La généalogie est un loisir comme un autre. Elle n'échappe
ni à la médiocrité ni au zapping, c'est le revers de la démocratisation et on
ne peut pas regretter la démocratisation d'un loisir qui mène malgré tout, à
plus de culture populaire, d'instruction, d'envie de lire.
L'internet donne un
effet « loupe » aux mauvais cotés de l’activité.
Le mercantilisme en est le corollaire. C’est lui qu’il faut
craindre.
Plus on picore, moins on se passionne et plus on est la
proie des marchands.
Ce n'est pas grave
tant que se maintient l'aspect citoyen de l'activité, cette généalogie
participative, qui sauvegarde, dépouille, propose et rend au bien commun ses
travaux. A chacun de valoriser cet aspect là, d'inciter à sortir les documents,
les trésors de recherches des boites à chaussures, des valises, des disques
durs personnels.
Les travaux déposés, c'est la première leçon donnée par la consultation des Archives sur place. C'est un aspect à valoriser et certaines archives en ligne le font (Voir les Archives de Vendée).
De chaque progrès, chercher à tirer le meilleur en se
préservant du pire.
L'égo parfois
surdimensionné du généalogiste de base trouve dans l'internet un écho délétère,
mais au final, personne ne s'y trompe longtemps....
J’ajouterai, en bonne mère de famille nombreuse, que je préfère un enfant qui lit mal à un enfant qui ne lit pas.
A toujours chercher la p’tite bête, les généalogistes découragent les talents
nouveaux et les initiatives que nombre d’entre eux n’ont pas eues. Si pour ma part j’avais attendu d’avoir
l’aval des grosses têtes pour me lancer dans les p’tites affaires criminelles,
2000 protagonistes dormiraient encore dans la Série L Suppl. Il aurait été
facile de me décourager et on peut toujours me coller sur la chronologie des
évènements révolutionnaires, j’étais nulle en histoire et curieuse en sciences…
Quant aux Archives Insolites, la participation nombreuse et régulière des amis bloggeurs, généalogistes amateurs érudits ou modestes, montre combien sont ravis de voir donné un écho à leurs trouvailles. Chacun contribue à sa manière, point n'est besoin d'être un artiste en paléographie pour signaler un trésor de lecture, il serait tellement dommage de le laisser enfoui de peur de ne pouvoir le transcrire !
Je suis plutôt du genre
à dire à mes concitoyens « Si j’y arrive, tu peux en faire autant ».
Bref comme disait ma
grand-mère : « Bien faire et laisser braire. ».
