dimanche 26 mai 2019

Faites des mères. 2019




Faites de mères, ça finira peut-être par faire des arrières grand-mères...
Aujourd'hui c'est la fête de la lignée cognatique ou la branche des mères. La maman de maman est la fille de... sa mère.
Pour s'y retrouver on colle des numéros SOSA. Aux mères, les numéros impairs.
Hein, m'enfin, pourquoi tant de N, un numéro qui se divise pô pour celles qui se multiplient ????
 A l'oreille, il est tout de même plus simple de coller les numéros pairs... au pères
 C'est comme ça qu'on opère.
 En généalogie, la lignée cognatique est parfois l'occasion de "remonter" plus haut, de trouver une petite cuillère en argent... ou pas.
 Sosas 1 : Margaux - Jade, Laura
 Sosa 3 (le sosa des mères) : Mathilde - Camille -
 Sosa 7 (le beau sosa de grand-mère) : La sorcière. (1956) -
 Sosa 15 : Louise l'arrière grand-mère (1936) -
 Sosa 31 : Fortunée brodeuse exilée (1895/1959)
 Sosa 63 : Kadoun l'ancêtre du Levant (?/1900 environ)
 Sosa 127 : la mère de Kadoun, celle qu'on ne trouvera sans doute jamais.

 Salut et sororité à toutes les mères perdues dans la nuit des temps, à celles qui m'ont collé et me colleront le dossard numéro 7, à celles qui me feront passer en numéro 15, 31, 63...

dimanche 24 février 2019

Un 24 février à Asnois #Vienne86

Le 24 février de cette année 1679, c'était un vendredi. Où allaient-ils ? D'où venaient-ils? Au moulin de la paroisse de Charroux, ce jour-là, on mit un peu trop de monde dans l'embarcation, ce n'était pas prudent, mais il faisait froid. Ce n'était pas prudent, mais c'est toujours comme ça, il faut bien passer la Charente...
L'embarcation s'est renversée et dans l'eau glacée de la rivière douze personnes ont péri.
Dix étaient de la paroisse d'Asnois :
La famille LAURIER : Gillette, Marie, Louyse, Pierre et Jean
Jean MASSONNEAU
Marguerite PENAULT épouse VILLENEUVE et deux de ses enfants
Deux étaient de Charroux.
Etaient-ils seuls ? Faisait-il nuit ? Ils sont tous morts. Personne n'a pu donner l'alerte. On ne les retrouva que le lendemain et on les enterra le surlendemain.

jeudi 14 février 2019

Mariage Jubilatoire - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 20/02/2014.

Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.

L'article paru dans Centre Presse et la réponse du Pr Jean-Marie Augustin !
L'article
Mariage Jubilatoire ou la Saint Valentin des archives à Oyré !
Il  n’est pas toujours facile de mettre un point final sur les i de clandestinité. Avant l’avènement des communiqués de presse people, les occasions étaient rares d’officialiser les douceurs d’une alcôve clandestine. La religion imposait ses dogmes infranchissables ! Infranchissables ? A l’exception des jours de Jubilé ! Car Jubilé rime avec pardonné !  Une opportunité dont se réjouissaient aussi les amoureux en mal de légitimité !
Ainsi le 7 avril 1668, Maitre René Thénault, de la paroisse d’Oyré,  profita-t-il des fêtes données en l’honneur du Jubilé du Pape Clément IX pour officialiser l’union qu’il partageait avec Louise Durand depuis déjà quatorze ans ! L’histoire ne dit pas s’ils eurent des enfants et combien. L’ajout, après réflexion, de la mention « mariage clandestin » par le curé d’Oyré, nous en dit plus sur l’origine de cette régularisation : même si l’acte de mariage ne fait mention ni d’abjuration ni de conversion, nos épousés étaient probablement protestants.  Qu’il soit un notable de la paroisse n’épargnera pas à Maitre Thénault d’argumenter son dossier. Période de pardon et de conversion, le Jubilé est l’occasion d’ « indulgences partielles ou plénières » qui demandent quelques efforts spirituels : faire de manière publique quelques pénitences (jeûne, pèlerinage), prier, se confesser, offrir  généreusement quelques dons. A ces seules conditions, sera offerte à notre Valentin pêcheur,  l’occasion de rendre officielle et honorable une situation pour le moins embarrassante, voire dangereuse. L’évènement solennel restera très encadré comme en témoignent la présence d’André Boulé du couvent des Cordeliers et Maitre Jacques Brandin étudiant en théologie. A Charroux, à Couhé, 1668 rime également avec conversion au catholicisme. Le curé de Jaunay-Clan nous apprend qu’un autre Jubilé débuta en 1724, le premier dimanche de l’avent dans les villes mais le second dans les campagnes !
Le premier Jubilé du christianisme fut décrété en 1300 par le pape Boniface VIII, au rythme d’un par siècle,  l’intervalle se réduisit de pape en pape et à partir de 1400 le jubilé eut lieu tous les 25 ans. A ces festivités programmées, s’ajoutent quelques  années saintes extraordinaires. Clément IX, jésuite, fut pape de 1667 à 1669.  Homme de lettres, il fit construire le premier opéra de Rome. En 1668, il fut médiateur lors du Traité d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la guerre de dévolution, premier conflit du jeune roi Louis XIV qui dut rendre à l’Espagne la Franche-Comté mais garda la Flandre conquise par Turenne.
1668 ne fut pas une «année sainte extraordinaire » au sens religieux du terme… Mais, exceptionnelle, elle le fut sans aucun doute, pour René et Louise, les vieux amants d’Oyré!
Sources :
Archives Départementales de la Vienne

Illustration : Fragonard , le baiser à la dérobée Musée de L’Ermitage Image Wikipédia

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La réponse de Jean-Marie Augustin 


mercredi 4 avril 2018

On ne fauche pas que les blés. Chronique de Thierry Péronnet

(Présidial de Poitiers 1-B-2-2 greffe criminel)


Le 03-09-1678 M° Luc COUTOCHEAU, conseiller du roi et magistrat au présidial de Poitiers, ouvre une information à la requête de François ALLAIN laboureur à bras.
Le cheval de ce dernier a été tué d’un coup de faucille.
Selon Catherin BERTHIN 20 ans, journalier du village de Cloistre de Vendeuvre, a vu le cheval dans le pré du moulin de Train qui faisait des dégâts en mangeant des javelles* de froment. Michel MARIN valet de DESCHAMPS le métayer du sieur PESTRE gendarme du roi et Jacques MARIN praticien à Jaunay ont alors tenté de chasser l’animal, c’est le premier qui « bailla un coup de fossille dans les flancqs dudit cheval ». Catherine BERTHIN ne sait si « c’est de malice ou sans y panser » que le coup fut donné et ne peux en dire plus. Toujours est-il qu’une à deux heures plus tard le pauvre animal en mourut. Marie 12 ans fille de Vincent JOUBERT journalier est interrogée à son tour, comme elle aller laver du linge à la rivière elle passa le long du pré, elle a bien vu le valet donner le coup de faucille. Elle confirme que le cheval mangeait des javelles de froment et qu’il est décédé peu de temps après bien qu’elle ne l’eut pas vu mourir. Un autre témoin, Jeanne DREDILLE 20 ans femme de René DORAT laboureur, était à la rivière entre Jaunay et le moulin de Train, le vendredi huit jour auparavant, avec Marie JOUBERT assise au bord de l’eau. Elle a bien vu le cheval qui courait « avec la faucille au ventre ». Ensuite elle a vu Michel MARIN accourir et enlever prestement ladite faucille. Ces dernières ne peuvent en dire plus sur ce drame.
A-t-on affaire à un simple mais fatal accident ou bien à un valet ayant fait preuve de cruauté envers le cheval ? A t-il voulu seulement piquer le flanc de la bête pour l’obliger à partir et son coup a t-il été mal contrôlé? En 1678 un cheval a une grande valeur, il sert autant au transport des hommes et des marchandises qu’au travail des champs, sa perte est forcément problématique pour son propriétaire. Les récoltes ont aussi leur importance, si elles sont bonnes cela assure une bonne année à venir et les semences pour la suivante, perdre une partie de celles-ci par les dégâts provoqués par des animaux sauvages ou domestiques n’est guère tolérable pour les petits paysans de la fin du 17ème siècle.
Le moulin du Train se situait sur la rivière « le Pallu » à la limite entre les paroisses de Vendeuvre et de de Jaunay-Clan (commune ancienne phagocytée par l’actuelle commune de Jaunay-Marigny).

*javelles de froments « poignées de froment »

mardi 3 avril 2018

#ArchiLoup y es-tu ? #AD86 Presse en ligne.


Tableau de chasse le 25 janvier 1914. M. MALAPERT et MARTINIERE ajoutent 
REMBUCHER : suivre la voie d'un grand animal jusqu'à ce qu'il soit rentré dans son enceinte boisée. 
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dimanche 1 avril 2018

vendredi 30 mars 2018

Quand les curés du XVIIIème luttaient contre les charlatans ! #ArchInsolite



20 décembre 1780 à Moncontour (86330), FRANCE
Notes : l’an mil sept cent quatre vint le vint decembre a 
eté batisée sous condition ayant eu lieu de douter 
de la validité de l’ondoyement ui luy a été administré 
a la maison a cause du danger de mort marie née 
le jour précédent à dix heures du soir fille 
du soi disant jacques michel orry depuis quinze jours 
demeurant en cette paroisse ou il a paru en qualité 
de charlatan et d’henriette savant légitiment 
mariés comme il parais par un extrait de mariage 
qu’il ma montré en datte du vint avril mil sept 
cent soixante dix neuf signé guyare prieur de... 

Moncontour BMS 1772-1792 page 57


jeudi 29 mars 2018

Les deniers de sa majesté - Les chroniques de Thierry Peronnet.

Justice seigneuriale de Dienné et Verrières série 8-B liasse 100 (Photos DSCN 2413 à 2431)
Dans la nuit de mercredi à jeudi du 18 au 19 avril 1753, Claude TOUCHARD le fils demeurant à la Barre de Dienné et François REDON sortaient ensemble de la forge de Verrière. Sur le chemin menant à Dienné dans la forêt de Verrière ledit TOUCHARD a alors insulté le pauvre REDON et lui a assené des coups de pieds et de poings sur tout le corps, au point que ce dernier est depuis gravement malade et « en péril de mort », ensuite lui a pris de l’argent, les deniers de sa « majesté », François REDON étant « collecteur du vingtième », une procédure judiciaire est ouverte contre TOUCHARD. Le 23-04-1753 les témoins déposent devant Anthoine DELAUZON juge sénéchal criminel et civil de la baronnie de Dienné et Verrière, Anthoine GIRAULT 33 ans tavernier au moment des faits et à présent journalier demeurant au Puit de Lhommaizé déclare qu’il était dans son lit quand on frappa à sa porte, Françoise THOMAS sa femme âgée de 40 ans qui n’était pas couché ouvrit et « Jacques » REDON et Claude TOUCHARD qui voulaient boire demandèrent une bouteille de vin, REDON se contenta de boire un peu et l’autre le pressa de boire plus disant « bougre de chien vous de boire ou je vous bateray », REDON ne but que la moitié d’un verre et jeta le reste, TOUCHARD but tout le reste du vesseau. En partant TOUCHARD qui était derrière demanda un bâton à Françoise THOMAS, cette dernière refusa, il dit alors qu’il trouverait bien une panne à une charrette. Ensuite le tavernier et sa femme se couchèrent. La femme du tavernier fait une déposition similaire. Marie-Catherine RIBARDIERE 44 ans femme de Claude BOUE marteleur demeurant à Lhommaizé dit qu’elle ne sait rien des faits et que REDON comme collecteur du dixième était venu chez elle lui demander de l’argent, elle avait répondu qu’elle ne pouvait payer le jour même, ils lui prirent une bouteille et une miche de pain pour 5 sols moins un liard qu’ils consommèrent, REDON paya avec 12 sols, mais comme elle n’avait pas la monnaie TOUCHARD pris les 12 sols et lui donna 5 sols moins un liard, disant à REDON « c’est 7 sols et un liard ». Philippe MOTHEAU 22 ans garçon charbonnier demeurant dans la forêt de Verrière à Dienné dit qu’il ne sait rien sur les faits , qu’il a vu REDON et TOUCHARD boire ensemble. Marie GIRAULT 18 ans fille de Jacques GIRAULT meunier du moulin de la forge de Lhommaizé déclare qu’elle ne sait rien sur les faits et que TOUCHARD avait demandé à Pierre GIRAULT 15 ans son frère un bâton. Ce dernier confirme que REDON et TOUCHARD s’en allaient quand TOUCHARD qui marchait derrière lui demanda un bâton. Le sénéchal décide de faire comparaitre ledit TOUCHARD accusé de maltraitance sur la personne de Jacques ARDON (lire Jacques REDON) et de vol des deniers de sa majesté.

Tous ces protagonistes ont un lien avec la forge semi-industrielle de Verrière, lire « le Peuple de la Forêt » de Sébastien Jahan et Emmanuel Dion (voir illustration)


mercredi 28 mars 2018

Suicide prémonitoire.

Les mentions de suicide sont rares dans la Presse ancienne jusqu'au XXème siècle.
Mais avec les horreurs de la Grande Guerre tout change. 
21 aout 1914 dans la Presse régionale :




Sources :