Lulu archive : La Généalogie, l'insolite, les petites affaires criminelles de la Vienne et parfois au delà.
mercredi 22 mai 2019
La carte des loups dans les Archives de la Vienne #AD86
dimanche 24 février 2019
Un 24 février à Asnois #Vienne86
Le 24 février de cette année 1679, c'était un vendredi. Où allaient-ils ? D'où venaient-ils? Au moulin de la paroisse de Charroux, ce jour-là, on mit un peu trop de monde dans l'embarcation, ce n'était pas prudent, mais il faisait froid. Ce n'était pas prudent, mais c'est toujours comme ça, il faut bien passer la Charente...
L'embarcation s'est renversée et dans l'eau glacée de la rivière douze personnes ont péri.
Dix étaient de la paroisse d'Asnois :
La famille LAURIER : Gillette, Marie, Louyse, Pierre et Jean
Jean MASSONNEAU
Marguerite PENAULT épouse VILLENEUVE et deux de ses enfants
Deux étaient de Charroux.
Etaient-ils seuls ? Faisait-il nuit ? Ils sont tous morts. Personne n'a pu donner l'alerte. On ne les retrouva que le lendemain et on les enterra le surlendemain.
L'embarcation s'est renversée et dans l'eau glacée de la rivière douze personnes ont péri.
Dix étaient de la paroisse d'Asnois :
La famille LAURIER : Gillette, Marie, Louyse, Pierre et Jean
Jean MASSONNEAU
Marguerite PENAULT épouse VILLENEUVE et deux de ses enfants
Deux étaient de Charroux.
Etaient-ils seuls ? Faisait-il nuit ? Ils sont tous morts. Personne n'a pu donner l'alerte. On ne les retrouva que le lendemain et on les enterra le surlendemain.
jeudi 14 février 2019
Mariage Jubilatoire - Lulu Sorcière Archive dans Centre Presse - 20/02/2014.
Source AD 86 - Pour bien visualiser l'image, cliquez droit et ouvrir dans une nouvelle fenêtre.
L'article paru dans Centre Presse et la réponse du Pr Jean-Marie Augustin !
L'article
L'article paru dans Centre Presse et la réponse du Pr Jean-Marie Augustin !
L'article
Mariage Jubilatoire ou la Saint Valentin des archives à
Oyré !
Il n’est pas toujours
facile de mettre un point final sur les i de clandestinité. Avant l’avènement
des communiqués de presse people, les occasions étaient rares d’officialiser
les douceurs d’une alcôve clandestine. La religion imposait ses dogmes infranchissables !
Infranchissables ? A l’exception des jours de Jubilé ! Car Jubilé
rime avec pardonné ! Une
opportunité dont se réjouissaient aussi les amoureux en mal de légitimité !
Ainsi le 7 avril 1668, Maitre René Thénault, de la paroisse
d’Oyré, profita-t-il des fêtes données
en l’honneur du Jubilé du Pape Clément IX pour officialiser l’union qu’il
partageait avec Louise Durand depuis déjà quatorze ans ! L’histoire ne dit pas s’ils
eurent des enfants et combien. L’ajout, après réflexion, de la mention «
mariage clandestin » par le curé d’Oyré, nous en dit plus sur l’origine de
cette régularisation : même si l’acte de mariage ne fait mention ni d’abjuration
ni de conversion, nos épousés étaient probablement protestants. Qu’il soit un notable de la paroisse
n’épargnera pas à Maitre Thénault d’argumenter son dossier. Période de pardon
et de conversion, le Jubilé est l’occasion d’ « indulgences partielles ou
plénières » qui demandent quelques efforts spirituels : faire de
manière publique quelques pénitences (jeûne, pèlerinage), prier, se confesser, offrir
généreusement quelques dons. A ces seules
conditions, sera offerte à notre Valentin pêcheur, l’occasion de rendre officielle et honorable
une situation pour le moins embarrassante, voire dangereuse. L’évènement
solennel restera très encadré comme en témoignent la présence d’André Boulé du
couvent des Cordeliers et Maitre Jacques Brandin étudiant en théologie. A Charroux,
à Couhé, 1668 rime également avec conversion au catholicisme. Le curé de Jaunay-Clan
nous apprend qu’un autre Jubilé débuta en 1724, le premier dimanche de l’avent
dans les villes mais le second dans les campagnes !
Le premier Jubilé du christianisme fut décrété en 1300 par
le pape Boniface VIII, au rythme d’un par siècle, l’intervalle se réduisit de pape en pape et à
partir de 1400 le jubilé eut lieu tous les 25 ans. A ces festivités
programmées, s’ajoutent quelques années
saintes extraordinaires. Clément IX, jésuite, fut pape de 1667 à 1669. Homme de lettres, il fit construire le premier
opéra de Rome. En 1668, il fut médiateur lors du Traité d’Aix-la-Chapelle
mettant fin à la guerre de dévolution, premier conflit du jeune roi Louis XIV qui
dut rendre à l’Espagne la Franche-Comté mais garda la Flandre conquise par
Turenne.
1668 ne fut pas une «année sainte extraordinaire »
au sens religieux du terme… Mais, exceptionnelle, elle le fut sans aucun doute,
pour René et Louise, les vieux amants d’Oyré!
Sources :
Archives Départementales de la Vienne
Illustration : Fragonard , le baiser à la dérobée Musée
de L’Ermitage Image Wikipédia
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La réponse de Jean-Marie Augustin
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XVIIème
mercredi 4 avril 2018
On ne fauche pas que les blés. Chronique de Thierry Péronnet
(Présidial de Poitiers 1-B-2-2 greffe criminel)
Le 03-09-1678 M° Luc COUTOCHEAU, conseiller du roi et magistrat au présidial de Poitiers, ouvre une information à la requête de François ALLAIN laboureur à bras.
Le cheval de ce dernier a été tué d’un coup de faucille.
Selon Catherin BERTHIN 20 ans, journalier du village de Cloistre de Vendeuvre, a vu le cheval dans le pré du moulin de Train qui faisait des dégâts en mangeant des javelles* de froment. Michel MARIN valet de DESCHAMPS le métayer du sieur PESTRE gendarme du roi et Jacques MARIN praticien à Jaunay ont alors tenté de chasser l’animal, c’est le premier qui « bailla un coup de fossille dans les flancqs dudit cheval ». Catherine BERTHIN ne sait si « c’est de malice ou sans y panser » que le coup fut donné et ne peux en dire plus. Toujours est-il qu’une à deux heures plus tard le pauvre animal en mourut. Marie 12 ans fille de Vincent JOUBERT journalier est interrogée à son tour, comme elle aller laver du linge à la rivière elle passa le long du pré, elle a bien vu le valet donner le coup de faucille. Elle confirme que le cheval mangeait des javelles de froment et qu’il est décédé peu de temps après bien qu’elle ne l’eut pas vu mourir. Un autre témoin, Jeanne DREDILLE 20 ans femme de René DORAT laboureur, était à la rivière entre Jaunay et le moulin de Train, le vendredi huit jour auparavant, avec Marie JOUBERT assise au bord de l’eau. Elle a bien vu le cheval qui courait « avec la faucille au ventre ». Ensuite elle a vu Michel MARIN accourir et enlever prestement ladite faucille. Ces dernières ne peuvent en dire plus sur ce drame.
A-t-on affaire à un simple mais fatal accident ou bien à un valet ayant fait preuve de cruauté envers le cheval ? A t-il voulu seulement piquer le flanc de la bête pour l’obliger à partir et son coup a t-il été mal contrôlé? En 1678 un cheval a une grande valeur, il sert autant au transport des hommes et des marchandises qu’au travail des champs, sa perte est forcément problématique pour son propriétaire. Les récoltes ont aussi leur importance, si elles sont bonnes cela assure une bonne année à venir et les semences pour la suivante, perdre une partie de celles-ci par les dégâts provoqués par des animaux sauvages ou domestiques n’est guère tolérable pour les petits paysans de la fin du 17ème siècle.
Le moulin du Train se situait sur la rivière « le Pallu » à la limite entre les paroisses de Vendeuvre et de de Jaunay-Clan (commune ancienne phagocytée par l’actuelle commune de Jaunay-Marigny).
*javelles de froments « poignées de froment »
mardi 3 avril 2018
#ArchiLoup y es-tu ? #AD86 Presse en ligne.
Tableau de chasse le 25 janvier 1914. M. MALAPERT et MARTINIERE ajoutent
REMBUCHER : suivre la voie d'un grand animal jusqu'à ce qu'il soit rentré dans son enceinte boisée.
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dimanche 1 avril 2018
vendredi 30 mars 2018
Quand les curés du XVIIIème luttaient contre les charlatans ! #ArchInsolite
20 décembre 1780 à Moncontour (86330), FRANCE
Notes : l’an mil sept cent quatre vint le vint decembre a
eté batisée sous condition ayant eu lieu de douter
de la validité de l’ondoyement ui luy a été administré
a la maison a cause du danger de mort marie née
le jour précédent à dix heures du soir fille
du soi disant jacques michel orry depuis quinze jours
demeurant en cette paroisse ou il a paru en qualité
de charlatan et d’henriette savant légitiment
mariés comme il parais par un extrait de mariage
qu’il ma montré en datte du vint avril mil sept
cent soixante dix neuf signé guyare prieur de...
Moncontour BMS 1772-1792 page 57
jeudi 29 mars 2018
Les deniers de sa majesté - Les chroniques de Thierry Peronnet.
Justice
seigneuriale de Dienné et Verrières série 8-B liasse 100
(Photos DSCN 2413 à 2431)
Dans
la nuit de mercredi à jeudi du 18 au 19 avril 1753, Claude TOUCHARD le fils
demeurant à la Barre de Dienné et François REDON sortaient ensemble de la forge
de Verrière. Sur le chemin menant à Dienné dans la forêt de Verrière ledit
TOUCHARD a alors insulté le pauvre REDON et lui a assené des coups de pieds et
de poings sur tout le corps, au point que ce dernier est depuis gravement
malade et « en péril de mort », ensuite lui a pris de l’argent, les
deniers de sa « majesté », François REDON étant « collecteur du
vingtième », une procédure judiciaire est ouverte contre TOUCHARD. Le
23-04-1753 les témoins déposent devant Anthoine DELAUZON juge sénéchal criminel
et civil de la baronnie de Dienné et Verrière, Anthoine GIRAULT 33 ans
tavernier au moment des faits et à présent journalier demeurant au Puit de
Lhommaizé déclare qu’il était dans son lit quand on frappa à sa porte,
Françoise THOMAS sa femme âgée de 40 ans qui n’était pas couché ouvrit et
« Jacques » REDON et Claude TOUCHARD qui voulaient boire demandèrent
une bouteille de vin, REDON se contenta de boire un peu et l’autre le pressa de
boire plus disant « bougre de chien vous de boire ou je vous bateray »,
REDON ne but que la moitié d’un verre et jeta le reste, TOUCHARD but tout le
reste du vesseau. En partant TOUCHARD qui était derrière demanda un bâton à
Françoise THOMAS, cette dernière refusa, il dit alors qu’il trouverait bien une
panne à une charrette. Ensuite le tavernier et sa femme se couchèrent. La femme
du tavernier fait une déposition similaire. Marie-Catherine RIBARDIERE 44 ans
femme de Claude BOUE marteleur demeurant à Lhommaizé dit qu’elle ne sait rien
des faits et que REDON comme collecteur du dixième était venu chez elle lui
demander de l’argent, elle avait répondu qu’elle ne pouvait payer le jour même,
ils lui prirent une bouteille et une miche de pain pour 5 sols moins un liard
qu’ils consommèrent, REDON paya avec 12 sols, mais comme elle n’avait pas la
monnaie TOUCHARD pris les 12 sols et lui donna 5 sols moins un liard, disant à
REDON « c’est 7 sols et un liard ». Philippe MOTHEAU 22 ans garçon
charbonnier demeurant dans la forêt de Verrière à Dienné dit qu’il ne sait rien
sur les faits , qu’il a vu REDON et TOUCHARD boire ensemble. Marie GIRAULT 18
ans fille de Jacques GIRAULT meunier du moulin de la forge de Lhommaizé déclare
qu’elle ne sait rien sur les faits et que TOUCHARD avait demandé à Pierre
GIRAULT 15 ans son frère un bâton. Ce dernier confirme que REDON et TOUCHARD
s’en allaient quand TOUCHARD qui marchait derrière lui demanda un bâton. Le
sénéchal décide de faire comparaitre ledit TOUCHARD accusé de maltraitance sur
la personne de Jacques ARDON (lire Jacques REDON) et de vol des deniers de sa
majesté.
Tous
ces protagonistes ont un lien avec la forge semi-industrielle de Verrière, lire
« le Peuple de la Forêt » de Sébastien Jahan et Emmanuel Dion (voir
illustration)
mercredi 28 mars 2018
Suicide prémonitoire.
Les mentions de suicide sont rares dans la Presse ancienne jusqu'au XXème siècle.
Mais avec les horreurs de la Grande Guerre tout change.
21 aout 1914 dans la Presse régionale :
Sources :
samedi 24 février 2018
Le cabinet de curiosités d'une archiviste - Par Sylvie Boudaud #Geneatheme -
Aujourd'hui, Sylvie Boudaud, archiviste aux AD86, nous offre, à l'occasion du #Geneatheme de février, sa première contribution. Poussons la porte de son cabinet de curiosités, il nous mène en Vendée et nous conte une histoire mêlant l'insolite d'hier et les connaissances d'aujourd'hui...
Pierre Proust est mon sosa 1588,
soit un de mes ancêtres à la 11e génération. Il est originaire de
Saint-Germain-de-Prinçay, en Vendée. Le 17 février 1675, il épouse Jeanne
Coullon, de la même paroisse. Le même jour, avec les mêmes témoins, Nicolas
Proust épouse Anne Coullon. De là à supposer que les deux couples sont des
frères et sœurs, il n’y a qu’un pas que j’ai franchi mais sans assurance. La
difficulté de la généalogie à Saint-Germain-de-Prinçay à cette époque, c’est
que les mariages ne sont quasiment jamais filiatifs, et c’est le cas dans les
mariages qui nous intéressent ici.
Mariage de Pierre Proust et
Jeanne Coullon[1] :
Mariage de Nicolas Proust et Anne
Coullon :
Partant de l’hypothèse que Pierre
et Nicolas sont frères, je lance une recherche sur la base Noms de Vendée et je trouve une fratrie avec un Pierre et un
Nicolas nés à des dates compatibles avec leur date de mariage. Ils pourraient
être les enfants de Mathurin Proust et de Renée François. La base mentionne
quatre autres frères et sœurs.
Là survient la surprise !
Pierre est né le 12 novembre 1643, et sur la même double page du registre
paroissial mais côté gauche, à la date du 3 octobre, figure Mathurine, fille
des mêmes parents[2].
3 octobre 1643 :
12 novembre 1643 :
Des jumeaux ayant 40 jours d’écart ! Ma première réaction a
été : « C’est impossible ! ». J’ai posé la question à @lulusorciere,
connue pour ses connexions avec le milieu obstétrical poitevin. La réponse est
tombée : c’est possible ! Très rare, même au XXIe siècle, mais
possible. Il est question d’un utérus bifide ou bicorne, avec donc deux
cavités. On me cite également quelques cas récents de naissance de
« faux » jumeaux avec un à deux mois d’écart, le premier étant
prématuré[3].
Mon moteur de recherche fait aussi mention de superfécondation (fécondation de
deux ovules à quelques jours d’écart) et même d’hyperfoetation, soit la
fécondation d’un ovule alors qu’un embryon est déjà implanté !
Dans quel cas se trouve Renée
François ? Elle avait déjà accouché d’une paire de jumeaux, nés à la même
date deux ans plus tôt et elle a ensuite eu deux autres enfants.
S’agit-il vraiment de mes ancêtres,
dans la mesure où j’ai obtenu une filiation par déduction ? Ce n’est pas
sûr. Mais, ancêtres ou pas, il semble bien que Mathurine et Pierre étaient
frère et sœur, nés avec 40 jours de différence au XVIIe siècle !
Sylvie Boudaud
[1] Site des
Archives départementales de la Vendée, Saint-Germain-de-Prinçay, registre des
baptêmes, mariages et sépultures de 1671 à 1700, vue 20/144.
[2] Site des
Archives départementales de la Vendée, Saint-Germain-de-Prinçay, registre des
baptêmes d’octobre 1611 à janvier 1670, vue 85/144.
[3] http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/enfants/etats-unis-des-jumeaux-nes-a-39-jours-d-intervalle-22-06-2014-3943115.php
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