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mardi 23 avril 2013

T comme Tuberculose #challengeAZ



La tuberculose s'est invitée souvent dans la généalogie de chacun.
Je remets à l'honneur le billet écrit  en hommage à
 Camille Guérin, co-découvreur avec Calmette du BCG.
Un p'tit gars du Poitou !
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C’était un temps terrible que celui de sa naissance. Un sale temps à microbes,  un temps sans antibiotiques, un temps sans espoir de guérir, de soigner.

Camille Guérin est né à Poitiers en 1872.

 Elle,
on l’avait appelée écrouelle, puis phtisie, consomption, catarrhe, en 1839, Schonlein la baptise tuberculose ( de tubercule petit nodule et "ose" mal non inflammatoire). Depuis la nuit des temps, elle creuse les os, les poumons, la peau, les organes génitaux, le cerveau. Invalidante, déformante, stérilisante, suffocante, caverneuse, elle grignote tout.

En 1882, chez les Guérin, elle emporte Eugène, le père. Quelques années plus tard, Madame Guérin se remarie avec Auguste Venien vétérinaire à Chatellerault.

Camille grandit, brillant élève du lycée Descartes, sous l’impulsion de son beau-père vétérinaire, il se destine au même métier. Il part pour Maisons-Alfort et fait partie des meilleurs. Remarqué dans un premier temps par Nocard qui travaille avec Pasteur, il rejoint le laboratoire de Calmette, médecin chercheur, l’ami de Pasteur et de Roux. Camille Guérin sait sa chance et ne la laisse pas passer. Calmette sera son maître, aimé, respecté, honoré, au-delà de la mort.



C’est le début d’un beau duo de science.

 Guérin part à Lille le rejoindre à l’Institut Pasteur fondé deux ans avant, nous sommes en 1897, Camille Guérin a 25 ans. Il se consacre à la vaccine et à la tuberculose.

En 1900, il épouse Marie Lavergne, il aura deux enfants, un fils Pierre et une fille… Camille.

A partir de 1906, ses travaux portent sur le bacille tuberculeux d’origine bovine qu’il cultive sur pomme de terre additionnée de bile de bœuf. L'idée : créer une souche non virulente, stable. Le but : vacciner sans risque.




  Depuis que Koch en 1882, a identifié le bacille virulent responsable de l'affection chez l’homme, d’autres à ses cotés, à sa suite, essaient sans succès vaccins ou sérums. On tâtonne, on échoue, on cherche.

Contagieuse, ravageuse, la tuberculose est humaine mais aussi animale. En médecine vétérinaire, aussi il est temps de trouver, de vaincre. A Lille, après la grande guerre, les essais de vaccination sur les bovins avec du bacille atténué ont repris. Calmette et Guérin à force de patience, de travail, isolent, repiquent, atténuent le bacille, jour après jour, cycle après cycle, 20H après 20H, autant de fois qu’il faut. Malgré la guerre qui a sévi, interrompu les travaux, ils tentent, échouent, recommencent, protègent le trésor de leurs premiers efforts.

La science est leur monde et leur monde de science est fascinant. Contemporains de Roentgen, des Curie, sous leurs yeux nait la médecine, l’humaine et la vétérinaire, la radiologie, la radiothérapie, c’est l’enfance d'un Art qui est leur unique terrain de jeu….

En 1918, la guerre se termine, mais la maladie fauche toujours et Marie l’épouse succombe à une méningite tuberculeuse.

A Lille, les recherches se poursuivent. Dans l’élan du savoir, dans l’ivresse de la découverte, entre médecins et vétérinaires, les cloisons tombent. Il faut atténuer la virulence encore et encore. 230 fois plus tard, 13 ans après le premier ensemencement, le bacille qui pousse sous les yeux de nos deux amis  permet enfin la protection de l’animal.

Calmette, avec une extrème prudence et une grande audace, souffle l'espoir en émettant  l’hypothèse que ce bacille là, peut aussi protéger l’homme. Ce bacille là, c’est le BCG, le Bacille de Calmette et de Guérin. C'est un pédiatre, le Dr Weill-Hallé qui autorise et réalise le premier essai de vaccination chez un bébé, c’est un succès. L’enfant échappe à une tuberculose inévitable, attendue fatale.

 Nous sommes en 1921.

 Partout dans le monde, on va vacciner.


On ne sait pas encore guérir la maladie, mais on peut la prévenir, la faire reculer. Et elle recule.



Rivalités, diffamations, mises en cause, accident, rien n’est jamais simple… Calmette meurt en 1933, affaibli par les polémiques.

Guérin poursuit leur œuvre commune, travailleur acharné.

 Il faudra attendre les années 50, pour guérir enfin la tuberculose, découvrir le rimifon, plus la rifampicine, antibiotiques efficaces sur le bacille.

 Ambassadeur inlassable, reconnu, couronné, récompensé, Guérin deviendra Président de l’Académie de Médecine en 1951.

Camille aime à venir de temps en temps, se reposer dans sa maison de Vouneuil sur Vienne, il y retrouve ses enfants, les chemins du Pinail, les vieilles pierres, les vieilles églises.

Ami de Maurice Fombeure le poète de Bonneuil-Matours, d'Yvonne de Lestrange, la dame du Château de Chitré, il laisse encore aujourd'hui, aux petits enfants de ses voisins de village, humbles ou non, le souvenir d’un homme simple, affable, épris de science.

Il s’éteint à l’hôpital Pasteur le 09 Juin 1961.

 Ici, dans les maisons, dans les écoles, à l'hôpital, au collège de Vouneuil qui porte son nom, au lycée de Chatellerault où il a étudié, on raconte son histoire, porteuse d’espoir, d’humanisme et de modestie.
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 Notre monde arrogant néglige ses chercheurs, ses bienfaiteurs, il oublie la mort des tout-petits, des jeunes gens suffocants, il méprise trop souvent la science et doute des bienfaits dont il est l’ingrat bénéficiaire. A l’aube du XXIème siècle, silencieuses, tentaculaires, les vieilles épidémies endormies s’éveillent, sournoises. De nouveau, coqueluches, tuberculoses, surprennent une crèche,un collège, une salle d’attente.



Ne restons pas sourds aux cris d’alarme, ne crachons pas stérilement sur la science au nom d’un retour à une nature dont on a oublié la violence… 




mardi 4 janvier 2011

Conférence Camille Guérin - CCHA .




A vos Agendas Chatelleraudais !
 Le Samedi 15 Janvier au Centre Hospitalier éponyme,
Sylvain Thénaut-Guérin, arrière petit-fils,
 donnera conférence sur son illustre grand-père
Entrée gratuite, mais places limitées.
Contacter le CCHA


 



Dans le cadre des bonnes résolutions de début d'année (qui se prennent toujours à la fin de l'année précédente), la Sorcière ayant pris son inscription au CCHA, elle y sera ;-)

Et vous en reparlera bien sur !


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lundi 9 novembre 2009

Le Salon du Divorce.

A Vouneuil sur Vienne, il ouvre le 27 Avril 1793.
Entre Antoine Vernin et Marie Rousseau.

Les divorcés de l'an II :
Antoine est âgé de 32 ans, c'est lui qui demande le divorce.
Sa princesse, Marie Rousseau a fait sa révolution quelques années plus tôt :

"....Marie Rousseau sadonna il y a environ six ans à faire commerce de faussonnage, qu'elle a continué jusqu'à il y a cinq ans, qu'elle laissa le comparant et le pays sans avoir depuis ce temps là donné aucune de ses nouvelles à quiconque du pays, suivant qu'il le prouve par l'attestation et acte de notoriété....."
 Ils s'étaient mariés le 27 Juin 1785, elle est partie deux ans après !
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C'est le premier acte de divorce que je trouve parmi mes p'tits villages !


Le 20 septembre 1792, une loi permettant aux deux conjoints de rompre le mariage est créée. Le divorce peut être prononcé par consentement mutuel, pour « incompatibilité d'humeur ou de caractère » ou encore pour des causes imputables à un des époux (préfigurant le « divorce pour faute »).


Le divorce devient alors une procédure simple, sans juge, qui n'oblige pas les époux à motiver leur demande. Le divorce peut être proclamé sans aucun motif.

Cependant, une demande de divorce par consentement mutuel n'était admise qu'au bout d'un minimum de deux ans de vie commune

Source : Wikipédia

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mercredi 28 octobre 2009

Le chêne de Chitré.

Le chêne de Chitré est le plus bel arbre de la forêt de Prinçay.
Il mesure 5,50m de circonférence (mesure faite hier) , ce qui si j'en crois les spécialistes qui m'ont tuyauté pour compter les bougies, le met autour de 400 balais ! Je pense qu'en ces temps de sorcières on pourrait tirer largement plus de son bois en terme d'ustensiles de nettoyage. Mais heureusement il est en pleine forme, bien protégé, et entretenu et extrèmement respecté par les marcheurs de passage.
400 ans, ça le fait vieux comme le Pont Henri IV de Chatel', ça veut dire que Du Guesclin qui fut propriétaire du chateau ne s'est pas appuyé dessus, le pauvre, François 1er non plus quand il est venu marier sa nièce la Jeanne d'Albret, mais il aura sans doute soutenu d'autres visiteurs illustres, marcheurs du temps et des chemins de Prinçay. Saint Exupéry, Camille Guérin, Pasteur, pour ceux qui me viennent à l'esprit n'ont sans doute pas manqué de s'épater de cette ombre là.

Cet arbre là est actuellement sur la commune de Vouneuil sur Vienne,


mais dans la forêt de Prinçay, non mais !

Je complèterai ce post par d'autres photos, et toute la doc trouvée sur les arbres remarquables de la Vienne.

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