lundi 29 novembre 2010

BSAO - 1838 - Sur la découverte d'un tombeau gallo-romain.



La suite avec le texte intégral sur Google Books, page 15 à 22.

Cora Millet-Robinet, grace à ses nombreux ouvrages, concernant la maison, la maternité et l'éducation des enfants, passera à la postérité. Son époux moins célèbre,  est, à l'époque de leur vie à la Cataudière, membre de la Société des Antiquaires de l'Ouest et ne manque pas d'y rapporter tous les trésors qu'il découvre dans son domaine, à Prinçay.
En 1838, un premier cercueil gallo-romain est trouvé, composé de tuiles romaines à rebord et de grands carreaux de terre cuite, une coupe se trouve près de la tête du squelette.
Quelque temps après, à proximité de la tombe on retrouve des fondations construites en pierre dure de Chauvigny, en silex rouge et en meulière. Elles constituent un massif carré de 4 à 5 m de coté. On y trouvera un pierre provenant d'une colonne et des fragments de sculpture. La tradition populaire attribue ces ruines à une ancienne ville du nom de de Préleau.
Un deuxième tombeau est retrouvé, et c'est lui qui fait l'objet de présent article. Il se trouve près du premier, à 50 cm de profondeur. Ses parois sont en bois, ce qui est exceptionnel, et le couvercle est fermé par 4 carreaux de terre cuite de 47 à 49cm de coté et 5cm d'épaisseur.
La tombe envahie de sable comprend un squelette intact que Monsieur Robinet (beau-frère de Monsieur Millet) identifiera comme celui d'une femme. Il est entouré de 5 vases, 4 autour de la tête, dont certains en verre et un sous l'aisselle. Au pieds du squelette se trouve un coquillage et certains vases sont emplis de coquille d'oeufs.
Un médaille de Constantin est retrouvée permettant de dater la découverte du milieu du IVème siècle, l'incertitude demeure concernant l'époque précise Constantin 1er ou second....
La discussion qui suit la découverte de cette tombe, nous apprend qu'elles sont très nombreuses sur la rive gauche de la Vienne entre Bonneuil-Matours et Cenon sur Vienne, mais qu'on en trouve également beaucoup entre la route de Chauvigny et la Vienne. Néanmoins, les sarcophages sont en pierre creusés comme des auges, et recouverts d'une pierre unique. Celui qui est décrit dans ce bulletin est en bois et recouvert de carreaux de terre cuite. Il semble donc plus ancien.

2 commentaires:

  1. C'est passionnant !!!

    Il fut un temps où j'allais aider aux fouilles sur un site gallo-romain juste derrière chez moi, à l'emplacement actuel du foyer-logement et découvert à cette occasion. J'ai en fait, surtout tapé des comptes-rendus car j'étais secrétaire de l'association créée à cette occasion... de bons
    souvenirs, j'avais ma petite dernière tout bébé encore et elle dormait soit dans mon dos, soit
    dans son couffin quand j'étais sur le chantier.

    Bonnes recherches, quand c'est chez soi, c'est
    s^rement encore plus captivant.

    bises

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  2. Merci Annick, le temps est aux ancêtres !
    Ce n'est pas vraiment chez moi, mais au chateau que je vois par ma fenêtre, le chateau de Cora, te souviens-tu, elle faisait des tisanes contre la grippe ?
    tu as du te régaler à participer à ces fouilles ! On dit qu'ici dans le pré, le grand-père pestait après ces tombeaux qu'il bousculait avec le soc de sa charrue ! On a beaucoup creusé depuis notre arrivée, mais on n'a rien trouvé de gallo-romain. Enfin, comme il reste à faire ;-)
    Bises. .

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