'un mot, pour l'or d'une correspondance...Chris, Valérie et moi, nous en avions rêvé.
Retrouver les lettres de Jeanne Eulalie Lebourg, grand-mère de Cora Millet-Robinet. Jeanne Eulalie, l'aventurière de Saint Domingue, Jeanne Eulalie qui s'ennuie, Jeanne Eulalie qui lit, Jeanne Eulalie qui souffre, Jeanne Eulalie prise dans la bataille navale, Jeanne Eulalie qui écrit à sa soeur Rosette, restée à Nantes. Jeanne Eulalie, deux générations avant Cora et déjà une bien belle plume, et de surcroît reconnue pour ce talent. Les articles publiés dans la revue du Bas Poitou nous avaient mises en appétit. Retrouver les originaux de ces lettres, en lire l'intégralité, comprendre à partir de chaque petite anecdote racontée, le parcours de cette femme, analyser le graphisme, l'orthographe, le fond, la forme, le détail. Relire avec un autre regard que celui de la grande histoire.
Nous en avions rêvé ? Chris l'a suscité en retrouvant Hélène. Hélène, AAAAAA petite fille de Jeanne Eulalie.
Chris l'a suscité, Hélène l'a fait.

Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !

Telle est ma quete
Suivre l'étoile,
Peu m'importent....

Peu m'importent les tempêtes, les inondations ! 13 Février, direction la Vendée. Gros temps sur l'0uest, mais les rêves passent entre les gouttes, n'est ce pas ?
En route...
Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !

Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d´une possible fièvre
Partir où personne ne part

Partir et arriver. Emotion. L'émotion à facettes. D'abord celle renouvelée de l'accueil chaleureux d'Hélène. A chaque rencontre cette gentillesse, cette générosité, fait écho au beau personnage de Cora.

Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !

Rêver un impossible rêve...

Là, les lettres de Jeanne Eulalie, mais aussi tant d'autres documents, de photos... Tant de documents, alors que j'en ai si peu des miens ! Tant de vies qui ne demandent qu'à s'écrire...

Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !

Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s´éclabousseraient de bleu
Parce qu´un malheureux...

Je ne sais qui écrira ces vies, mais mon coeur serait tranquille si elles s'écrivaient...
Alors au travail, lire, relire, comprendre, ordonner, et partager !

Vous êtes généalogiste ? Alors vous connaissez la chanson !



Pour atteindre à s´en écarteler
Pour atteindre l´inaccessible étoile.

A chaque jour suffit sa peine. Juin sera le mois du ChallengeAZ, il sera entièrement consacré à Cora... En gros plan. De A à Z , à la manière d'un dictionnaire amoureux.

Prenez date, généalogiste ou pas, vous aimerez la chanson ! 




mercredi 26 février 2014

#Généathème de Janvier - L'entraide généalogique !


 Dans le monde des collectionneurs d’ancêtres, janvier était le mois de l'entraide généalogique !


 Dans le monde de Lulu Sorcière, janvier était le mois de l'entraide générationnelle !
Une manière de préparer l'avenir du passé !


Médaillée grand-mère sorcière deux étoiles, j'ai vu la p'tite sosa-1bis, m'offrir ses premiers sourires, j'ai savouré avec gourmandise les premiers échanges, blottie dans l'univers de l'enfance. Une enfance désormais majoritairement heureuse, un monde où la maternité bénéficie d'attention et de progrès.
J'ai par conséquent, un "peu" abandonné mes fantômes : petits assassins, voleurs de poules, inondations et belles dames sont restés au placard, même pas une indexation de recensement ou de poilu !

source : http://www.babou-bricole.com/blog/porcelainefroide/pendules.htm

Heureusement l'entraide généalogique est un mouvement perpétuel. Tic-tac, tic-tac. Lorsqu'on y a goûté, elle vous tient. L'histoire des autres devient la votre. La valeur du sang reprend sa place, un, parmi les éléments du hasard. L'intelligence, l'imaginaire, la curiosité, la culture s'appuient sur qui bon leur semble, et bâtissent la liberté au coeur de l'esprit.
L'entraide généalogique, c'est "aimer les anciens des autres comme les siens", un excellent catéchisme généalogique... Ah... J'en vois déjà au fond qui mormonnent ? A condition d'en préserver la laïcité bien sur !


Ce n'est pas Chris qui me contredira sur ces principes, elle qui a plongé dans les profondeurs de la généalogie de Cora, au point d'en remonter la descendance avec un tel talent... Grace à elle, la branche Gambier de la bonne dame de la Cataudière est venue me tirer par la manche en ce début d'année, m'offrant de nouvelles pièces maîtresse à cette fabuleuse histoire sans fin ! Brigitte, elle aussi, avait gardé les Millet-Robinet dans un coin de son carnet de recherches. Elle m'a ramené de sa visite aux archives nationales, un autre pièce passionnante de ce puzzle.
Merci à vous Mesdames, messagères de Cora ! Cora, qui est décidément mon plus acharné fantôme !
Et l'entraide de janvier amène naturellement au document du mois de février qui n'attendra pas Mars pour être évoqué...
Continuer à avancer sur le dossier de Cora, tandis qu'on roule sous les playmobil, qu'on nage dans le Mustela, qu'on mitonne des purées maison avec la moulinette de mémé, qu'on collectionne les catalogues de layette et qu'on médite sur les harmonies pastel des brins de laine...



 Foi de sorcière, ça c'est le mi-mi, c'est le mi-mi, c'est le miracle de l'entraide généalogique !
A suivre !