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mardi 8 avril 2014

Itinéraire d'un ouragan ! Echo à Degrés de Parenté.



Dominique me donne ce matin l'opportunité d'illustrer par l'exemple mes cogitations du billet suivant qui répondra aux passionnantes réflexions de Brigitte.
Commençons donc par l'exemple.
Dominique a déniché une pépite. Un bel ouragan à Thouars en 1751. Elle nous raconte à sa manière, cette nuit particulière du 14 au 15 Mars qui vit aussi naitre le p'tit Pierre JOUBERT. J'aime quand Dominique raconte ses histoires, son style me touche.

Archive Insolite ? Vous avez dit Archive Insolite ? Dans ma p'tit tête depuis l'temps, j'ai une circonvolution rien que pour ça. J'adore ça. Je ne suis jamais allée à la messe, mais j'aurais fait une bonne paroissienne,  j'arrête pas de lire les curés du Poitou ! Ils me régalent.
Direction ma base d'archives insolites.
Catégorie : Ouragans
Date : 1751
Villages : Angliers et la Chapelle Moulière.
En route !
AD 86, Angliers, BMS 1749/1754 page 23/48

 Angliers, le curé raconte : 
La même nuit venant au dit jour depuis minuit jusqu'au matin 
il a fait un vent si violent et si terrible qu'il a fait trembler 
les personnes les plus hardies, a découvert et renversé un grand 
nombre de maisons, a arraché , renversé et ébranlé presque tous 
les ormes des avenues d'angliers, et aussi presque tous les autres 
arbres, noyers, fruitiers, et autres ; de sorte que l'on croyait que 
tout devait périr tout d'un coup. Le même malheur est arrivé 
dans les autres endroits. 
Cet ouragan était accompagné d'un tremblement de terre, de 
tonnerres et d'éclairs, joint à celà, une grande inondation d'eaux 
non pas pendant l'ouragan, mais avant, et après, et aussi la lune 
paraissait toute en feu. on a redressé une partie des noyers et des 
autres arbres fruitiers qui ont résisté en partie. 

A Angliers, c'est la p'tite Magdeleine, la fille de René CLERC et Magdeleine GAILLARD, qui est née en pleine tempête ! Baptisée en coup d'vent le même jour. 

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AD 86, La Chapelle Moulière, BMS 1740/1756 page 87/138

A la Chapelle-Moulière le curé raconte l'ouragan mais bien plus ! 
Au mois d'avril 1751 les habitants de la paroisse 
de Latillé tuèrent deux bêtes ressemblants à un 
loup qui mangeaient les hommes, elles furent 
conduites à l'intendance et on donnait six sols 
pour les voir. 
La nuit du 15 février il fit un vent et un 
ouragan si impétueux que tous les hommes les 
plus rassurés tremblaient, il renversa plusieurs 
maisons, et plusieurs arbres. 
depuis le jour de la toussaint 1750 jusqu'au jour 
de la pentecôte 1751 il tomba toujours de l'eau 
avec des vents et des orages continuels à peine 
sema-t-on les bleds. 
Le bled froment s'est vendu 34l le boisseau à la 
pentecôte mesure de chatellerault et l'autre bled à 
proportion. lavoine 12 l le boisseau. 
au mois de septembre 1751 le froment s'est vendu 
2 ? 8 à chatellerault. 
Monseigneur le duc de Bourgonne est né au mois 
de septembre 1751. 
Le second bateau de l'icotière a été mis sur la rivière 
le 13 9bre 1751. 
A la naissance de monseigneur le duc de bourgonne le roy 
a dotté en mariage douze filles dans toute les villes 
royales, et il leur a fait donné à chacune 300?? 
Ce fut monseigneur levêque de poitiers qui épousa 
les douze de poitiers dans leglise de la pierre levée 
repas fut fait à l'intendance au mois de novembre 1751. 
la dernière nuit du mois de 9bre il fit un grand vent 
avec de grands tonnairs tous les hommes tremblaient mais ils 
n'eurent point de mal. 
Le jubilé de l'année sainte commença au 
mois d'aout et se termina au dernier décembre 
en suivant. 
le dernier jour de l'année 1751 ont été plantés 
les noyers qui sont le long du grand chemin 
au bas de la vigne de la Cure et du cabinet. 
le même jour ont été plantés les noisetiers qui 
forment le cabinet dans la cour de la cure 
au mois d'octobre 1751 monsieur le duc de Richelieu 
maréchal de france fut exilé à son chateau de 
Richelieu. 
Dom Colme? a été nommé à l'abbaye royalle de 
montierneuf de poitiers au mois de novembre 1751. 
à la fin de l'année 1751, le bled froment vallait 
2 ?10 l . Beaucoup de pauvres et de volleurs. 
le cabinet qui est au bout de l'allée de la vigne 
de la cure a été fait et planté les buis 
et les noisetiers le dernier jour de l'année 1751. 

Concentrons-nous sur l'ouragan. Je soupçonne le curé d'étourderie. Il fait le bilan d'une sacrée année, le temps a sans doute brouillé les dates. 
Cet ouragan du 15 Février a eu lieu, à mon humble avis, le 15 Mars ! 
Impossible de le vérifier sur le second registre, il n'est pas mentionné. 
Pas de naissance ce jour-là. 
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Voilà, c'est tout et c'est déjà beaucoup. 
Il y a des matins chagrins, aquoibonistes, faiseurs de plaisantristes, et puis il y a des matins où le vent se lève et où je le laisse m'emmener où bon lui semble. 
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Dominique est une récidiviste, pendant le challengeAZ déjà, elle nous avait régalé sur le même ton avec le T ou avec le I, voire avec le F. 
Dominique !  A quand une petite base d'Archives Insolites, pour passer du conte à l'indexation et revenir au conte ? 
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A bientôt. 

mercredi 19 juin 2013

1747/2013 - Crues de la Vosne et du Clain - Echo à CP Vigilance Jaune !


 Juin 2013 : 

Ce matin brutalement, la côte de Prinçay s'est transformée en torrent, la Clio en canoë, les fossés débordent, les vieux murs se noient, les vieilles tuiles épongent, les gouttières vomissent, les toitures ploient, les cerises pourrissent, les roses pleurent, les sorcières dégoulinent....
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Février 1747,
 le Clain, la Vonne, La Clouère, la Charente,  La Vienne... 
Les crues de 1747 semblent être les plus mentionnées de nos registres départementaux. 
La parole étant au curé de Marigny-Chémereau, je retourne à ma serpillère ! 

En mil sept cent quarante sept le dix neuf février en carème jour de dimanche il commença à
pluvoir sur environ les deux heures après midi une pluie médiocre qui continua jusque à la nuit du
lundi venant au mardi, ou pendant cette nuit-là il plut très abondemment avec un très grand vent/orage
ce qui fut cause, que les rivières vinrent si monstrueuses que personne ne les avait jamais vues
si haut montées. Sur la Vosne, les eaux y firent un très grand désordre, car il n'y eut point de
pont, ni de moulin ou elles ne démolirent et renversassent quelque chose, au moulin qui est ici au
bout du pont,l'eau avait bien renversé la moitié des murs des logements et du moulin et avait aussi
grandement endommagé le pont. le Clain grace à Dieu à Vivonne n'avait pas augmenté à proportion
de la rivière de Vosne, et même on l'avait vu beaucoup plus monstrueux d'autres fois, quoique
il ne laissa pas de devenir grand. A Vivonne la basse rue qui est proche de la rivière de Vosne
était inondée, l'eau qui montait de devant les carmes et celle qui rejaillissait du coté du
point de la levée se joignaient presque au milieu de la rue et de ce déluge
le pont de Vivonne en fut fort endommagé, ce qui a engagé sa majesté à en faire batir un autre
lequel est beaucoup plus élevé et bati avec de bonnes grosses pierres de taille, et ce sur le roc, que l'on
a cherché pour y mettre les fondements, au lieu que l'autre pont n'était pas bati de grosses pierres
comme celui d'aujourd'hui, ni sur le fort, mais seulement sur des bois debout ou les fondements étaient
appuyés. A la fontaine qui est ici proche du chateau, l'eau a monté pardessus la quatrième pierre
du coin du pavillon de la fontaine, lesquelles pierres sont au-dessus de la dite fontaine, et la ditte
quatrième pierre est dessous une, qui a le bout de la cave cassé ou égrinié et emporté. Autre remarque,
 proche la ditte fontaine l'eau a entré dans un trou de chaffau, où il y a une pierre
dedans, lequel trou est dans le mur, qui est entre les deux fontaines, ce trou est élevé de la terre
qui est au pied du mur de cinq pieds et quelques pouces d'hauteur, et en prenant des... de cette élévation de terre, ce trou se trouve élevé de sept pieds d'hauteur. A Poitiers l'eau a passé par dessus les gardes du pont de Rochereuil.

AD86 Marigny-Chémereau 1737/1754 page 48/81

Les crues de 1747 sont mentionnées dans les villages suivants :

CHAMPIGNY-LE-SEC
BUXEROLLES
SAINT-MAURICE-LA-CLOUERE
MARIGNY-CHEMERAULT
CHAPELLE-MOULIERE
SAINT-BENOIT











mardi 28 mai 2013

Les Loups de Latillé - Avril 1751 - Echo à Centre Presse et à la RFG.


Retrouvez aujourd'hui l'article paru le 23 Mai 2012 dans Centre Presse, enrichi des dernières découvertes et à la suite, le dossier complet de l'affaire ! Echo également à l'appel lancé sur le site de la Revue Française de Généalogie "Loup y-es-tu ?" Dernier appel de Jean-Marc Moriceau afin de compléter la base nationale établie ! Le loup par l'archive ! A vos lectures insolites, il manque encore des loups dans la Vienne et dans le Sud Ouest de la France !  En vous promenant dans les bois, n'oubliez pas d'ajouter au  petit pot de beurre de votre panier, le livre de JM. Moriceau "Histoire du Méchant Loup", à dévorer ! Mais revenons sur Latillé...

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Avril 1751, les loups sont entrés dans Latillé ! L’un par la Chapelle-Montreuil, l’autre par Ayron, fini de rire, les loups sont à Latillé…
L'affaire commence-t-elle le 6 février ? Ce jour-là Gounin, curé de Béruges, mentionne la première découverte macabre dans son village . Pierre Merle a été retrouvé dévoré par les loups dans les bois de Lépine. On appelle les autorités pour établir les constatations et permettre la levée du corps. 
Le 8 avril, le curé d'Ayron mentionne dans son registre un drame épouvantable : Pierre Dribault a été dévoré dans les bois proches du pont. Les restes du cadavre sont mis en terre. Pierre avait 14 ans. Il n'est pas la première victime, le drame dure déjà depuis quelques semaines. Deux "bêtes féroces", mâle et femelle, terrorisent la population, dévorant jeunes gens, filles ou garçons, rodant de hameau en hameau, dans la forêt de l’Epine.
Dans une dizaine de villages alentour, les hommes organisent des battues, la traque commence. A peine aperçues, entendues, les deux bêtes ont disparu, elles se déplacent. Le 16 avril, elles sont à la Chapelle-Montreuil et attaquent Charles Guinard, 10 ans, le lendemain,  Françoise Magnen, 16 ans, la semaine suivante à Latillé, elles dévorent Jacques Chenier, 13 ans, et  le 28 c’est au tour de René Martineau, 16 ans, qui succombe à Ayron.
Quatorze victimes, nous disent les curés de l’époque : orphelin, domestiques, tous  vulnérables, mal protégés.
Quelle est cette bête ? Est-ce un loup ? Personne ne s’avance encore à l’écrire. Le 30 avril, les habitants de Latillé mettent fin au cauchemar. L’animal est abattu alors qu’il dévorait Jean Fradet, 10 ans, enfant de Benassay.

Un loup, c’est bien un loup ! Le curé de la Champigny-le-Sec l’a vu et nous le décrit avec une précision de spécialiste, dans son bilan de fin d’année :
 "Cette même année, il y eut deux loups élevretés mâle et femelle qui dévoraient les hommes, de ma connaissance ils ont mangé 14 personnes aux environs de Latillé et d'Ayron, cet animal est plus gros qu'un loup mâtin, la tête plus grosse, le nez plus allongé, le poil plus gros et comme rouge, la queue beaucoup plus courte et plus garnie de poils que celle du loup ordinaire. Ces animaux étant levés sur les pieds de derrière avaient sept pieds de hauteur, ils ne dévoraient que les hommes et non les animaux, ce sont les habitants de Latillé qui tuèrent le mâle, en mangeant un jeune homme après plus d'un mois de chasse....
 Le curé de la Chapelle-Moulière confirme.
Le cadavre de l’animal est porté à l’Intendance de Poitiers, les chasseurs reçoivent trois Louis (la prime habituelle est de 10 livres) et Mr de Blossac accepte que la bête soit montrée. Six sols pour voir le monstre, la foule se presse !
 Reste  la louve. Seule, pleine de cinq petits, elle hurle continuellement, facilitant ainsi sa traque. Les habitants de Benassay la tuent deux jours plus tard. Certains diront qu’elle dévorait une jeune fille au moment de sa capture… La légende est en route.
Ce drame bouleversa la région, un rapport fut adressé à Mr de la Martinière, premier chirurgien du Roi. A Versailles, il accusa réception sans plus d’empathie, il ne savait pas encore que treize ans plus tard, une autre bête, du coté du Gévaudan, marquerait à jamais la mémoire collective…
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Le Dossier : 

Deux sources et des différences. 
       - Les registres paroissiaux. C'est le curé de Champigny-le-Sec qui nous résume l'affaire avec la plus grande rigueur et précision. Il compte 14 victimes. Le curé de Latillé sur l'acte de décès de Jacques Chenier mentionne en marge qu'il s'agit de la huitième victime du loup dans les trois semaines précédentes dans le village et alentour. Les différents curés me paraissent prudents dans leurs conclusions, ne mentionnent pas toujours le loup en première intention mais plutôt "une beste", précisent qu'elle est difficile à identifier. Une fois celle-ci mise hors d'état de nuire, ils reviennent sur les actes de décès pour apporter précisions et dénouement.

       - le Bulletin de la Société des Antiquaires de l'Ouest, l'article du Colonel Chevallier-Ruffigny mentionne une trentaine de victimes dont une jeune fille dévorée par la louve chassée le 2 Mai. Je ne l'ai pas encore retrouvée. Même en comptant tous les décès de jeunes gens alentour, je n'arrive pas à trente victimes entre Janvier et fin avril. Le loup était-il déjà là en décembre ? Chevallier-Ruffigny mentionne d'autres sources écrites que je n'ai pas encore consultées :

  • Le livre journal de Pierre Coutineau Dr Régent en la faculté de droit de Poitiers
  • La lettre écrite par un religieux de la Charité de Poitiers à M. de la Martinière

BSAO 3ème Série BXI La chasse aux loups par le Lieutenant-colonel Chevallier-Rufigny.

Reprenons  les décès dans les communes concernées depuis le début de l'année 1751. Nous savons que les victimes sont soit des jeunes gens, soit des enfants. Le tableau suivant nous donne les victimes possibles ou avérées. 

Dans cette liste les enfants Magnen interpellent. Marie et Françoise meurent à 17 jours d'intervalle, l'une de cause inconnue, l'autre attaquée par une bête. Ont-elles été attaquées ensemble, blessées et décédées à quelques jours d'intervalle ?

Les différents actes de décès retrouvés à ce jour :


Pierre Merle à Béruges le 6 Février 1751. Le loup est clairement mentionné. L'attaque a eu lieu dans la forêt de Lépine, la levée du corps a été faite par les officiers de Mr le Grand Prieur. 
Source AD86 Beruges BMS 1751/1753 page 1
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Pierre Dribault à Ayron le 8 avril 1751 - 14 ans - Dévoré dans les bois de Me d' Ayron tout proches du pont - fils de René et de Jeanne Blanchard - Restes de cadavre - On assure que c'est un loup levrier qui a dévoré le dit enfant. 
Source AD86 Ayron BMS 1750/1753 page 16.
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Charles Guinard à La Chapelle Montreuil le 16 avril 1751 - 10 ans - Fils de Charles Guinard - En marge fut tué par une beste. 
Françoise Magnen à la Chapelle Montreuil le 17 avril 1751 - 16 ans - fille de Pierre Magnen - En marge "laquelle fut tuée par une beste"
Source AD86 La Chapelle-Montreuil BMS 1744/1758 page 45. 
A noter le décès de Marie Magnen 6 ans sans mention particulière le 30 Mars.
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Jacques Chenier à Latillé le 24 avril 1751- 13 ans - Fils de Thomas Chenier et de défunte Jeanne Fradet - Domestique chez Cheneau au village du Lac noir  - Dévoré par une beste féroce à laquelle on n'a pu donner de nom - 
En marge : enfant dévoré par une beste féroce qui a été détruite par les habitants de cette paroisse le dernier du mois d'avril après avoir dévoré un enfant qui est le huitième qu'elle a dévoré aux environs de cette paroisse dans les précédentes trois semaines. Cet animal ressemblait à un loup il a esté porté à l'intendance les jours?
Source AD86 Latillé BMS 1743/1757 page76. 

Dans un premier temps le curé hésite, une fois l'animal chassé, il revient sur l'acte pour mentionner l'épilogue.

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René Martineau à Ayron le 28 avril 1751 - 16 ans - Fils de René Martineau - Dévoré proche la ? - Restes de cadavre. 
Source AD86 Ayron  BMS 1750/1753 page 17. 
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Jean Fradet à Benassay le 30 avril 1751- 10 ans et 7 mois quelques jours - fils de Jeanne Poudret, frère de Jeanne et Jean Fradet - morsure d'une beste féroce. 
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On en parle dans les villages alentour :


Cette même année, il y eut deux loups élevretés mâle et femelle qui dévoraient les hommes, de ma connaissance ils ont mangé 14 personnes aux environs de Latillé et d'Ayron, cet animal est plus gros qu'un loup mâtin, la tête plus grosse, le nez plus allongé, le poil plus gros et comme rouge, la queue beaucoup plus courte et plus garnie de poils que celle du loup ordinaire. Ces animaux étant levés sur les pieds de derrière avaient sept pieds de hauteur, ils ne dévoraient que les hommes et non les animaux, ce sont les habitants de Latillé qui tuèrent le mâle, en mangeant un jeune homme après plus d'un mois de chasse, on le porta à Mr l'Intendant de Poitiers qui donna trois Louis à ceux qui le tuèrent avec permission de le faire voir pour de l'argent dans toute la ville et la province, la femelle fut tuée dans la forêt de Monbel par les habitants de Benassay. Les hurlements de cette espèce d'animal sont différents de celui du loup mâtin, voilà ce qu'il s'est passé dans cette province la présente année 1751. On osait sortir qu'étant bien armés. 

Source AD86 Champigny-le-Sec  BMS 1745/1755 page 66. 
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Au mois d'avril 1751 les habitants de la paroisse de Latillé tuèrent deux bêtes ressemblant à un loup qui mangeaient les hommes, elles furent conduites à l'intendance et on donnait six sols pour les voir

Source AD86 La Chapelle-Moulière BMS 1740/1756 page 87/138

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A suivre peut-être !