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mardi 3 septembre 2019

Des violences d'un autre âge - Lulu Archive dans Centre Presse -

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. Article rédigé en 2014.

Il n'y a pas d'époque pour la violence conjugale.
Elle se déchaina atrocement ces dernières semaines dans la Vienne. On la qualifie d’un autre âge, et pourtant, elle interpellait déjà au XVIIème !
Liglet, 1691. François Bichier, curé, désigne sur son registre paroissial, Louis MONTETAUD. Sans doute l’a-t-il nommé aussi à la messe du dimanche, tentant par ses prêches de vaincre ce fléau ordinaire qui touchait si gravement les femmes de l’ancien Régime. Dans le silence des villages endormis, cette violence tue.
Louis MONTETAUD vit à Journet. Il n'est plus tout jeune. Tous ses enfants sont partis de la maison. Avec Marie, ils en eurent sept. Qu’importe. Au bout de sa vie de misère, rien n’apaise la colère de cet homme, attisée par l’alcool. Louis frappe sa femme  tant et tant, et depuis tant de temps, que plus personne ne l’entend faire. Ce soir-là,  Marie BONNEAU pleurait-elle trop ? Un mois avant, sa fille Anne mourait. Elle venait de mettre au monde deux petites filles, l’une des deux l’accompagna dans la tombe. Marie pleure sa fille, sa petite fille et Louis frappe. Epuisée, blessée, laissant son époux ivre de haine, Marie fuit enfin, profitant du sommeil de son bourreau. La route est longue, 12 km pour trouver refuge à Liglet chez son gendre, Pierre BIDEAU et sa fille cadette Jeanne.
Marie se repose enfin, mais ne va toujours pas mieux. Elle est sans doute venue trop tard. Le 12 mars, Jeanne appelle le curé. Marie lui confie dans son dernier souffle qu'elle meurt à cause des coups subis : des coups de genoux et des coups de bâton dans l'estomac. Les coups de Louis, son époux. Il n'y a pas d'époque pour la violence conjugale. Il n'y a pas d'âge non plus. La pauvre Marie BONNEAU avait « soixante et quelques années »...
L’histoire devrait s’arrêter là. Mais autour de l’acte de décès de Marie Bonneau, le registre chuchote.
Cinq jours après la mort de sa mère, le curé de Liglet enterre Jeanne, et la semaine suivante Pierre Bideau ! Que se passe-t-il dans cette maison ? La colère de Dieu s’est trompée de cible, elle s’est abattue sur tout le village ! En cinq mois, il va mourir à Liglet 32 âmes, dont les 2/3 ont moins de 40 ans, la mortalité annuelle habituelle est multipliée par deux en seulement un semestre. Etrangement, dans la maison des Bideau, les trois petits orphelins de 9, 5 et 2 ans vont survivre.
Etrangement le curé ne s’étonne pas de cette hécatombe dans sa paroisse.
Cette violence mystérieuse et extraordinaire aura-t-elle arraché quelques larmes au regard embrumé de Louis Montetaud, qui a perdu cette année-là six membres de sa famille ? Seul à Journet, le vieil homme mourra à son tour le 6 décembre de la même année à l’âge de 70 ans. Il n’y a pas d’âge pour la violence ordinaire.



lundi 2 septembre 2019

Des maîtres d'école dans les registres des villages de la Vienne de 1613 à 1792 !

Bonne rentrée à tous !
VILLAGEMAITREDATESOURCE
ARCAYMAITRE1710/12/17AD86/IN4/1016
BLANZAYMAITRE1719/09/25AD86/IN4/1016
CELLE-L'EVESCAULTMAITRENDAD86/IN4/1016
CELLE-L'EVESCAULTMAITRE1667/12/08AD86/IN4/1016
CHAMPAGNE-SAINT-HILAIREMAITRE1779/09/12AD86/IN4/1016
CHARRAISMAITRE1769/05/15AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1691/01/15AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1696/03/12AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1728/11/00AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1751/10/24AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1760/06/11AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1776/06/03AD86/IN4/1016
CHARROUXMAITRE1785/06/23AD86/IN4/1016
CHASSENEUILMAITRE1650AD86/IN4/1016
CHÂTEAU-GARNIERMAITRE1699/03/12AD86/IN4/1016
CHÂTEAU-GARNIERMAITRE1701/11/22AD86/IN4/1016
COUSSAY-LES-BOISMAITRENDAD86/IN4/1016
CURZAYMAITRE1776/03/08AD86/IN4/1016
CURZAYMAITRE1792/12/02AD86/IN4/1016
DISSAYMAITRE1753/04/05AD86/IN4/1016
DISSAYMAITRE1787AD86/IN4/1016
DOUSSAYMAITRENDAD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1663/02/19AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1663/09/00AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1672/05/20AD86/IN4/1016
GENCAYMAITRE1777/11/13AD86/IN4/1016
JAULNAYMAITRENDAD86/IN4/1016
JAZENEUILMAITRE1689/01/08AD86/IN4/1016
LA-ROCHE-POSAYMAITRE1716/02/10AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1659/08/21AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1706/04/28AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1748/10/08AD86/IN4/1016
LATILLEMAITRE1760/05/28AD86/IN4/1016
LESIGNYMAITRE1710/11/03AD86/IN4/1016
L'ISLE-JOURDAINMAITRE1760/05/16AD86/IN4/1016
MARNAYMAITRE1778/02/15AD86/IN4/1016
MESSEMEMAITRE1706/05/18AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRENDAD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1613/01/11AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1620/04/16AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1724/01/17AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1694/07/27AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1695/08/28AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1721/08/25AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1751/09/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1752/09/03AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1762/10/07AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1771/03/15AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1689/10/29AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1700/10/13AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1743/04/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1745/07/18AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1760/09/15AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1790/04/26AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1790/07/23AD86/IN4/1016
MIREBEAUMAITRE1757/07/04AD86/IN4/1016
MONCONTOURMAITRE1772/06/30AD86/IN4/1016
MONCONTOURMAITRE1789/05/20AD86/IN4/1016
MONTGAUGUIERMAITRE1785/12/04AD86/IN4/1016
NEUVILLEMAITRE1619/04/11AD86/IN4/1016
ORCHESMAITRE1737/10/08AD86/IN4/1016
PAYREMAITRENDAD86/IN4/1016
POIZAY-LE-JOLIMAITRE1651/03/13AD86/IN4/1016
POIZAY-LE-JOLIMAITRE1783/03/03AD86/IN4/1016
PRANZAYMAITRE1740/03/11AD86/IN4/1016
PRINCAYMAITRENDAD86/IN4/1016
QUINCAYMAITRENDAD86/IN4/1016
SAINT-GERVAISMAITRE1729/04/22AD86/IN4/1016
SAINT-JEAN-DE-SAUVESMAITRE1719/09/17AD86/IN4/1016
SAINT-MARTIN-l'ARSMAITRE1675/06/18AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1730/05/03AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1736/11/05AD86/IN4/1016
SAINT-MAURICE-LA-CLOUEREMAITRE1772/01/12AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1704/11/01AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1713/06/08AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1718/10/14AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1715/06/08AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1737/01/21AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1752/01/03AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1758/07/06AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1758/08/13AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1789/01/09AD86/IN4/1016
SAINT-SAUVANTMAITRE1792/08/31AD86/IN4/1016
SAINT-SECONDINMAITRE1790/04/12AD86/IN4/1016
SAMMARCOLLESMAITRE1761/11/04AD86/IN4/1016
SANXAY MAITRE1753/10/27AD86/IN4/1016
SANXAY MAITRE1763/03/23AD86/IN4/1016
SOMMIERESMAITRE1658/11/27AD86/IN4/1016
SOMMIERESMAITRE1660/12/07AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1646AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1694/01/11AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1698/08/13AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1791/02/16AD86/IN4/1016
USSONMAITRE1778/01/17AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1678/07/20AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1679/04/29AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1688/09/21AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1689/06/04AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1702/02/19AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1703/02/07AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1704/01/10AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1731/01/01AD86/IN4/1016
VENDEUVREMAITRE1737/05/04AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1629/10/19AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1640AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1642AD86/IN4/1016
VOUILLEMAITRE1731/05/28AD86/IN4/1016
VOUZAILLESMAITRE1752/06/17AD86/IN4/1016
ANCHEMAITRE1788/06/10AD86/BMS/1785/1792/P35
VENDEUVREMAITRE1679/04/29AD86/BMS/1686/1688/P135
VENDEUVREMAITRE1703/02/07AD86/BMS/1703/1704/P83
VENDEUVRE MAITRE1702/02/19AD86/BMS/1701/1702/P101

jeudi 14 février 2019

Mariage Jubilatoire - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 20/02/2014.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

L'article paru dans Centre Presse et la réponse du Pr Jean-Marie Augustin !
L'article
Mariage Jubilatoire ou la Saint Valentin des archives à Oyré !
Il  n’est pas toujours facile de mettre un point final sur les i de clandestinité. Avant l’avènement des communiqués de presse people, les occasions étaient rares d’officialiser les douceurs d’une alcôve clandestine. La religion imposait ses dogmes infranchissables ! Infranchissables ? A l’exception des jours de Jubilé ! Car Jubilé rime avec pardonné !  Une opportunité dont se réjouissaient aussi les amoureux en mal de légitimité !
Ainsi le 7 avril 1668, Maitre René Thénault, de la paroisse d’Oyré,  profita-t-il des fêtes données en l’honneur du Jubilé du Pape Clément IX pour officialiser l’union qu’il partageait avec Louise Durand depuis déjà quatorze ans ! L’histoire ne dit pas s’ils eurent des enfants et combien. L’ajout, après réflexion, de la mention « mariage clandestin » par le curé d’Oyré, nous en dit plus sur l’origine de cette régularisation : même si l’acte de mariage ne fait mention ni d’abjuration ni de conversion, nos épousés étaient probablement protestants.  Qu’il soit un notable de la paroisse n’épargnera pas à Maitre Thénault d’argumenter son dossier. Période de pardon et de conversion, le Jubilé est l’occasion d’ « indulgences partielles ou plénières » qui demandent quelques efforts spirituels : faire de manière publique quelques pénitences (jeûne, pèlerinage), prier, se confesser, offrir  généreusement quelques dons. A ces seules conditions, sera offerte à notre Valentin pêcheur,  l’occasion de rendre officielle et honorable une situation pour le moins embarrassante, voire dangereuse. L’évènement solennel restera très encadré comme en témoignent la présence d’André Boulé du couvent des Cordeliers et Maitre Jacques Brandin étudiant en théologie. A Charroux, à Couhé, 1668 rime également avec conversion au catholicisme. Le curé de Jaunay-Clan nous apprend qu’un autre Jubilé débuta en 1724, le premier dimanche de l’avent dans les villes mais le second dans les campagnes !
Le premier Jubilé du christianisme fut décrété en 1300 par le pape Boniface VIII, au rythme d’un par siècle,  l’intervalle se réduisit de pape en pape et à partir de 1400 le jubilé eut lieu tous les 25 ans. A ces festivités programmées, s’ajoutent quelques  années saintes extraordinaires. Clément IX, jésuite, fut pape de 1667 à 1669.  Homme de lettres, il fit construire le premier opéra de Rome. En 1668, il fut médiateur lors du Traité d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la guerre de dévolution, premier conflit du jeune roi Louis XIV qui dut rendre à l’Espagne la Franche-Comté mais garda la Flandre conquise par Turenne.
1668 ne fut pas une «année sainte extraordinaire » au sens religieux du terme… Mais, exceptionnelle, elle le fut sans aucun doute, pour René et Louise, les vieux amants d’Oyré!
Sources :
Archives Départementales de la Vienne

Illustration : Fragonard , le baiser à la dérobée Musée de L’Ermitage Image Wikipédia

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La réponse de Jean-Marie Augustin 


mardi 14 février 2017

La St Valentin de l'#Archive #Insolite #geneatheme


Pourles amoureux en panne d'inspiration
;-)

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Quand deux cours sont unis damour 
Que leurs liens sont doux et de longue durée 
Les sensibles plaisirs quils goutent tour a tour 
Leur font trouver tout le tanps dune année 
Bien plus court que celuy dun jour 
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ 
depuis que jayme Lizette 
je souffre nuit et jour les plus cruels tourmins 
dans les plus doux plaisirs mon ame est inquiette 
helas que mon cour vous regrette 
tranquils jours, jours heureux charmants 
ou je naimois que ma nuchette 
// 
Lizette proffitez dune aymable junesse 
Qu'on passe sans plaisirs sy lon est sans tandresse 
Quand on perd un momant du beau temp des amours 
Souvenez vous qu'on le perd pour toujours 
On peut pour mieux choizir et pour le 
Satisfaire 
Estre un temps sans engagement 
Mais tost ou tard il fault qu'une bergere 
Fasse choix dun fidel amant 
~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ 
dans nos prés dans nos bois 
tout vit tout renouvelle 
a proffiter du temps dune saison sy belle 
amants heureux vous mettez tous vos soins 
mais les cours malheureux 
les ames languissantes parmi tant dagréements 
ne languissent pas moins 
et toutes les saisons leur sont indifferentes 
// 
bergers quy souffroient en aymant 
soiez constant soiez fideles 
souvant pour engager le cour des plus cruelles 
il ne fault qu'un heureux momant 
(arbre de la vie ou bouquet dessiné) 
ces fleurs nouvelles en vostre amour nouveau 
comme elles 
font sentir a mon cour milles nouveaux 
plaisirs 
mais sy le cour suivoit trop ses désirs 
ah quil mexposeroit a des paines cruelle 
sy vostre amour nestoit pas plus constant 
et ne duroit qu'autant que duroreroit 
ces fleurs nouvelles 1698 1698 1698 

mademoizelle vostre tres humble 
hobeissant et tres 
affectionné serviteur 

laffligé 
la douleur 
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Archive insolite relevée par les amis de  GE86 et parmi eux  le célèbre et talentueux
Cryptus Anonymus, à qui nous devons cette transcription d'un poème courtois vieux de 315 ans...
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Source : ADV Verrières BMS 1668-1674 pages 54 à 58. 

mercredi 25 mars 2015

Un 25 Mars à Saint-Benoit - L'assassinat du marchand de Chinon.



Le 25 Mars 1694, Louis Jacquelin, marchand de Chinon, accompagné de sa femme, de deux de leurs grands fils et d'une fille plus jeune infirme circulent en forêt de Châtellerault. Ils y font une bien mauvaise rencontre. Une escouade de soldats se rendant à Poitiers* agresse le marchand, lui vole sa malle et son argent et le roue de coups. 
Transporté à Saint-Benoit, le pauvre homme gravement blessé a le temps de raconter son histoire au curé en confession et de lui préciser que Louis Jacquelin n'est pas son propre nom mais celui de son grand-père ou de son oncle chez qui il fut élevé.... 
--------------


....
a eté inhumé dans le grand cimetière 
de cette parroisse le corps de défunt Louis Jacquelin
marchand mercier qui m'a déclaré être de 
la ville de Chinon, lequel avait sa femme et deux
ou trois grands enfants, avec une fille de moindre
age qui est infirme, sa mort provoquée dans une 
rencontre avec une escouade de soldats dans la forêt
de Châtellerault se rendant à Poitiers aux foires
de Lamicaresme qui lui volèrent sa malle et
son argent et le batirent tant qu'il en est 
mort après avoir reçu les sacrements
nécessaires au salut, il m'a aussi déclaré que
le nom de Jacquelin n'était pas son propre nom
mais celui de son grand-père ou oncle chez
lequel il a été élevé? ; tout ce que dessus
je certifie m'avoir été déclaré
après l'avoir entendu en confession fait
le jour et an ci-dessus. 
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Merci à Elodie de Bouhet pour son aide précieuse à la transcription ! 


lundi 23 mars 2015

Un 23 mars à Couhé - Perdre les eaux pendant les grandes eaux !



Le 23 mars 1704, Judith RIVAULT a perdu les eaux à Couhé. Seulement voilà, elle est de Ceaux et il a plu des seaux, la Dive déborde, ce sont les Grandes eaux ! Le curé du village ne sachant qoué faire s'empresse de baptiser la p'tite Jeanne, fille d'Etienne Moricet en mentionnant sur son registre, l'aventure ! 

jeudi 18 décembre 2014

Une estoille extraordinaire - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 18/12/2014

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

En cette fin d'année 1664, la France lève le nez vers le ciel. Pour les puissants comme pour les misérables, du roi Soleil au curé de Leugny, le spectacle est là, inoubliable. L’abbé Godin dépeint pour nous « la grande Estoille » qui illumine ses insomnies. Devine-t-il dans cette lueur, un message du passé ? Soupçonne-t-il qu'on y cherchera 350 ans plus tard, la clé de la vie sur terre ? Ose-t-il s'imaginer dans un futur lointain, un petit robot nommé Philae, à l’énergie poitevine,  posant sa main de fer sur l'une de ces inaccessibles étoiles ?
Qui sait ? Godin note, transformant son registre en journal des astres.
"Cette année 1664 a été remarquable par une "estoille extraordinaire" qui a commencé de paraitre par toute la France dès le commencement de novembre et a duré jusqu'à la fin de décembre, se levant sur les une à deux heures après minuit…. un peu au-delà du tropique du Capricorne."
En 1664, de cette localisation précise, les astrologues prétendent encore déduire le futur : la sécheresse, la guerre, la peste, la mort des puissants...
A Leugny, la contemplation s'étire tout au long des nuits d'insomnies du curé :
"Et  pendant le temps clair on la voyait  jusqu’à  ce que le jour  par sa lumière cachât l'étoile … aussi quand son coucher arrivait sur ce temps-là, elle était au-delà du zodiaque vers le pole antarctique … "
Regardons-la d'un peu plus près, cette comète anonyme :
" La comète était un peu émoussée ce qui la faisait paraitre plus grosse que les autres, et poussait
vers la droite, entre le septentrion et le couchant, une queue fort longue, et plus brillante que
l'étoile même, s'écartant sur sa fin à la façon de la queue d'une hirondelle."
La queue d'une hirondelle ? Ce n'est sans doute pas un mauvais présage ! La queue d'une hirondelle c'est une sorte de triangle, et dans le triangle d'une queue de comète, les astrologues voient le génie et le savoir. Mais peu importe à l'abbé Godin les présages des astrologues, nulle mention de la colère de Dieu, l’observation seule s’inscrit pour mémoire !
"Ses causes et les présages  qu’elle signifie seront déclarés par les  astrologues ..."
Mais une comète peut en cacher une autre, suscitant l’enthousiasme de notre savant curé, dans le paragraphe suivant !
« Au commencement de l’an 1665, il parut encore une autre comète, sur le jour couchant, un peu plus avancée que la Cassiopée Poussinière et pas du tout si élevée sur mon horizon, dont la queue regardait le levant… »
Etait-ce la même ou bien une autre ?
Avec l’observation de la comète de 1664, la connaissance avance. Cassini commence  à en comprendre la trajectoire.  20 ans plus tard, il accueillera à l’Observatoire Royal de Paris,  le jeune Halley,  qui, en étudiant  sa comète éponyme, percera le secret de la trajectoire elliptique et saura calculer la périodicité de ses passages.
Hélas, en cette année 1680, nulle poussière d'étoile ne brille dans les registres de Leugny...

Source : Archives de la Vienne.

Illustration : Gallica BNF

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La même comète vue en Anjou, racontée sur le blog Feuilles d'Ardoises

vendredi 9 mai 2014

La peste sévit à Poitiers - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 9/05/2014.

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1631, c’était un temps où les ruelles pictaves regorgeaient d’immondices. C’était un temps où les latrines manquaient, où les seaux d’aisance se vidaient le matin aux fenêtres. C’était un temps où les ordures ménagères n’étaient l’affaire de personne.
1631, c’était le printemps des odeurs, dans Poitiers la Grande,  se côtoyaient hommes et bêtes, épluchures et déjections. Les  glycines et les lilas peinait à masquer le pullulement d’une vie microbienne grouillante sous les déchets, progressant dans un univers souterrain dont les rats étaient maitres, s’insinuant de maison en maison, polluant les couches de paille, déversant leur flot de puces, laissant une armée bactériologique invisible et invincible faire son œuvre, sournoise, déterminée,  menant inexorablement à la contamination des hommes.
1631, les ordures ménagères deviennent le problème de tous,  la peste est là. Les décharges s’organisent, les charretiers,  ancêtres de nos éboueurs, collectent, éloignent, pauvres Sisyphe d’une terre déjà  irresponsable dans une atmosphère irrespirable. Depuis le XVè siècle la peste était endémique et Poitiers avait maintes fois lutté. De l’autre côté du Clain, la cité avait son hôpital des champs dédié à la contagion, ses « sanitat » permettant d’isoler les malades. Estienne Thevenet, tentait les remèdes, venin de vipère, bave de crapaud, incision des bubons. A Buxerolles, au Logis de la Barre, les rescapés espéraient  guérir.
1631, la peste fleurit au printemps sur le terreau de la saleté, de la misère et de la crise économique. Qu’on se le dise, le prix de la contagion suivit dans tout le royaume celui du vin et du froment, il poussa le nanti à fuir avec ses biens vers une autarcie villageoise salutaire, vite et loin, le plus vite possible, loin de la ville putride où l’on enfermait les contaminés. L’exilé emportait dans sa fuite essoufflée, ce bacille que nul ne connaissait encore. 
1631, les registres paroissiaux racontent l’exil d’une épidémie… Parmi les 32 mentions de peste retrouvées, 20 occupent les années 1630 et 1631. La peste est au village ! A Cissé, le curé la nomme  «  l’année de la grande mortalité ».  A Craon on enterre les morts dans les jardins,  à Posay-le Joly, à Arcay, à Amberre, à Nouaillé-Maupertuis, on mentionne la contagion. A Thurageau, elle impose  son cimetière, à Montamisé, l’un après l’autre, les Joubert s’enterrent dans leur jardin. Le 7 juin,  ce sont les « corbeaux » de l’hôpital de Poitiers qui recouvrent le dernier.
1631, dans ce village du Poitou, la contagion est à son comble au printemps, un an après le premier cas signalé dans le registre, elle a tué 117 personnes, multipliant la mortalité par dix. A Poitiers, la ville décimée compte 10 000 morts, la moitié de sa population.
2014, dans un monde où  les bactéries résistent, où  la gale revient, où la crise économique gronde, le printemps pictave des glycines et des lilas peine à couvrir les effluves d’alarme des sacs poubelle. Les ordures ménagères seront-elles enfin, l’affaire de tous ?


jeudi 20 mars 2014

L'âme d'enfant monstrueux - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 20/03/2014

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

Entre fascination et répulsion, de la monstruosité à l’humanité, le curé de Leugny trouve le chemin de l’âme.
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Le 21 Juin 1655 nait à  Leugny le fils de Pierre BERTHEAU. Un enfant si différent, que Godin, le curé, interroge l’embryologie pour guider la théologie.
Appelé en urgence, il a trouvé le nouveau-né « vivant et qui jetait une voix ni d’enfant ni d’animal». En s’approchant tout près il lui semble que « c’est celle d’un chevreau ». Les anomalies se situent au niveau de la tête. « Les yeux sont au plus haut de la teste et de grosseur extraordinaire »,  il manque le front, le crâne est déformé,  le cuir chevelu  en forme de « cornets duveteux » est présent derrière chaque oreille,  le reste de la tête est sans poil. Le cou présente un bourgeon charnu, les oreilles sont légèrement en pointe, ainsi que la langue.
A ce drame, Godin cherche une cause et la trouve : la peur. Ancestrale, la peur, resta longtemps la seule explication des malformations foetales. A cinq mois de grossesse, Marie Maujuré, la femme Bertheau a croisé un loup dévorant une chèvre. Une grande frayeur l’a prise et « la force de l’imagination a changé les organes extérieurs ».
 Baptisé par la matrone, l’enfant meurt sous les yeux du curé. Godin argumente afin d’accorder une sépulture à cet enfant. « L’infusion de l’âme » est un phénomène complexe. Nous apprenons qu’elle présente trois stades : végétative, sensitive et raisonnable. Il faut au fœtus mâle 40 jours pour atteindre le stade raisonnable et le double pour une fille ! Par conséquent, ici, l’âme précéda la peur. L’accident « n’a pas changé la substance de l’âme ». Le cœur et le cerveau sont « demeurés humains nonobstant le notable changement de la forme extérieure ».
Serviteur de Dieu mais épris de science, Godin éloigne l'animalité pour trouver l'humain. La chronologie des évènements le conforte.  « Je le crois » insiste-t-il ! Chassant  le diable et le surnaturel qui pourraient s’insinuer dans les esprits, Godin assure le salut du petit, sauve la mère et la paix du village.  
L'enfant Bertheau était anencéphale. Nous savons aujourd’hui que l’anomalie survient au plus tard au 26ème jour de gestation. Godin s’est trompé, le loup n’y était pour rien !
Les malformations majeures,  concernent environ une grossesse sur trois mille. Leur mention sur les registres paroissiaux est exceptionnelle. Le déchiffrage de cet acte fut un travail d'équipe, merci aux paléographes du club GE86 et aux carabins de ce siècle qui m’ont aidée à comprendre ce bouleversant témoignage du passé. 

llustration : BIU Santé Paris.





mercredi 30 octobre 2013

Staff au CHU d'Arçay - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 30/10/2013.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre. 



On ne dira jamais assez combien l'orthopédie d'aujourd'hui doit aux pauvres laboureurs du Poitou d'hier !
Que penser d'autre de cet épisode du XVIIème siècle ?
A Arçay les curés sont un peu carabins. Il leur arrive de diagnostiquer les pathologies de leurs paroissiens.
Est-ce à l'initiative du curé Aubry que fut convoquée toute une assemblée de chirurgiens autour de la blessure de François Lhonneur  laboureur de quarante-cinq ans?
Le pauvre homme tombe de sa charrette, un accident funeste certes mais banal, fréquemment mentionné dans les registres. La roue lui passe sur la cuisse entrainant une blessure "des plus extraordinaires" qui survient le premier du mois de septembre 1699.
Aubry nous décrit la plaie : celle-ci est ouverte, les  fractures multiples accompagnées de plaies vasculaires, nerveuses, musculaires, contusions diverses. De gros délabrements qui rendent cette plaie des plus extraordinaires.
Quatre jours après l’accident, François Lhonneur est toujours vivant, huit carabins et non des moindres se penchent sur son cas.
Voyez plutôt : Le Sieur Durival docteur de médecine de Paris, établi à Loudun (9km), le Sieur Le Noir de Thouars (20km), les sieurs Caillain, Pondartin, Desarennes, Le Suire, La Tour et Boutiller que je n'ai pas pu localiser.
Fichtre, ça fait du monde pour un staff sans vidéo-conférence !
Tous ces chirurgiens se réunissent dans la chambre du malheureux blessé.
Ils examinent la plaie, font le bilan des délabrements et réfléchissent "mûrement".
Les doctes avis divergent.
L'acharnement thérapeutique a ses adeptes, la médecine palliative ses partisans.
Ainsi, certains souhaitent l'amputer tandis que d'autres, considérant la gangrène qui gagne déjà le bas ventre du blessé, savent qu'il est trop tard. Ils proposent par des incisions multiples de soulager le malade en drainant l'infection.
La sagesse l'emporte, sous l'oeil attentif du curé, qui a sa p'tite idée en matière d'éthique.

 Dès que la rimbabelle de mandarins a passé la porte, François Lhonneur rend son âme à Dieu dans un dernier soupir de soulagement.




BMS 1693/1702 page 41
François Lhonneur laboureur agé de 45 ans est décédé après
avoir reçu les sacrements de l'église le cinquième septembre 1699 Sa
mort causée par un funeste accident il tomba le premier du dit mois de sa charette
dont la roue luy passa sur la cuisse qui fit un tel désordre dans cette partie de
son corps que les os, en furent tous fracassés les nerfs les muscles les artères
tellement contus quil fut impossible de les réunir : cette playe des plus extraordinaires
fut vue par nombre considérable de médecins et chirurgiens très habiles par
le Sr Duridal docteur de médecine de Paris recemment éstably à loudun le
Sieur Le Noir médecin de Thouars les sieurs Caillain, Pondartin, Desarennes, Le
Suire, La tour, Boutiller tous chirurgiens partie desquels après avoir

murement considéré les fracas de ce membre affligé
furent d'avis de l'amputer mais les autres
plus pytoiables voyant qu'il estait inutille
de tenter cette opération à cause que la gangrène
avait déjà saisi le bas ventre jugèrent qu'il valait
mieux faire de profondes incisions pour découvrir davantage le mal. Toute la
précaution qu'on apporta pour la guérison de ce pauvre homme ne servirent de rien
car il mourut une heure après que le corps de médecine se fut retiré de sa chambre.
Aubry.Curé.




vendredi 18 octobre 2013

Regarder passer le pèlerin - Archives Insolites de la Vienne.

Source AD86

L'article était en juillet dans Centre Presse, voici le dossier complet avec les photos des actes retrouvés dans les registres. 
Chaussez-vous bien, nous partons à Avanton, Moncontour, Doussay, chasseignes, Arçay, Charroux, Ingrandes, Naintré, Dissay, Vivonne, Cissé, Moussais, Pranzay, Enjambes, chalais.
Peut-être retrouverez-vous les pèlerins passés par Quinçay,Poisay-le-Joli, Varennes, qui sont mentionnés dans le répertoire IN-4-1016, des AD86, je les ai cherchés en vain.
Cet article peut servir également d'exercice de paléographie, si certains veulent s'amuser à corriger, compléter, ils ont tous mes encouragements !
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Au XVIIème siècle, ce n'était pas encore un itinéraire estival pour cinquantenaire en pleine forme, sur les chemins de St Jacques de Galice, on  marchait, on  souffrait et on s'arrêtait parfois un peu trop tard…
Au 9ème siècle, l’ermite Pélagius rêva d’une étoile dans un champ (Campus Stellae), elle le mena en Galice au tombeau de St Jacques. Devenu  lieu de pèlerinage, on y vient de toute l’Europe humblement et on en revient en homme nouveau, rapportant la précieuse coquille éponyme. L’apogée du pèlerinage est au XIème siècle. Les conditions en sont difficiles et contestées, les siècles passent et les sentiers restent.
Sur ceux du XVIIèe siècle, pas de généticien éthique, pas d’écrivain globe-trotteur, pas d’actrice enjouée,  pas de premier ministre débonnaire et peu pressé. A cette époque, peu importe que la pente fut rude si la route était  droite. On marchait avec sa peine, son chagrin,  son enfant malade, on s'arrêtait épuisé souvent, généreusement accueilli par le laboureur de Doussais comme par le châtelain de Dissay. Ce souffle coupé par la maladie plus que par l'effort des pas, on le rendait là où l'on se trouvait, racontant  en peu de mots  au curé de la paroisse. Celui-ci prenait note, afin de pouvoir rendre à la famille lointaine celui qu'il venait de confier à Dieu. 
D’où viennent tous ces pélerins ? De Champagne, du Mans, de Chartres, de Cambrai,  d’Allemagne et de Poitiers !
Ainsi se sont arrêtés pour l’éternité Geneviève Richet à Avanton, Pierre Robert  à Chasseignes, Jean Auboin à Ingrandes, Pierre Leblanc à Naintré, Claude Claro à Cissé. Mais aussi des enfants malades, Marie Marguerite Joseph meurt à 11 ans  à Chalais, un autre petit à Charroux, quelques jeunes gens. Au total sur les 17 passants retrouvés, dix décès dont six au retour…
Heureusement, la halte du cheminant ne laisse pas que des traces de larmes dans les registres. Au féminin, la pénitente emporte  sous sa pélerine, l'espoir qui arrondit son ventre. Et l'espoir, c’est bien connu, n'attend pas le nombre des pas. Il renait du voyage ! Pour la maman de  Jacquette la bien nommée à Moncontour en 1606,  et deux fois la même journée à Enjambes, le 12 Mai 1736 naissent deux petites Marie-Jeanne, dont l’une est de passante allemande et ne saura se nommer. Elles marchent, enceintes, depuis si loin , depuis si longtemps, depuis l’Allemagne ou la Champagne, elles marchent, elles accouchent, et elles repartent. Six naissances  sur les chemins de Compostelle !
Que savent les pélerins bien chaussés d’aujourd’hui, des pélerins  va- nus pieds d’hier ? Parfois pas grand chose, la quête de l'inaccessible étoile  ne scintille plus comme avant. Alors toi, laboureur de la Vienne, appuyé sur ta bêche, chatelain restaurateur de douillettes chambres d'hôte, toi randonneur du quotidien amoureux des chemins , si tu le croises ou l’héberges, raconte au marcheur, l'histoire des traces de St Jacques laissées dans ton village.

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Les pèlerins des registres de la Vienne. 


Avanton 11 Mai 1603 Décès. 
Geneviève Richart de la paroisse de St Benoist de la Ville du Mans décédée dans la maison de François Bailly demeurant à Jarnet paroisse d'Avanton, en retournant de son voyage de St Jacques en Galice. Accompagnée de son mari Pierre Journeau couturier
AD 86 Avanton 1602/1610 page 8
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Moncontour 1er Mai 1606 Naissance. 
Jacquette, fille d'Abraham Guillot et de Michelle Le? 

"Le lundi premier jour de may
1606 feste de messeigneurs St
Jacques et St Philippe fut
baptisée Jacquette fille
d'Abraham guillout et de
Michelle Le Duc et fut
parain René Riviere pelerin
de monseigneur St Jacques
ayant faict le voyage par
la grace de dieu a compostelle
province de galice ou est
située l'église de monseigneur
St Jacques et furent marenes

Janne Vincent et hellene Duplessis"

Toutes les sorcières ont besoin d'une fée : 
Merci Tatiana Yvon  pour ton aide à la transcription et pour tes encouragements ! 

AD86 1591/1621 page 40-41
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Doussay 26 Juillet 1623 Liste ?
AD86 Doussay 1614/1635 page 10 
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Chasseignes 10 Mai 1627 Décès
Pierre Robert 18 ans mort après avoir fait le voyage de St Jacques. 

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Quinçay 1629 
Non retrouvé. 
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Arçay Le 24 Mai 1633. Naissance
Naissance de Louis Bernard dont les parents originaires du Mans reviennent de pélerinage. 
AD86 Arçay BMS 1626/1663 page 21
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Charroux 25 Novembre 1646 Décès
Un petit enfant non nommé qui allait à St Jacques
AD 86 Charroux 
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Ingrandes 17 septembre 1657 Décès
Jean Auboin, agé de 25 ou 26 ans venait de ST Jacques en Galice lequel était de la paroisse de ST Jean du Coudray proche de Chartres. 
AD 86 Ingrandes S1656/1673 page 3
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Naintré 22 Aout 1658 Naissance
Naissance sans prénom mentionné d'une fille de Jehan Petit et de Marguerite d'Amouraux de Champagne paroisse de Villon
AD 86 Naintré 1653/1668 page 21. 
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Poisay-le-Joli 9 Janvier 1658 
Non retrouvé 
AD86/IN4/1016
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Varennes 1659 
non retrouvé 
AD86/IN4/1016
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Dissay 23 Aout 1661 Décès
Pélerin de St Jacques qui meurt au château de Dissay
AD86 Dissay 1637/1668 page 30
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Naintré 14 Novembre 1659 Décès
Pierre Leblanc meurt en revenant de St Jacques vient de St Morin en Champagne. 
AD 86 Naintré S 1632/1668
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Vivonne 19 novembre 1670 Décès
Décès de Louis de Charenton de la paroisse de St Germain de Poitierss
AD 86 Vivonne 1668/1670 page 111. 
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Cissé 4 Octobre 1717 Décès
Claude Louis Claro de Cambray fils de Pierre Claro et Marie Magdeleine Claro décédé en allant en pélerinage à St Jacques
AD86 Cissé BMS 1717/1726 page 7.
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Moussais 13 Février 1723 Décès. 

Nicolas Hurillon 17 ans, de Noyon en allant à St Jacques, tombé malade quelques jours dans la paroisse
AD 86 Moussais 1688/1726 page 62
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Pranzay 7 Aout 1730 Naissance
Marie baptisée par la sage-femme, fille d'allemands se rendant à St Jacques avec un laisser passer. 
fille d Vuolf Kangum Gottardum et Anne Barbe Grillin 
AD86 Pranzay  1729/1736 page 36. 
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Enjambes 12 Mai 1736  2 Naissances ! 

Marie Jeanne Imbert fille de feu Antoine Imbert de Montauban et de Marie Christine sa femme de Banières. La petite meurt le lendemain




Aujourd'hui le 12 May 1736 a eté baptisé par moy
curé soussigné Marie Jeanne fille d'une passante qui se dit
etre d'Allemagne et allait en pélerinage à St Jacquces dont on
ne sait le nom ayant fait ses couches au village de la
Fanetière? paroisse d'Enjambes dont le parrain a été Jacques

Dion et maraine Marie Jeanne Moinault....

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Chalais 10 Janvier 1739  Décès
Marie Marguerite Joseph agée d'environ onze ans fille d'Antoine François Henry et de Marguerite Disant les père et mère qui se sont dit originaires de Tegniers la Terrasse en Hénaut revenant de pélerinage de St Jacques en Galice, leur fille est mort lorsqu'ils passaient sur cette paroisse pour retour en leur pays. 

AD86 Chalais BMS 1737/1745 page 22
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