mardi 30 avril 2013

Merci à Sophie et à sa bande de challengeurs !


Merci !
Merci Sophie ! Formidable expérience !

En vrac, à chaud, sans attendre, quelques retours sur cette aventure...

Le défi :

Tenir le challenge sur les quatre blogs ! Quelle idée !
Lulu Matern'Elles : 26 accouchements ou presque ce mois-ci ! c'est difficile de trouver de nouveaux textes, mais c'est possible ! A suivre !
Lulu archive Availles : Comment ça il ne se passe rien ici ? Il y a de quoi égrainer tout un alphabet.
Lulu Sorcière : Je vous ai invité au café dans ma cuisine chaque jour, nous avons parlé des souvenirs, du temps qui passe, presque déjà cinq ans ensemble. Certains sont comme chez eux, quelle chance j'ai ! Un blog qui dure c'est ça.
Lulu Archive : J'ai aimé puiser dans ces presque dix années de recherche. J'ai  travaillé, je crois. Depuis quelques années je vis dans une certaine urgence de partager. ça doit être la cinquantaine... Alors je m'éparpille un peu, je touche à tout, je suis gourmande,  et finalement c'est un peu brouillon parfois, mais c'est cadeau, et lorsque c'est utile, lorsque ça fait plaisir, je tiens ma récompense.

L'écriture. 

 Lorsque Sophie a annoncé le challenge, il m'a paru impossible d'écrire un billet par jour. L'incertitude des lendemains. Si on n'avait pas pu programmer, puiser dans les stocks, je ne l'aurais pas fait. Certaine que l'avenir me ferait trébucher. C'est un défaut, j'ai toujours l'impression que je ne ferai pas ce que je veux de demain.
Alors, j'ai puisé dans les réserves et remis des billets à l'honneur. Ce fut sans aucun doute une facilité, mais ça m'a rassurée. Sans ce joker-là aurais-je tenu la distance ? On verra l'an prochain.  En tous cas, ce fut l'occasion de présenter ce travail à d'autres, de dépoussiérer un peu et de recommencer à avancer.
L'arsenic a gagné trois ou quatre histoires, c'est votre drogue préférée;
Les loups sont de nouveau à l'honneur et en chantier.
Et puis grace à ces piliers là, quelques billets sans filet, de ceux qui viennent sans prévenir, qui s'invitent, qui attendaient là que Sophie les mette au monde. Sous le grand chêne de la généalogie poitevine, j'ai abrité mes p'tites plantes exotiques. Au p'tit monde des lecteurs que ces billets ont ému,  merci.


La lecture. 

Quelle richesse tous ces billets, ces recherches, tous ces personnages du passé que nous avons partagé, ces cultures si différentes les olives, la neige, les tisserands, les scieurs de long, les poilus... Tant et tant de billets encore à lire, d'autres à relire. Tant d'émotions, de dures vies, les visages, les prénoms, de l'Histoire, la mémoire.
Des méthodes, du vocabulaire, des envies de balades, de voyage, des archives insolites à répertorier.
La diversité des écritures de chacun, l'intime qui s'invite, l'humour, le partage, les différences, la tolérance.
Un monde plutôt réconfortant que celui des généalogistes !

La place que ça prend. 
Le challenge s'est invité à table, à la veillée, au café du matin, comme chez nombre de challengeurs je crois. Très addictif cette récréation ! Pour une fois ce sont les enfants qui m'ont fait la morale (Maman ton téléphone bip à table....)

L'entraide. 

Comprendre un acte, une époque, partager, expliquer, apprendre, rebondir. Réfléchir sur un sujet à plusieurs voix, l'ADN, l'abandon, le mariage, trouver des pistes, des ponts entre les uns et les autres...

La méthodologie. 

Apprendre par l'exemple, par le jeu, par ce jeu. A travers les billets des autres, comprendre les démarches de progression, les thèmes retenus, les astuces. Déduire ensemble.

Les bonnes résolutions 

Il y en a beaucoup qui viennent à l'esprit. Plus de rigueur, plus d'organisation.
D'un autre coté, que serait un repaire de sorcière bien rangé, dépoussiéré, étagères d'aplomb, dossiers tout étiquetés ? Je m'y ennuierai sans doute et vous aussi. Ce n'est pas ce que j'ai à donner et ce n'est pas ce qu'on vient chercher ici.
Malgré tout j'essaierai d'organiser un peu tout ce bazar.
programmer quelques publications, je le fais très peu, j'ai tort c'est bien. Préparer quelques billets d'avance, rédiger des brouillons, les garder sous le coude pour continuer à faire vivre le blog lorsque le travail accapare sur un sujet. C'est aussi une bonne manière de se concentrer sans pour autant laisser le blog en dormance.

Vous. 
Derrière ce challenge, il y avait vous.
Lecteurs,  Bloggeurs, magiques. Vous avez été magiques. Commentaires, gazouillis, une complicité s'est révélée, une bonne ambiance, une certaine décontraction, des moments d'émotion, sur la durée on se livre forcément...
La diversité des billets, des styles invitait à l'écriture, dédramatisait l'affaire, il n'y a pas de note à cet exercice  et tout à gagner sans besoin de récompense. C'est ça la magie de la vie.
Et parmi nous...
Sophie  l'accoucheuse de mots, Roland l'instituteur,  chacun veilla à sa manière à ne laisser personne en chemin. Donner le temps qu'il faut à chacun, encourager.
Des perles, des scoops, des listes pour retrouver chacun quel travail gigantesque !
Parfois on a surpris à lire sur notre épaule de grosses pointures intimidantes : Gallica service public qui veille sur son public dans un gagnant-gagnant réciproque, La Revue Française de Généalogie, fidèle à sa ligne éditoriale, proximité, complicité, bienveillance, Frédéric Plancard (Le Blog généalogique de l'Est Républicain),  Emmanuel Laurentin (La fabrique de l'histoire, France Culture). On a de la chance de sentir ces encouragements là !


Sophie, encore merci et j'espère à l'année prochaine ! 




Z comme Zigouiller #challengeAZ.



Le Z de Zigouiller en écho au A de Arsenic !

Bouziller, escarper, ratatiner, faire suer le chêne sur le trimard, scionner, faire la grande soulasse, dessouder, aller à la retape, esbasir, crounir, escapoucher, dégeler, lessiver, fourlourer, escapoucher, sauter à la capahut, sacailler, balinstriquer, ébouser,  taupiner, ebobir, bûter, escoffier, estourbir, envoyer à Mortaigne...


Quelques qualificatifs pour 2755 protagonistes de petites affaires criminelles !


Venez, fouillez, comme dit le proverbe, vous avez trouvé votre prince, décrochez votre pendu  ! De A comme Abadie à Z comme Zingerlet, il y en a pour tous les patronymes ! De A comme Adriers à V comme Vouneuil-sur-Vienne , il y en a pour tous les p'tits villages ! 
Les p'tites affaires criminelles le disent haut et fort : Nous au village aussi l'on a de beaux Z'assassinats !

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Il avait la tête chenue
Et le coeur ingénu
Il eut un retour de printemps
Pour une de vingt ans

Mais la chair fraîch', la tendre chair
Mon vieux, ça coûte cher
Au bout de cinq à six baisers
Son or fut épuisé

Quand sa menotte elle a tendue
Triste, il a répondu
Qu'il était pauvre comme Job
Elle a remis sa rob'

Elle alla quérir son coquin
Qu'avait l'appât du gain
Sont revenus chez le grigou
Faire un bien mauvais coup

Et pendant qu'il le lui tenait
Elle l'assassinait
On dit que, quand il expira
La langue ell' lui montra

Mirent tout sens dessus dessous
Trouvèrent pas un sou
Mais des lettres de créanciers
Mais des saisies d'huissiers

Alors, prise d'un vrai remords
Elle eut chagrin du mort
Et, sur lui, tombant à genoux,
Ell' dit : " Pardonne-nous ! "

Quand les gendarm's sont arrivés
En pleurs ils l'ont trouvée
C'est une larme au fond des yeux
Qui lui valut les cieux

Et le matin qu'on la pendit
Ell' fut en paradis
Certains dévots, depuis ce temps
Sont un peu mécontents

C'est pas seulement à Paris
Que le crime fleurit
Nous, au village, aussi, l'on a
De beaux assassinats

Paroles et Musique: Georges Brassens   1962 © Editions musicales 57

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lundi 29 avril 2013

Y d'une branche à l'autre #challengeAZ


Y d'une extrémité à l'autre de l'arbre !
Du Levant au couchant.
A l'Est, loin là-bas, loin derrière,
Yahech,
Le p'tit gars du pays du Levant.
Yahech Jacob est le grand-père maternel de mon grand-père.
Je ne sais rien de lui.
Rien.
Ni date de naissance, ni date de décès.
Rien.
Il se marie avec Rebecca Granchis, je ne sais quand, et ils auront ensemble une petite Mercada en 1877.  Peut-être d'autres enfants.
Elle-même se mariera avec Lazare Catalan à Constantinople et ils auront ensemble six enfants dont mon grand-père Théodore.
Enfin Théodore c'est le prénom qu'il adoptera en France, car à Constantinople, il nait Tchèle.
Je ne sais rien ?
Ce n'est pas tout à fait vrai. Je sais l'essentiel.
Chaque arbre si petit soit-il raconte une histoire qui nourrit les pousses de la vie.
Il suffit de savoir en tirer la sève.

Je sais la lumière de l'Orient, les senteurs du printemps, les olives, les poivrons, le café qui raconte,
le caviar d'aubergines...

Je sais l'essentiel de ce qu'il y a à apprendre de ce voyage dans le temps.
Je sais la volonté farouche de vivre, là où l'histoire vous mène.
Je sais la détermination de laisser le passé derrière, et je sais pourquoi.
Laisser le passé derrière, l'oublier, jusqu'à ne pas transmettre sa langue.
Pourquoi ?
Pourquoi ne pas transmettre sa langue ? Alors qu'on l'a transmise pendant 4 siècles ?
Le judéo-espagnol perdu en une migration.
Pourquoi ?
Pour enfin faire confiance à la terre d'accueil prochaine et y élever ses enfants.
Pour rompre avec la communauté.
Comme un nouveau départ.
Avec le projet que ces enfants-là soient les meilleurs pour ce pays-là.
Une ambition ?
Plus que ça.
L'envie enfin de prendre racine ici.
Et brasser les cartes avec un incroyable tolérance, en reléguant la religion, la tradition à leur juste place :
derrière.
Un exil, une libération.
Je sais assez de ce passé pour ne pas le laisser tomber dans l'oubli.
Je ne sais pas si quelqu'un après moi le portera encore, tant cette assimilation à la française et si bien consentie, a fait de ma mère, de mes cousins, de  moi, de mes enfants, de mon petit-fils,
 des français.
Tout simplement.
Mon petit-fils...
Victor,
L'autre Y à l'autre bout de l'arbre.
Et moi entre eux,
comme un Y,
Un bras vers le passé, un bras vers le présent,
Les pieds dans une terre d'accueil.
D'un Y à l'autre.
Yonnet Godard, un p'tit gars de la Charente Maritime,
une généalogie à conquérir,
Yahech, un p'tit gars du Levant.
Deux patronymes à raconter doucement,
en naviguant d'une rive à l'autre,
et en gardant à jamais, l'incertitude de l'ancrage.


samedi 27 avril 2013

X comme Chut... #challengeAZ



On ne va pas toujours les chercher ces p'tits secrets de famille.
Dans un monde de petites gens, ils n'ont souvent laissé aucune trace. Pas de mot d'amour, pas de photo, la vie intime de nos ancêtres reste souvent un mystère.
Et quelquefois ce sont les mathématiques et les calculs des logiciels moralisateurs de généalogie qui nous alertent.
Alors la vie intime, la vie coquine, donne un p'tit coup d'jeune aux photos vieillies.
Et  voilà Marie-Constance qui se laisse entrainer dans les herbes folles par le bel Alfred !
Il suffit de passer le pont, laisse-moi tenir ton jupon !
Il était beau Alfred et sur de lui.
Il venait de Pleumartin le Sarrazin !
Que faisait-il à Senillé ? Il n'y était pas domestique me disent les recensements.
Mais les foires, les marchés, sont propices aux rencontres, aux balades par les chemins.
Marie- Constance a 20 ans, Alfred 22. 
Elle est née à Senillé, il va grandir à Chenevelles.
L'un et l'autre sont à une portée de charrette.
C'était un accident ou déjà une tendre habitude ?
En février pas question d'herbes folles, Lulu voyons,
ce sont les granges qui abritent les
tourtereaux, le foin s'accroche aux cheveux !
Qu'importe
C'est de leur âge !
Alfred Sarrazin et Marie-Constance Ouvrard
se marient le 1 septembre 1885 à Senillé. 
et chut... 
 leur petit Léon Alfred nait le 22 Octobre... de la même année.
Il était temps ! 



jeudi 25 avril 2013

V comme Vieilles branches. #challengeAZ


Janvier 1903.
Triste fin pour cet ancêtre !
C'est en s'acharnant à déloger un lapin, qu'un chasseur imprudent enfuma le creux de ce tronc millénaire.
Il s'embrasa rapidement et mit deux jours et deux nuits à partir en fumée.
Aucune nouvelle de l'oryctolagus cuniculus par qui le scandale arriva !

La photo prise en 1900 nous rappelle que ce chêne fut sans conteste le plus imposant du département.
12 à 15m de circonférence, 30 m de haut, une couronne à 3m de haut, surmontée de 6 tiges de 2 à 3,5m de circonférence.

Source Le Picton Mai- Juin 2000

mercredi 24 avril 2013

U comme Uchronie. #challengeAZ


Uchronie...

Je suis l'enfant d'une Utopie perdue...
Si les Républicains Espagnols avaient gagné la guerre, je ne serais pas là.
Uchronie...
Mon père serait resté en Espagne, il n'aurait pas rencontré ma mère, et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant d'un Uniforme Exil...
Si l'Histoire n'avait pas poussé mon grand-père hors de Turquie, je ne serai pas là.
Uchronie...
Mon grand-père se serait marié dans son quartier et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant des Us et Coutumes libérées.
Si ma mère avait suivi la tradition de ses ancêtres...
Uchronie...
Elle ne se serait pas mariée avec un espagnol et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant de l'Une joie de vivre
Si mon père et ma mère avaient passé leur soirée devant la radio (il n'y avait pas de télé)
Uchronie...
Ils n'auraient pas dansé à la Bastille et je ne serais pas là.

Je suis l'enfant d'une Ultra intolérance...
Si l'Inquisition espagnole n'avait pas chassé les juifs d'Espagne
Uchronie...
Mes ancêtres maternels seraient restés en pays Catalan.

Dans cet Univers...
Mon père serait né 4 siècles plus tard, il aurait rencontré ma mère sur la Rambla de las Flores,
Unanimes,
Ils auraient fêté la liberté et l'utopie de la République Espagnole,
Unis,
Ils auraient tournoyé ensemble dans une valse à mille temps et deux mille ans d'histoire...
Et je serais née !
Uchronie...

Ouf !

mardi 23 avril 2013

T comme Tuberculose #challengeAZ



La tuberculose s'est invitée souvent dans la généalogie de chacun.
Je remets à l'honneur le billet écrit  en hommage à
 Camille Guérin, co-découvreur avec Calmette du BCG.
Un p'tit gars du Poitou !
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C’était un temps terrible que celui de sa naissance. Un sale temps à microbes,  un temps sans antibiotiques, un temps sans espoir de guérir, de soigner.

Camille Guérin est né à Poitiers en 1872.

 Elle,
on l’avait appelée écrouelle, puis phtisie, consomption, catarrhe, en 1839, Schonlein la baptise tuberculose ( de tubercule petit nodule et "ose" mal non inflammatoire). Depuis la nuit des temps, elle creuse les os, les poumons, la peau, les organes génitaux, le cerveau. Invalidante, déformante, stérilisante, suffocante, caverneuse, elle grignote tout.

En 1882, chez les Guérin, elle emporte Eugène, le père. Quelques années plus tard, Madame Guérin se remarie avec Auguste Venien vétérinaire à Chatellerault.

Camille grandit, brillant élève du lycée Descartes, sous l’impulsion de son beau-père vétérinaire, il se destine au même métier. Il part pour Maisons-Alfort et fait partie des meilleurs. Remarqué dans un premier temps par Nocard qui travaille avec Pasteur, il rejoint le laboratoire de Calmette, médecin chercheur, l’ami de Pasteur et de Roux. Camille Guérin sait sa chance et ne la laisse pas passer. Calmette sera son maître, aimé, respecté, honoré, au-delà de la mort.



C’est le début d’un beau duo de science.

 Guérin part à Lille le rejoindre à l’Institut Pasteur fondé deux ans avant, nous sommes en 1897, Camille Guérin a 25 ans. Il se consacre à la vaccine et à la tuberculose.

En 1900, il épouse Marie Lavergne, il aura deux enfants, un fils Pierre et une fille… Camille.

A partir de 1906, ses travaux portent sur le bacille tuberculeux d’origine bovine qu’il cultive sur pomme de terre additionnée de bile de bœuf. L'idée : créer une souche non virulente, stable. Le but : vacciner sans risque.




  Depuis que Koch en 1882, a identifié le bacille virulent responsable de l'affection chez l’homme, d’autres à ses cotés, à sa suite, essaient sans succès vaccins ou sérums. On tâtonne, on échoue, on cherche.

Contagieuse, ravageuse, la tuberculose est humaine mais aussi animale. En médecine vétérinaire, aussi il est temps de trouver, de vaincre. A Lille, après la grande guerre, les essais de vaccination sur les bovins avec du bacille atténué ont repris. Calmette et Guérin à force de patience, de travail, isolent, repiquent, atténuent le bacille, jour après jour, cycle après cycle, 20H après 20H, autant de fois qu’il faut. Malgré la guerre qui a sévi, interrompu les travaux, ils tentent, échouent, recommencent, protègent le trésor de leurs premiers efforts.

La science est leur monde et leur monde de science est fascinant. Contemporains de Roentgen, des Curie, sous leurs yeux nait la médecine, l’humaine et la vétérinaire, la radiologie, la radiothérapie, c’est l’enfance d'un Art qui est leur unique terrain de jeu….

En 1918, la guerre se termine, mais la maladie fauche toujours et Marie l’épouse succombe à une méningite tuberculeuse.

A Lille, les recherches se poursuivent. Dans l’élan du savoir, dans l’ivresse de la découverte, entre médecins et vétérinaires, les cloisons tombent. Il faut atténuer la virulence encore et encore. 230 fois plus tard, 13 ans après le premier ensemencement, le bacille qui pousse sous les yeux de nos deux amis  permet enfin la protection de l’animal.

Calmette, avec une extrème prudence et une grande audace, souffle l'espoir en émettant  l’hypothèse que ce bacille là, peut aussi protéger l’homme. Ce bacille là, c’est le BCG, le Bacille de Calmette et de Guérin. C'est un pédiatre, le Dr Weill-Hallé qui autorise et réalise le premier essai de vaccination chez un bébé, c’est un succès. L’enfant échappe à une tuberculose inévitable, attendue fatale.

 Nous sommes en 1921.

 Partout dans le monde, on va vacciner.


On ne sait pas encore guérir la maladie, mais on peut la prévenir, la faire reculer. Et elle recule.



Rivalités, diffamations, mises en cause, accident, rien n’est jamais simple… Calmette meurt en 1933, affaibli par les polémiques.

Guérin poursuit leur œuvre commune, travailleur acharné.

 Il faudra attendre les années 50, pour guérir enfin la tuberculose, découvrir le rimifon, plus la rifampicine, antibiotiques efficaces sur le bacille.

 Ambassadeur inlassable, reconnu, couronné, récompensé, Guérin deviendra Président de l’Académie de Médecine en 1951.

Camille aime à venir de temps en temps, se reposer dans sa maison de Vouneuil sur Vienne, il y retrouve ses enfants, les chemins du Pinail, les vieilles pierres, les vieilles églises.

Ami de Maurice Fombeure le poète de Bonneuil-Matours, d'Yvonne de Lestrange, la dame du Château de Chitré, il laisse encore aujourd'hui, aux petits enfants de ses voisins de village, humbles ou non, le souvenir d’un homme simple, affable, épris de science.

Il s’éteint à l’hôpital Pasteur le 09 Juin 1961.

 Ici, dans les maisons, dans les écoles, à l'hôpital, au collège de Vouneuil qui porte son nom, au lycée de Chatellerault où il a étudié, on raconte son histoire, porteuse d’espoir, d’humanisme et de modestie.
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 Notre monde arrogant néglige ses chercheurs, ses bienfaiteurs, il oublie la mort des tout-petits, des jeunes gens suffocants, il méprise trop souvent la science et doute des bienfaits dont il est l’ingrat bénéficiaire. A l’aube du XXIème siècle, silencieuses, tentaculaires, les vieilles épidémies endormies s’éveillent, sournoises. De nouveau, coqueluches, tuberculoses, surprennent une crèche,un collège, une salle d’attente.



Ne restons pas sourds aux cris d’alarme, ne crachons pas stérilement sur la science au nom d’un retour à une nature dont on a oublié la violence… 




lundi 22 avril 2013

S comme Sorcellerie en Poitou ! #ChallengeAZ


Je ne fais qu'ouvrir le grimoire du Poitou... Chaque personnage mérite un article à lui tout seul... 

La Sorcellerie au féminin
  • AMALRIC Madeleine - (1599) - Montmorillon (86) : Sorcière qui allait au sabbat et qui accusée de onze homicides fut mise à mort à 75 ans dans la Baronnie de la Trimouille. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège roya de Montmorillon en 1599 page 49)
  • CHASTENET Léonarde - (1599) -  Montmorillon (86) : Vieille femme de 80 ans, mendiante en Poitou vers 1591 et sorcière. Confrontée avec Mathurin BONNEVAULT qui soutenait l'avoir vue au sabbat, elle confessa y être allée avec son mari et que le diable qui s'y montrait sous forme de bouc, et était une bête fort puante. Elle nia les maléfices dont on l'accusait. Cependant elle fut accusée par 19 témoins d'avoir fait mourir cinq laboureurs et plusieurs bestiaux. Condamnée, elle confessa avoir fait un pacte avec le diable, lui avait donné de ses cheveux et promis de faire tout le mal qu'il ordonnerait. La nuit le diable venait la voir dans sa prison sous forme d'un chat. Elle dit à ce chat qu'elle souhaitait mourir. Le diable lui présenta des morceaux de cire, qu'elle devait manger pour disparaitre. Mais elle n'osa le faire. On analysa les morceaux qui gardèrent leur mystère. Elle fut brulée avec ses morceaux de cire. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège roya de Montmorillon en 1599 page 49)
  • GARAUDE Andrée - (1475) -  Noirlieu (79) : Brûlée vive en 1475 à Bressuire, elle avait 56 ans, veuve depuis 18 ans et avait  passé quelques mois au service d'un bourgeois à Poitiers. Elle Participe à de nombreux sabbats nocturnes qui regroupent trente à quarante personnes. Accuse Jeanne SEGUINELLE femme de Nueil de l'avoir entrainée.  Sur commandement du diable " a pissé troys foiz ou bénister et fait deux foiz sa grosse matière" en la nef de l'église de Noirlieu !  Fabrique un petit voeu de cire qu'elle place à la porte de la chambre du valet du seigneur de Noirlieu. "incontinent mal luy prinst tellement qu'il ne povoit riens faire ne boyre ne manger que bien peu". Elle enlève le voeu et procède au désencorcellement.  Elle envoute le vicaire de Noirlieu avec un voeu de Jeanne THORU de Boesse, elle le désencorcelle en le lavant. Elle envoute le frère de Jean LECOMTE à Poitiers, Micheau qui l'avait traitée de vieille. Mais elle n'enlève pas le voeu et Micheau meurt (ordre du diable).  Empoisonne avec des poudres la chèvre de Jean THORU à Noirlieu. 
  • GIRAUDELLE - (XVème siècle) - Chaillé (85) : Vieille femme qui garde les troupeaux aux champs. fabrique un voeu pour  nuire au prieur de Chaillé et le fait baptiser par un prêtre de Tablier. Le prieur a du mal à mourir, elle en appelle aux démons, le toit de la maison du prieur s'écroule... Le prieur survit et confie son aventure à Jean VINCENT Prieur de Moutier qui écrira un ouvrage sur les arts magiques.
  • L'EFFRAYEE Thomine - (1458 ) - Andillé (86) : 60 ans veuve, a volé un bonnet chez sa patronne.
  • LEPREUSE anonyme - (XVème siècle) - Vaux (86) : Elle transporte des têtes de couleuvre et autres ingrédients, on l'enferme avec d'autres lépreux accusés et on brûle la coupable.
  • MOREL Jeanne - (1401) -  Velluire (85) : Veuve de Jean JOULAIN au Gué de Velluire a volé une oie et une paire de chaussures. Convaincue d'avoir envouté et fait périr plusieurs personnes. 
  • ROULLETTE Jeanne -  (1475) - Fontaine le Comte (86) : Veuve, plusieurs enfants dont deux filles à marier. Femme de J. GAVAY pauvre bonne femme. Accusée par son voisin Jean GAUVRIEL. Mais on lui rend justice  le 24 mai 1476 devant la Cour du Sénéchal de Poitiers.
  • DE VALESA Peronelle -  (1314) - Poitiers (86) : Sortilèges contre Jean de CHERCHEMONT chanoine de Ste Radegonde à Poitiers. Exécutée  à Paris en 1314. 
  • YVENASGE Marie - (XVème siècle) - Loudun (86) : Fait mourir par le poison personnes et bêtes.

La sorcellerie au masculin
  • BETUIS DE LA GARINIERE Lucas -  (1469) - Commequiers (85) : Homme ivrogne blasphémateur, injurieur de personnes. Se sert de venins et poison de poudres. Frappé mortellement par Jean FAVEREAU laboureur de la Garinière, paroisse de Commequiers, reconnait avoir fait mourir le grand-père, le père et le beau-frère et un des enfants FAVEREAU.
  • BOBIN Nicolas - (1599) - Montmorillonn(86) : Confesse qu'il va au sabbat et se donne au diable qui lui fait renier Dieu et ses parents. Le Diable prend l'allure d'un homme noir, à la voix cassée. Il vient en homme ou en bouc. Bobin va au sabbat porté par le vent. Il utilise des poudres pour mal faire. Il porte la marque du diable sur l'épaule. Bobin donne et guérit au nom du Diable, et qu'il fait mourir parfois. (Source : Discours sommaire des sortilèges et vénéfices tirés des procès criminels jugés au siège royal de Montmorillon en 1599 page 49)
  • CAMUS Pierre (1377) - Champeaux (79) : Homme de conversation déshonnête, prenait pain et volaille chez les gens, savait détourner n'importe quelle femme du devoir ! 
  • DU LiGNON Berthomé - (1599) - Montmorillonn(86) : Avoue que son père l'a mené au sabbat dès sa jeunesse. A promis au diable son âme et son corps. A participé au grand sabbat de la St Jean dernière. Le diable un bouc  noir, lui donne quarante sous à chaque sabbat ainsi que des poudres pour faire des maléfices.
  • GABILLEAU Guillaume - 1497 - St Romain (86)
  • GUERINEAU Thouars - (XVème siècle) - Thouars (79) : Louise BRUNELLE  lui refuse de la pâte pour faire le pain et tombe malade. Voit mourir son fils du même mal en cinq ans.
  • GAVAY Jean - (XVème siècle) -  fils de sorcière, sa mère fut emprisonnée comme sorcière sa femme fut aussi accusée et emprisonnée. Familles de sorciers
  • DE LURE Guillaume dit HAMELINE - (1453) - St Benoist - (86) : Moine convaincu de sorcellerie.
  • DE MONTSORBIER Guillemot - (1429/1430) - Gençay (86) : Demande l'intervention de maître Thomas PELET pour lui confectionner un voeu de plomb en certains points des planètes, que PELET fait baptiser à St Porchaire de Poitiers. (AD 86 3H 1/725)
  • MATIVER Messire - (1446) - Lussac Mazerolles (86) : Prêtre chapelain à Lussac pour le seigneur de Mortemer et curé de Mazerolles, convaincu de sorcellerie, et accusé de plusieurs adultères, agressions et vol de nuit à la tête d'une bande. Il fait des voeux, les baptise, les débaptise "au nom de l'ennemi et pour nuire à autrui".
  • PANCEREAU Jean - (XVème siècle) - Courlay (79) : Vit au village des Marchais paroisse de Courlay , marié 60 ans, maquignon en conflit avec ses voisins. A son procès Jean POITEVIN médecin affirme que tous dans sa famille sont sorciers. Jean DE LA FAYE compère sorcier de Jean PANCEREAU. PANCEREAU utilise des poisons. Nombreux témoins à charge et victimes. SUITREAU Jean, meunier de l'Ebaupin, 30ans empoisonné; Au total de ses victimes, 25 personnes, cinq taureaux, cinq boeufs, seize vaches, un cheval un âne, vingt quatre porcs, cent quarante brebis, et dix huit essaims d'abeilles. Frappe sa victime sur la main le dos ou le cou en prononçant les paroles "par le sang de dieu". Autres maléfices : Fontaine pleine de grenouilles mortes;

 Les villages Sorciers du Poitou

  • Mazerolles (86)
  • St Romain (86)
  • Andillé (86)
  • Thouars 
  • Bressuire
  • Mauléon
  • Commequiers
  • Tiffauges
  • Fossay
  • Montmorillon
  •  
Sources :
Dictionnaire Infernal par J. Collin de Plancy : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5754923d
Persée quelques procès criminels au XVIIème : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bec_0373-6237_1965_num_123_2_449706_t1_0637_0000_2
La Sorcellerie en Poitou : http://huysmans.org/poitousorcellerie.htm
La sorcellerie en Poitou par Robert Favreau. http://books.google.fr/books/about/La_sorcellerie_en_Poitou_%C3%A0_la_fin_du_Mo.html?id=vOj7OAAACAAJ&redir_esc=y

samedi 20 avril 2013

R comme Rêve d'Orient. #ChallengeAZ


De quels rêves d'empire du levant, Menard le prieur peuplait-t-il ses mille et une nuits et ses jours d'Angles ?
Quelles envies de voyage, quelles lectures l'amenèrent à cet inventaire à la Prévert ?
Menard l'orientaliste nous offre en deux temps un lexique complet de l'organisation de l'armée et de la société ottomane.
Une première fois au tout début de l'année 1688 et une seconde fois à la fin de cette même année.
Sans autre explication.
Fascination à la lecture d'un ouvrage de voyage ?
Lequel ? Pourquoi ?
Loti n'était pas encore né, mais Busbecq était déjà revenu avec quelques lettres...



BMS 1684-1690
page 47  B-A BA de l'armée ottomanne.

Il y a 12000 janissaires dix desquels ont leur Odabassi
Le Bolachbassi commande à cent innissaires ainsy il y a 120 boluchbassi des innissaires
Les solachs sont des estafiers du prince et sont 150
Le solachbassi est leur chef
Les spaccoglans sont 3000 jeunes gens qui accompagnent le prince à cheval et sont à sa droite et ont
un Aga ou Capitaine, un lieutenant ou un sacronive?
Les silichtavs sont 3000 autres cavaliers qui marchent à la gauche du prince
Les 2 Olofagibassi c'est à dire les chefs des soldats ont sous eux 2000 olofages
Les Caripoglans c'est à dire pauvres jeunes ... soldats sont 2000
Les 2 bracovbassi c'est à dire maitres d'écurie
Les 16000 sarrachi sont ceux qui accoutrent les brides, mous et selles
Les caissi sont valets d'étable
Les cavmandari ont le soin des mulets

Les danigi gouvernent les chameaux
Les cauviligi font paitre les trouppes de chevaux en divers lieux
les 40 peichs sont valets de pied .... qui courent partout aux ordres du prince
Les 2 achergibassi  à la charge des esperviers
les 2 achergibassi et chef des fauconniers
Les 200 zaniglier sont sou le zachergibassi
Le gebegibassi a la charge des armures et commande à 500 gabazi
Le Topcigibassi est le chef des canonniers
.... sont les 3000 canonniers

L'imervalen Aga est le porte enseigne du prince et est capitaine de tous les mechters
L'Arpaemin est le pourvoyeur pour les bleds, et a un pvotogar ou lieutenant
Le savaemin est un pourvoyeur qui a la charge des chemins des édifices fontaines canaux
Le bavatemin est celuy qui dispense les commandements du prince par écrit, et exige les deniers
Le Dvagoman est l'interprète et truchement de toutes langues
Les Azamoglans sont les enfans de tribu dont on tire les innissaires et ont leur Aga
Les Asapi sont 1000
Le Baglerban de la mer c'est l'admiral
Les sangeacs sont les gouverneurs des places
les spacqui sont 30000 soldats à cheval
Les Timarati sont 20000 en nombre, et sont des soldats qui ont des commanderies et servent à la défense
Les Aquengi sont 60000 avanturiers à cheval
Les 7 baglerbens 1 de grèce ou d'Europe et 6 d'Asie, 1 de Natolie ou Asie mineur qui contient le pont, la Bithinie, la propre Asia, la Lidie, Cavie et Licie, 2 de Cavama..
qui est la licie et pamphilie 3 d'Aladule ou paphlagonie 4 d'Amasie et Joccato jadis capadoce et Galatie 5 de Mesopotamie et Armenie mineure
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page 57

Le muphti est le souverain pontife des Turcs
Le casnadarbassi qui est le chef des .... et est eunuque
chiuchter est celuy qui porte les souliers du grand Seigneur
Le Scilichtar porte l'arc et les flèches
Le chiocadar porte l'habillement
Le saraptar porte le vase d'eau
Le scemeglili porte le siège ( du grand seigneur)
L'odabassi est le chef de la chambre
Le Capabassi eunuque est le chef de la porte
Le Luilergibassi est le maitre des dépenses
Le saraidarbassi est le garde du serail et est eunuque
Le capoglan est le chef des jeunes gens
Le bostangibassi est le chef des jardiniers
le protogere est son lieutenant
Le boluchbassi préside sur dix jardiniers
L'Assibassi est le maitre des cuisiniers
Le Cavalgibassi est le chef des confituriers

Le Casnergirbassi est le chef des dépensiers et ... maitre d'hotel
le mutpachemin est le dépensier
Les sacca sont les porteurs d'eau
Les capigibassi sont les capitaines des portes
Les capigiquequessi est l'autre nom des capigi
Les Cadilesquiers talismans sont les docteurs de la loy
Les cadi sont les juges
Les muchdubassi sont comme ...
Les defterdari ou teferdari sont comme nos trésoriers
Les 2 rosunamogi sont les maitres clercs qui recoivent et déboursent l'argent
Les desnadars sont les peseurs qui payent les aspres et ducas
Les Saraffieri sont les banquiers qui connaissent l'or et l'argent s'il est bon
Le Nessargibassi est comme le chancelier qui signe les lettres du prince

Les 10 casnadri sont les petits trésoriers sous le cajnadarbassi
Les bestermin sont sou les casnadri et tiennent registre des gages des officiers
Les 80 mutaferaques portent la lance tous les jours quand le prince sort en campagne
Le chirusbassi? est le chef des sergens de l'armée
Le mechtarbassi est le chef des tapissiers du prince et de ceux qui...
L'Aga est le capitaine des Janissaires
Le Chaucaya est le lieutenant de l'Aga
Les Jannizerinssis est le scribe des janissaires
Le sech mombassi est le maitre des chiens de chasse.


Moi j'ai trouvé mon pseudo : Cavalgibassi (chef des confitures)


vendredi 19 avril 2013

Q comme Quadruplés #challengeAZ


La naissance qui eut lieu à Vouneuil sous Biard, le 1er Mai 1785 mérita les honneurs de la presse !
 Et pour cause :

La femme du nommé Royer, habitant de cette paroisse, accoucha, la nuit du 30 avril au premier de ce mois, de trois filles. Comme cette femme était devenue monstrueuse pendant la grossesse, on fit appeler M. le Curé, dont le zèle et la Charité sont connus, qui s'empressa de lui procurer tous les secours nécessaires à son état. Il se retira, la croyant totalement hors de danger; mais le lendemain, premier du présent, elle accoucha d'une quatrième fille, qui mourut en naissant. Les trois autres filles sont mortes, mais la mère est très bien pour son état. 

A l'examen des registres :

Une première enfant décède très peu de temps après sa naissance. 


"Le premier May 1785 a été inhumée une fille jumelle troisième née de ce jour en ce bourg, et décédée après avoir été ondoyée par moi soussigné en la maison de sa naissance, fille de Jean Rémy Royer journalier et de Marie Boudret son épouse et ce en présence du dit père, de Catherine Roy matrone, André Aymé Royé, lesquels ont déclaré ne savoir signer..."


Deux autres sont baptisées ce jour-là. Elles décèderont le 3 Mai. 


"Le premier May 1785 ont été célébrées les cérémonies du baptème à Catherine et Louise nées de ce jour en ce bourg, qui ont été ondoyées en la maison au moment de leur naissance par moy soussigné. Filles jumelles troisième de Jean Rémy Royer et de Marie Boudret son épouse. Catherine a eu pour parrain Jean Royer aïeul et pour marrainne, Catherine Royer grand-tante. Louise a eu pour parrain Antoine Rouillon cousin et pour marrainne Louise Boudret cousine germaine, lesquels ont déclaré ne savoir signer ... En marge, inhumées le 3 de ce mois. " 

Mais pas de trace de la quatrième naissance....

Alors ? 
Exagération journalistique ? 

Ou enfant non ondoyé et par conséquent non mentionné ?
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Jean Rémy Royer et Marie Boudret se sont mariés à Vouneuil sous Biard le 18/1/1780. Marie a 17 ans. Leur premier enfant est né en avril 1782, une petite fille qui se prénomme Renée Banicette.
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Parmi les 28 autres naissances triple dans la Vienne