- GODARD Pierre
- né le 7 mai 1888 à Savigné
- Fils de Pierre Firmin et GARREAU Magdeleine, domiciliés à St Macoux
- Farinier
- Classe 1908, matricule 617, bureau de Poitiers
- 1,74m , degré d'instruction 3
- 4ème régiment de Zouaves.
Lulu archive : La Généalogie, l'insolite, les petites affaires criminelles de la Vienne et parfois au delà.
Affichage des articles dont le libellé est L'arbre de la Godardière. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est L'arbre de la Godardière. Afficher tous les articles
mardi 7 avril 2015
GODARD Pierre (Classe 1908) - Les poilus de l'arbre de la Godardière.
GODARD Pierre Alcide (Classe 1915) - Les Poilus de l'arbre de la Godardière.
- GODARD Pierre Alcide
- Né le 23 aout 1895 à Champagné-Saint-Hilaire
- Fils de Pierre et ARGENTON Françoise de Champagné-Saint-Hilaire.
- Cultivateur
- 1,69m, degré d'instruction 2.
- Classe 1915, matricule 351, Bureau de Poitiers
- Soldat 2ème Classe.
- Mort pour la France le 26 mai 1915 à Colonnes, ouvrage de Cornouailles (Pas de Calais), tué à l'ennemi. Mort au champ d'honneur.
GUILLAUD Jacques Romain (Classe 1909) - Les Poilus de l'arbre de la Godardière.
- GUILLAUD Jacques Romain
- né le 11 janvier 1889 à Saint-Saviol
- Fils de François et de PAINGANAUD Clémentine
- Classe 1909, matricule 819, bureau de Poitiers
- 1,68m degré d'instruction 4, violon.
- Mort pour la France le 22 Aout 1914 à St Vincent.
- Lien : Ami de Joseph Pierre GODARD.
MARTIN Emile Henri Albert (Classe 1908) - Les Poilus de l'arbre de la Godardière.
MARTIN Emile Henri Albert (1888- 1915)
- Né le 23 mai 1888 à Vouneuil sur Vienne
- Fils de Louis, journalier et de MONTBRUN Marthe
- domicilié au bourg de Vouneuil sur Vienne
- Classe 1908, matricule 542, bureau de Châtellerault
- Marié le 28 juin 1913 avec TANGUY Emilienne à Targé.
- Père de MARTIN André Emile né le 25 Octobre 1914
- Mort pour la France le 10 Mai 1915, ambulance des Islettes (Meuse)
- Monument aux morts : Targé
- Inhumation : Les Islettes, Nécropole Nationale, tombe 583.
- Lien : Grand-Père de Régis MARTIN
samedi 27 avril 2013
X comme Chut... #challengeAZ

On ne va pas toujours les chercher ces p'tits secrets de famille.
Dans un monde de petites gens, ils n'ont souvent laissé aucune trace. Pas de mot d'amour, pas de photo, la vie intime de nos ancêtres reste souvent un mystère.
Et quelquefois ce sont les mathématiques et les calculs des logiciels moralisateurs de généalogie qui nous alertent.
Alors la vie intime, la vie coquine, donne un p'tit coup d'jeune aux photos vieillies.
Et voilà Marie-Constance qui se laisse entrainer dans les herbes folles par le bel Alfred !
Il suffit de passer le pont, laisse-moi tenir ton jupon !
Il était beau Alfred et sur de lui.
Il venait de Pleumartin le Sarrazin !
Que faisait-il à Senillé ? Il n'y était pas domestique me disent les recensements.
Mais les foires, les marchés, sont propices aux rencontres, aux balades par les chemins.
Marie- Constance a 20 ans, Alfred 22.
Elle est née à Senillé, il va grandir à Chenevelles.
L'un et l'autre sont à une portée de charrette.
C'était un accident ou déjà une tendre habitude ?
En février pas question d'herbes folles, Lulu voyons,
ce sont les granges qui abritent les
tourtereaux, le foin s'accroche aux cheveux !
Qu'importe
C'est de leur âge !
Alfred Sarrazin et Marie-Constance Ouvrard
L'un et l'autre sont à une portée de charrette.
C'était un accident ou déjà une tendre habitude ?
En février pas question d'herbes folles, Lulu voyons,
ce sont les granges qui abritent les
tourtereaux, le foin s'accroche aux cheveux !
Qu'importe
C'est de leur âge !
Alfred Sarrazin et Marie-Constance Ouvrard
se marient le 1 septembre 1885 à Senillé.
et chut...
leur petit Léon Alfred nait le 22 Octobre... de la même année.
Il était temps !
Il était temps !
Libellés :
#challengeAZ,
L'arbre de la Godardière,
Ouvrard,
Poitou,
Sarrazin,
Secrets de famille,
Senillé,
XIXème
mercredi 24 avril 2013
U comme Uchronie. #challengeAZ
Uchronie...
Je suis l'enfant d'une Utopie perdue...
Si les Républicains Espagnols avaient gagné la guerre, je ne serais pas là.
Uchronie...
Mon père serait resté en Espagne, il n'aurait pas rencontré ma mère, et je ne serais pas là.
Je suis l'enfant d'un Uniforme Exil...
Si l'Histoire n'avait pas poussé mon grand-père hors de Turquie, je ne serai pas là.
Uchronie...
Mon grand-père se serait marié dans son quartier et je ne serais pas là.
Je suis l'enfant des Us et Coutumes libérées.
Si ma mère avait suivi la tradition de ses ancêtres...
Uchronie...
Elle ne se serait pas mariée avec un espagnol et je ne serais pas là.
Je suis l'enfant de l'Une joie de vivre
Si mon père et ma mère avaient passé leur soirée devant la radio (il n'y avait pas de télé)
Uchronie...
Ils n'auraient pas dansé à la Bastille et je ne serais pas là.
Je suis l'enfant d'une Ultra intolérance...
Si l'Inquisition espagnole n'avait pas chassé les juifs d'Espagne
Uchronie...
Mes ancêtres maternels seraient restés en pays Catalan.
Dans cet Univers...
Mon père serait né 4 siècles plus tard, il aurait rencontré ma mère sur la Rambla de las Flores,
Unanimes,
Ils auraient fêté la liberté et l'utopie de la République Espagnole,
Unis,
Ils auraient tournoyé ensemble dans une valse à mille temps et deux mille ans d'histoire...
Et je serais née !
Uchronie...
Ouf !
Libellés :
#challengeAZ,
L'arbre de la Godardière,
mots émois
mercredi 17 avril 2013
O comme OdorHante #challengeAZ
Cent heures d'enfance
Nez nu phare,
Des mains de mère dans mes cheveux, mes joues mon dos, des matins pressés d'écoliers,
pupitre de bois, encrier ouvert, pleins et déliésNez faste, taches sur les accords oubliés du participe passé,
Nez Gosse, découpages sages de jeudis pluvieux
.

Art homme, marc de café,
traçant mille et une nuits, odeurs et gouts mêlés. L'art d'être grand-père.
Nez bulleux vertiges de printemps... L'art d'être grand-mère.
Nez Jeu, perdue dans un grenier, lire les yeux fermés le temps passé
Nez faste, adolescence et liberté capitale.
Nez Sens, donner la vie, et s'y blottir ensemble.
Et Sens Elle !
"ça sent maman".
Disent mes Mustela
Beau sujet, que celui-ci et si bien évoqué dans Mémoire Vive !
Que je réinvite à l'occasion de ce challenge !
Libellés :
#challengeAZ,
L'arbre de la Godardière,
mots émois
mardi 16 avril 2013
N comme Nationalité Française. #challengeAZ
Je suis née le 31 décembre 1956.Française.
J'ai grandi française, jusqu'en 1993 environ.
Cette année-là,je suis allée renvouveler ma carte d'identité à la sous-préfecture de Châtellerault. Une procédure banale, que j'effectuais pour la troisième fois de ma vie.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit mon lieu de naissance : Paris.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit la nationalité de ma mère : Française.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit le lieu de naissance de ma mère : Paris.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit la nationalité de mon père : Français.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit le lieu de naissance de mon père : Barcelone.
Barcelone ! C'est là que tout a basculé. Il n'était plus possible de me faire mes papiers, moi qui avait été française avec un père espagnol pendant 12 ans de ma vie, je n'étais plus française avec un père français, jusqu'à ce que je sois capable de prouver le contraire. Prouver quoi hein ? Quoi ? Il me fallait fournir pour la première fois, la preuve de la naturalisation de mon père. Un papier que je n'avais pas.
La colère est montée, immédiate, noire comme le plus noir de l'histoire de la France. La révolte. L'ahurissement. Ce pays qui ne voulait plus de moi, qui une fois de plus prenait des mesures administratives discriminantes, brutales, qui me renvoyait à l'exil, à la guerre, à la peur.
Une colère noire portée par tous ceux avant moi qui avaient été français en posant le pied ici. Qui ont aimé ce pays, se sont battus pour lui, ont parlé sa langué, adopté sa culture, ses artistes, et regardé avec lui devant en laissant le passé loin dans l'oubli.
"Et vous voulez m'envoyer où ??"
Pour la première fois, je me suis sentie apatride. Pire déracinée. Ni française, ni espagnole, ni turque. Rien. Pire séparée. Je me suis vue séparée de mes enfants...Oui un truc de dingue, irrationnel, quelques secondes de folie.
J'ai appelé ma mère. Elle a rigolé, elle m'a à peine crue. Elle a pensé à une fantaisie régionale. "A la campagne, tu sais..." Oui parce que ma mère, elle est parisienne, alors Châtellerault c'est quand même le trou du c.. du monde.
Elle m'a envoyé les papiers nécessaires et j'ai fini par récupérer une carte d'identité. Un trésor.
Deux ans après, elle a tenté de refaire la sienne. Et v'lan, à Paris aussi ! Nationalité de ses parents : Français. Lieu de naissance de ses parents : Constantinople, un nom de ville disparu.
La colère est monté, immédiate, pour elle, encore plus. la révolte pour elle encore plus. Son pays, qui par ses mesures administratives discriminantes brutales, la renvoyait à l'exil, à la guerre, à la peur.
Une colère noire portée par tous ceux, qui avec elle, avaient été français en posant le pied ici. Ses parents qui ont aimé ce pays, son frère qui s'est battu pour lui...
"Et vous voulez la renvoyer où ma mère ?"
Heureusement, elle connaissait la chanson. Elle n'a pas eu peur. ça allait s'arranger. Même si pour elle, ce fut bien plus difficile de fournir les papiers !
En 2009, j'ai acheté le livre d'Assayas, Faute d'Identité. La même histoire, en 2009, pour un passeport. Mais pire que la colère, lui décrit la honte. Il a eu honte. Je me suis dit que j'avais eu de la chance, ni moi, ni ma mère n'avions eu honte de nous. Assayas retrouve ses racines, elles le mènent à Constantinople, nos ancêtres vivaient sans doute dans le même quartier. Pour la première fois de sa vie, il se découvre juif.
En 2009, Assayas n'arrive pas à avoir son passeport.
En 2013, je n'ai toujours pas demandé le mien. Je voyage si peu.
En 2013, petite fille de réfugié politique, il parait que l'Espagne repentante, m'offre sa nationalité en quelques jours.
Vous savez quoi ? On sait jamais, ça peut servir.
Libellés :
#challengeAZ,
Biblio,
L'arbre de la Godardière,
mots émois
vendredi 12 avril 2013
K comme Louise. #challengeAZ
Elle avait du m'en parler avant, mais elle m'en a parlé ce jour-là. Ce jour-là, Louise est née c'était en décembre 1991, le 5. Elle est notre cinquième élément, notre quatrième fille, nous l'avons prénommée Louise. Louise comme ma mère.
Et ma mère ce jour-là, m'a dit, ou redit, qu'elle s'appelait Louise, elle aussi, comme sa grand-mère...
Le temps passe...
Louise grandit, et sa grand-mère lui raconte. "Je me prénomme comme toi et tu te prénommes comme ma grand-mère qui est ton arrière-arrière grand-mère." Elles font de la généalogie sans le savoir... Elles rient. "Tu sais je ne l'ai jamais connue ma grand-mère, elle est morte bien avant ma naissance. C'est pour ça que ma mère est venue en France. Elle m'en parlait souvent, avec tendresse, de ma grand-mère, en me disant que je portais son prénom."
Le temps passe...
Louise grandit, ma mère vieillit, moi aussi et nous nous mettons à la généalogie. Doucement, en respectant les silences, l'émotion qui envahit le timbre de la voix, le regard qui se perd au loin...
Chercher dans les vieux papiers avec précaution...Examiner chaque pièce, analyser au K par K...
Finir par trouver la trace de la grand-mère de Louise.
La trace de mon arrière grand-mère, au hasard.
Lire sur l'épaule de ma mère, un prénom. Un prénom qui commence par un K...Et voir surgir l'enfance.
"Maman m'appelait Kadunika, ma Kadunika, je n'ai jamais su pourqoi..." me dit Louise, ma mère, petite fille si jolie, si douce et tant aimée.
Sa mère l'appelait Kadunika...Un p'tit nom, une tendresse ? Non.
Elle l'appelait Kadunika, car sa grand-mère s'appelait Kadun.
Kadun est morte turque à Constantinople vers 1914.
Kadunika est née française le 7 Janvier 1936.
Libellés :
#challengeAZ,
L'arbre de la Godardière,
mots émois,
Turquie
Inscription à :
Articles (Atom)













