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jeudi 23 mai 2013

Grand-Père.



Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope..

Georges Moustaki.

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C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'écoutent mais toi tu m'entends
On est du même bois on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi

Exilé de Corfou et de Constantinople
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas
Je suis de ton pays, métèque comme toi
Un enfant de l'enfant que te fit Pénélope

Tu étais déjà vieux quand je venais de naître
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo où tu as posé à l'ancêtre

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts

Maître en oisiveté expert en braconnage
Comme toi j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large

Comme toi j'ai couru les filles et les rêves
Buvant à chaque source que je rencontrais
Et sans être jamais vraiment désaltéré
Sans jamais être las de répandre ma sève

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Pour remettre au présent tout ce qui est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'écris des chansons que tu ne comprends pas

C'est pour toi que je joue Grand-père c'est pour toi
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends
Même si tu es loin dans l'espace et le temps
Quand il faudra mourir on se retrouvera.




lundi 29 avril 2013

Y d'une branche à l'autre #challengeAZ


Y d'une extrémité à l'autre de l'arbre !
Du Levant au couchant.
A l'Est, loin là-bas, loin derrière,
Yahech,
Le p'tit gars du pays du Levant.
Yahech Jacob est le grand-père maternel de mon grand-père.
Je ne sais rien de lui.
Rien.
Ni date de naissance, ni date de décès.
Rien.
Il se marie avec Rebecca Granchis, je ne sais quand, et ils auront ensemble une petite Mercada en 1877.  Peut-être d'autres enfants.
Elle-même se mariera avec Lazare Catalan à Constantinople et ils auront ensemble six enfants dont mon grand-père Théodore.
Enfin Théodore c'est le prénom qu'il adoptera en France, car à Constantinople, il nait Tchèle.
Je ne sais rien ?
Ce n'est pas tout à fait vrai. Je sais l'essentiel.
Chaque arbre si petit soit-il raconte une histoire qui nourrit les pousses de la vie.
Il suffit de savoir en tirer la sève.

Je sais la lumière de l'Orient, les senteurs du printemps, les olives, les poivrons, le café qui raconte,
le caviar d'aubergines...

Je sais l'essentiel de ce qu'il y a à apprendre de ce voyage dans le temps.
Je sais la volonté farouche de vivre, là où l'histoire vous mène.
Je sais la détermination de laisser le passé derrière, et je sais pourquoi.
Laisser le passé derrière, l'oublier, jusqu'à ne pas transmettre sa langue.
Pourquoi ?
Pourquoi ne pas transmettre sa langue ? Alors qu'on l'a transmise pendant 4 siècles ?
Le judéo-espagnol perdu en une migration.
Pourquoi ?
Pour enfin faire confiance à la terre d'accueil prochaine et y élever ses enfants.
Pour rompre avec la communauté.
Comme un nouveau départ.
Avec le projet que ces enfants-là soient les meilleurs pour ce pays-là.
Une ambition ?
Plus que ça.
L'envie enfin de prendre racine ici.
Et brasser les cartes avec un incroyable tolérance, en reléguant la religion, la tradition à leur juste place :
derrière.
Un exil, une libération.
Je sais assez de ce passé pour ne pas le laisser tomber dans l'oubli.
Je ne sais pas si quelqu'un après moi le portera encore, tant cette assimilation à la française et si bien consentie, a fait de ma mère, de mes cousins, de  moi, de mes enfants, de mon petit-fils,
 des français.
Tout simplement.
Mon petit-fils...
Victor,
L'autre Y à l'autre bout de l'arbre.
Et moi entre eux,
comme un Y,
Un bras vers le passé, un bras vers le présent,
Les pieds dans une terre d'accueil.
D'un Y à l'autre.
Yonnet Godard, un p'tit gars de la Charente Maritime,
une généalogie à conquérir,
Yahech, un p'tit gars du Levant.
Deux patronymes à raconter doucement,
en naviguant d'une rive à l'autre,
et en gardant à jamais, l'incertitude de l'ancrage.


mercredi 24 avril 2013

U comme Uchronie. #challengeAZ


Uchronie...

Je suis l'enfant d'une Utopie perdue...
Si les Républicains Espagnols avaient gagné la guerre, je ne serais pas là.
Uchronie...
Mon père serait resté en Espagne, il n'aurait pas rencontré ma mère, et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant d'un Uniforme Exil...
Si l'Histoire n'avait pas poussé mon grand-père hors de Turquie, je ne serai pas là.
Uchronie...
Mon grand-père se serait marié dans son quartier et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant des Us et Coutumes libérées.
Si ma mère avait suivi la tradition de ses ancêtres...
Uchronie...
Elle ne se serait pas mariée avec un espagnol et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant de l'Une joie de vivre
Si mon père et ma mère avaient passé leur soirée devant la radio (il n'y avait pas de télé)
Uchronie...
Ils n'auraient pas dansé à la Bastille et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant d'une Ultra intolérance...
Si l'Inquisition espagnole n'avait pas chassé les juifs d'Espagne
Uchronie...
Mes ancêtres maternels seraient restés en pays Catalan.

Dans cet Univers...
Mon père serait né 4 siècles plus tard, il aurait rencontré ma mère sur la Rambla de las Flores,
Unanimes,
Ils auraient fêté la liberté et l'utopie de la République Espagnole,
Unis,
Ils auraient tournoyé ensemble dans une valse à mille temps et deux mille ans d'histoire...
Et je serais née !
Uchronie...

Ouf !

mercredi 17 avril 2013

O comme OdorHante #challengeAZ


Cent heures d'enfance
Nez nu phare, 
Des mains de mère dans mes cheveux, mes joues mon dos, des matins pressés d'écoliers,
 pupitre de bois, encrier ouvert, pleins et  déliés


Nez faste,  taches sur les accords oubliés du participe passé,
Nez Gosse, découpages sages  de jeudis pluvieux

Aux Nez... bouchés.
.

Art homme,  marc de café,
traçant  mille et une nuits, odeurs et gouts mêlés. L'art d'être grand-père.


Nez bulleux vertiges  de printemps... L'art d'être grand-mère.


Nez Jeu, perdue dans un grenier,  lire les yeux fermés le temps passé


Nez faste, adolescence et liberté capitale.

Nez Sens, donner la vie, et s'y blottir ensemble.


Et Sens Elle !
"ça sent maman".
Disent mes Mustela




Beau sujet, que celui-ci et si bien évoqué dans Mémoire Vive !
Que je réinvite à l'occasion de ce challenge !

Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

mardi 16 avril 2013

N comme Nationalité Française. #challengeAZ




Je suis née le 31 décembre 1956.Française.
J'ai grandi française, jusqu'en 1993 environ.
Cette année-là,je suis allée renvouveler ma carte d'identité à la sous-préfecture de Châtellerault. Une procédure banale, que j'effectuais pour la troisième fois de ma vie.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit mon lieu de naissance : Paris.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit la nationalité de ma mère : Française.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit le lieu de naissance de ma mère : Paris.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit la nationalité de mon père : Français.
J'ai rempli le formulaire et j'ai inscrit le lieu de naissance de mon père : Barcelone.

Barcelone ! C'est là que tout a basculé. Il n'était plus possible de me faire mes papiers, moi qui avait été française avec un père espagnol pendant 12 ans de ma vie, je n'étais plus française avec un père français, jusqu'à ce que je sois capable de prouver le contraire. Prouver quoi hein ? Quoi ? Il me fallait fournir pour la première fois, la preuve de la naturalisation de mon père. Un papier que je n'avais pas.

La colère est montée, immédiate, noire comme le plus noir de l'histoire de la France. La révolte. L'ahurissement. Ce pays qui ne voulait plus de moi, qui une fois de plus prenait des mesures administratives discriminantes, brutales, qui me renvoyait à l'exil, à la guerre, à la peur.
Une colère noire portée par tous ceux avant moi qui avaient été français en posant le pied ici. Qui ont aimé ce pays, se sont battus pour lui, ont parlé sa langué, adopté sa culture, ses artistes, et regardé avec lui devant en laissant le passé loin dans l'oubli.

"Et vous voulez m'envoyer où ??"

Pour la première fois, je me suis sentie apatride. Pire déracinée. Ni française, ni espagnole, ni turque. Rien. Pire séparée. Je me suis vue séparée de mes enfants...Oui un truc de dingue, irrationnel, quelques secondes de folie.

J'ai appelé ma mère. Elle a rigolé, elle m'a à peine crue. Elle a pensé à une fantaisie régionale. "A la campagne, tu sais..." Oui parce que ma mère, elle est parisienne, alors Châtellerault c'est quand même le trou du c.. du monde.
Elle m'a envoyé les papiers nécessaires et j'ai fini par récupérer une carte d'identité. Un trésor.

Deux ans après, elle a tenté de refaire la sienne. Et v'lan, à Paris aussi ! Nationalité de ses parents : Français. Lieu de naissance de ses parents : Constantinople, un nom de ville disparu.
La colère est monté, immédiate, pour elle, encore plus. la révolte pour elle encore plus. Son pays, qui par ses mesures administratives discriminantes brutales, la renvoyait à l'exil, à la guerre, à la peur.
Une colère noire portée par tous ceux, qui avec elle, avaient été français en posant le pied ici. Ses parents qui ont aimé ce pays, son frère qui s'est battu pour lui...
"Et vous voulez la renvoyer où ma mère ?"
Heureusement, elle connaissait la chanson. Elle n'a pas eu peur. ça allait s'arranger. Même si pour elle, ce fut bien plus difficile de fournir les papiers !

En 2009, j'ai acheté le livre d'Assayas, Faute d'Identité. La même histoire, en 2009, pour un passeport. Mais pire que la colère, lui décrit la honte. Il a eu honte. Je me suis dit que j'avais eu de la chance, ni moi, ni ma mère n'avions eu honte de nous. Assayas retrouve ses racines, elles le mènent à Constantinople, nos ancêtres vivaient sans doute dans le même quartier. Pour la première fois de sa vie, il se découvre juif.
En 2009, Assayas n'arrive pas à avoir son passeport.
En 2013, je n'ai toujours pas demandé le mien. Je voyage si peu.
En 2013, petite fille de réfugié politique, il parait que l'Espagne repentante, m'offre sa nationalité en quelques jours.
Vous savez quoi ? On sait jamais, ça peut servir.

vendredi 12 avril 2013

K comme Louise. #challengeAZ



Elle avait du m'en parler avant, mais elle m'en a parlé ce jour-là. Ce jour-là, Louise est née c'était en décembre 1991, le 5. Elle est notre cinquième élément, notre quatrième fille, nous l'avons prénommée Louise. Louise comme ma mère.
Et ma mère ce jour-là, m'a dit, ou redit, qu'elle s'appelait Louise, elle aussi, comme sa grand-mère...
Le temps passe...
Louise grandit, et sa grand-mère lui raconte. "Je me prénomme comme toi et tu te prénommes comme ma grand-mère qui est ton arrière-arrière grand-mère." Elles font de la généalogie sans le savoir... Elles rient. "Tu sais je ne l'ai jamais connue ma grand-mère, elle est morte bien avant ma naissance. C'est pour ça que ma mère est venue en France. Elle m'en parlait souvent, avec tendresse, de ma grand-mère, en me disant que je portais son prénom."
Le temps passe...
Louise grandit, ma mère vieillit, moi aussi et nous nous mettons à la généalogie. Doucement, en respectant les silences, l'émotion qui envahit le timbre de la voix, le regard qui se perd au loin...
Chercher dans les vieux papiers avec précaution...Examiner chaque pièce, analyser au K par K...
Finir par trouver la trace de la grand-mère de Louise.
La trace de mon arrière grand-mère, au hasard.
Lire sur l'épaule de ma mère, un prénom. Un prénom qui commence par un K...Et voir surgir l'enfance.
"Maman m'appelait Kadunika,  ma Kadunika, je n'ai jamais su pourqoi..." me dit Louise, ma mère, petite fille si jolie, si douce et tant aimée.
Sa mère l'appelait Kadunika...Un p'tit nom, une tendresse ? Non.
Elle l'appelait Kadunika, car sa grand-mère s'appelait Kadun.
Kadun est morte turque à Constantinople vers 1914.
Kadunika est née française le 7 Janvier 1936.


jeudi 11 avril 2013

J comme Jeanne. #challengeAZ


Le challengeAZ nous parle d'abécédaire. Lorsqu'on me parle Abécédaire, je pense à la toile, pas la toile virtuelle d'aujourd'hui. Non, la toile de lin d'hier, celle dont on peut compter les fils de trame pour y placer les points. Quand on me parle de fil, je pense au rouge de marque.
Je pense aux femmes qui en tirant l'aiguille apprenaient à lire, à écrire, qui firent pour certaines de ces toiles les brouillons du roman de leur vie.
Ecrire, c'est un peu broder, broder c'est aussi écrire.
Dans le Poitou, nous avons la plus sorcière des brodeuses, la plus sorcière des littéraires.
Dans le Poitou nous avons Régine Deforges.
Mais aujourd'hui c'est Jeanne Gallais qui brode le roman de sa vie.
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En 1891, Jeanne Gallais a 9 ans.
A l'école de Fondettes, en Indre et Loire....


elle brode son premier abécédaire. Il illustrera son cahier de couture.
Jeanne est une débutante et le point compté lui tend encore des pièges.... Elle ne réussit pas à caser le S de son nom de famille !

En 1894, Jeanne a 12ans, elle est devenue experte, les petites croix n'ont plus de secret pour elle. A points comptés, elle brode désormais sur cette toile très fine. Toujours en rouge, la couleur du fil de marque.

En DMC mon rouge à moi est le 815. C'est la couleur que je préfère broder.




L'écolière apprend aussi à coudre, à chaque page, une explication soigneusement écrite et l'illustration cousue qui l'accompagne.



Le crochet et le tricot ont livré leurs secrets. Voici une adorable petite chaussette tricotée à quatre aiguilles comme il se doit. Avez-vous déjà essayé de tricoter des chaussettes ? Et bien c'est très amusant !


A l'époque de Jeanne Gallais, on ne jette rien, on répare et on apprend à le faire bien.



Restauré de la sorte, un siècle après, le drap de lin viendra border nos nuits trop douces.







Les coudes usent les gilets des enfants sages, et les récrés, les pantalons des garnements. Quant aux chaussettes n'en parlons pas, avec un tel raccomodage, elles ne trouveront jamais le répit de la boite à cirage !
Vous aimez les cahiers de couture ?
Un blog leur est dédié !



Grâce à vos commentaires on aura peut-être ...Un p'tit plus pour le tout !

lundi 8 avril 2013

G comme Goût d'enfance. #challengeAZ




Ce challenge me donne l'occasion de faire écho au délicieux billet de Mémoire Vive. 
Tout l'monde n'a pas la chance d'avoir eu une grand-mère apatride qui n'aimait pas faire la popotte.
Moi si.
L'été, à l'heure du goûter, alors que ma copine Edith enfonçait une barre de chocolat à croquer dans son morceau de pain, alors que  Marie-Christine tartinait du beurre sur sa tranche de pain d'épices, moi je partais en voyage...
"Quierès tomar tu gouter ?"
Ma grand-mère, dans un charabia délicieux, me prenait par la main et nous allions au potager.
"Oui Mémé ! J'ai faim !". Je lui répondais toujours en français, toujours.
Au potager, il y avait des groseilles à maquereaux, des framboises, des fraises... Mais nous n'y touchions pas. Nous allions vers les plants de tomate.
Là, je choisissais  la plus mure, la plus juteuse, la plus gouteuse. Elle m'avait appris.
"Non, non pas celle-là ! Esta si! "
De retour à la cuisine, Mémé fendait en deux un morceau de pain et  frottait la mie avec la tomate préalablement coupée.
Il fallait bien l'écraser, en extraire le jus, bien imbiber le pain, tout en répartissant quelques petits morceaux de pulpe, mais pas trop.
Un filet d'huile d'olive ajoutait une pointe de soleil, quelques pincées de sel et c'était prêt.
Elle m'avait ramenée au pays, son pays.
Attablée à la cuisine, la dévorant des yeux, j'attendais en croquant l'Espagne !
Alors, elle sortait sa boite en fer et me racontait une histoire, une histoire dont je vous parlerai une autre fois...

vendredi 16 décembre 2011

Odor'Hante.... ( Echo à Mémoire Vive)


Cent heures d'enfance
Nez nu phare, 
Des mains de mère dans mes cheveux, mes joues mon dos, des matins pressés d'écoliers,
 pupitre de bois, encrier ouvert, pleins et  déliés


Nez faste,  taches sur les accords oubliés du participe passé,
Nez Gosse, découpages sages  de jeudis pluvieux
Aux Nez... bouchés.
.

Art homme,  marc de café,
traçant  mille et une nuits, odeurs et gouts mêlés. L'art d'être grand-père.


Nez bulleux vertiges  de printemps... L'art d'être grand-mère.


Nez Jeu, perdue dans un grenier,  lire les yeux fermés le temps passé


Nez faste, adolescence et liberté capitale.

Nez Sens, donner la vie, et s'y blottir ensemble.


Et Sens Elle !
"ça sent maman".
Disent mes Mustela




Beau sujet, que celui-ci et si bien évoqué dans Mémoire Vive !
Si beau sujet qu'il s'invite sur les deux blogs.
A vos fragrances d'enfance !

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